le corps flambe sur la plage où je ne suis pas
mais le corps flambe
c’est une façon de dire au monde qu’il répond
au soleil
à la brulure intérieure
à la nuit plus profonde que le temps
nuit déchirée nuit de mille petits trous
nuit de la lune qui s’oxyde nuit des marées vastes
nuit éveillée des grains de café saupoudrés sur le vide
si le corps est une nuit qui flambe au jour
c’est que je suis là où tu es sans te voir
et que la douceur est telle
que s’allument en moi toutes mes nuits
par les soleils et les tambours
clame ce qui veut revenir
sur la jetée tout comme à l’eau
aboie l’arc-en-ciel
la météore
l’orage sur la chair sous l’écorce et au vent
quand l’incendie rayonne
tombe le ciel de pleine lumière
sur les plumes
de l’oiseau-jour
les grandes ailes argentées de la forêt dans le son que le monde attend
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