De ce qui pesait fermait comme une pesanteur
la venue soudaine d’un ange  un bourrasque claire
les deux lèvres sourdes d’une fleur ont  réouvert
le monde absent volets clos lèvres fermées bras repliés sur
socle terreau d’hiver maison hermétique  traditions stériles
te rabrouant dans toutes les sortes de l’absence
quand dans le temps l’éclair allumé scintille au bout de la nuit
personne au bout du fil visages pointus mâchoires tombantes
aucun bord d’achoppement aucune d’ancre d’amarrage
bruits sarcophage du monde dans la rade et l’estuaire
l’être dans les brumes du silence écarte les voiles
les chocs de l’ombre et les caves de l’humus
le grouillement où tout à ras de terre est indistinct
remblais et pistes de ces larves mues par les avancées de l’avant
espace de terre déchiquetée où les insectes obéissent à une
règle inintelligible
sensible à l’écorce et aux feuilles desséchées
aux courants en tous sens des nuages et aux jaillissement des
ruées d’eau pendant que dans les ombres à l’abri de la lumière
les papillons aux ailes du bonheur miment l’extase mystique
aux battement d’ailes sur  l’air et le jardin de l’avant
dans la descente des chemins nous plonge moi dans
l’absence qui est le revers de la présence
quand rien dans les branches ni dans le vent
n’annonce une simple arrivée de la tendresse
mon pelage alors se recouvre de givre et prend au froid .

Hayashi Takahiko
Hayashi Takahiko

 

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