Bougie et tête

cette figure semble sortir du néant,
émane d’une matière hasardeuse, pauvre, s’apparente au rebut ;

le fer tordu assène la figure, laissé pour compte, le fer tordu et la soudure  est elle réellement différente de nous figure humaine, matière humaine, lignes abruptes dégrossies par le marteau, fer contre fer et maintenues par le chalumeau  sauf pour ce que le vent a pu apporté, déposé sur les torsions des membres, peaux aléatoires, nourritures issues du végétal ou pierre broyées sont un revêtement est ce un habit, la partie visible de l’âme de la figure, sa puissance renvoie aux éléments du chemin de la clairière ou de l’océan, bord de la rivière; le paysage est ici colporté sur le corps, il en est partie intégrante, il colle et cache son origine mais est une porte, entrebaillée, comme des dents la langue et le larynx, le corps brille par sa peau et est paré d’une décoction qui le rattache
La tête est synonyme de lumière, de moteur , elle est ce par où ce qui s’ouvre s’ouvre, cette excroissance longiligne, semblable de tous lieux
connexion, bougie de voiture est cousine de masque tchiware , bamane forme animale qui n’est qu’homme car il la sculpte, la porte , porte encore , la tête porte, ouvre, se porte ,

mais trouvé dans les déchets, usée une bougie fera l’affaire, signifie plus qu’elle ne ressemble, amène au sens plutôt qu’elle ne convie  l’apparence de l’humain – dont il est question , qui d’ailleurs ne compte guère.
la trompe garde le brillant, est ce voulu ? elle est ce par quoi le sens transite, s’enfle se développe se multidimensionne – c’est pourquoi la trompe brille , cet assemblage de cuivre porte le sens, le souffle véhicule le pouvoir l’honneur et le sacré ,
autrement- il signifierait la destruction
c’est peut être pourquoi l’homme semble si hasardeux et indifférent, il n’est qu’un support,; les membre sont un autre sens au mot trompe, une circonstance et condition musculaire et osseuse, tel est squelette il est voué à disparaitre, seul le souffleur apparait, les membres beaux sont ternes poussés vers ce poids et cet effort
il est dit que si quel qu’autre portait la trompe à la bouche et renvoyait le sens la puissance du souffle de l’honneur le gonflerait comme une outre et éclaterait, une mort certaine
c’est pourquoi la trompe brille et que les lèvres ne touche pas l’éclat
la condition du souffle est évoqué
les membres rappelle le canal du souffle, son de sens .

il faut pouvoir l’entendre et cela n’est pas donné, le fer cache une redoute, avant d’arriver à entendre le son

cela est l’au dela de la sculpture , de l’homme esquissé, du cérémoniel évoqué.

© sculpture Simonet Biokou –

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