et croire

merci de cette mobilisation=> http://lapetition.be/en-ligne/petition-6311.html

Mais , à mon sens ce ne veut rien dire, ce qu’il faut c’est réellement prêter une oreille attentive à ce qu’ils disent, écrivent (joy harjo mais d’autres, d’autres, chantent…) à ce qui est vivant et renait, vit en dehors de nos tracks, que l’on n’aperçoit qu’avec peine tellement nous n’apercevons que ce qui se coule dans nos tracées, j’ai toujours pensé ça et j’essaye d’être attentif, de me nourrir pour devenir plus fort dans ma maturité, plus fort de ce que les autres glissent dans ma main, parfois la leur, la lueur, le temps d’un silence, prenez ça au sens propre, ils me glissent cet autre temps qui vient du silence mais un silence bourré de bruit, méditatif mais qui bruisse, des herbes des bleus des étoiles, des bruits de pas qui frappent, le respect m’habite, ma main est ouverte je suis un chef de guerre qui a déclaré la paix, avec obstination, Gandhi m’a montré la paume, je l’ai baisé moi l’homme en colère, peuple millénaire qui coule dans mon grand fleuve et ma langue de feu, j’ai refermé la paume de la guerre, et je me suis assis pour mieux comprendre,
Truddel disait cela, que de toute façon c’était peut être le sens de l’évolution, qu’il fallait chevaucher autrement, prendre le monde à bras le corps et être d’autant plus soi, une guerre qui n’en porte pas le nom silencieuse mais déterminée, Joy dit de même son canoe la porte de la défunte Mississippi aux rives d’Hawaï, à la Finlande et aux frontières de l’ouest, plus forte dans son universalité, et luzmila, Violetta chantent les vieux airs gravés dans une langue minérale dans une voix végétale dans un œil stellaire, les fondements du rythme nous atteignent, d’Itxassu à l’ile, la grande Ile et l’archipel, le bloc de glace répond à la joie polyphonique de la forêt, de la trace du désert mauve, les sangs se mêlent les voix s’accouplent, le tout-monde me fonde,
je suis assis et j’écoute la rumeur, je tente de faire taire la colère , je fais bifurquer les autoroutes des gaz, je regarde l’arbre et je tente de me souvenir, de ce tronc, des feuillages et je me vois feuille, j’écoute les pas et je me fiche des mots, je n’écoute plus que ce que je peux percevoir, d’essentiel, je me barre à ce qui s’oppose à l’autre, dans ma paume le présent comme une lueur qui brule mais réchauffe ma lueur,


j’ai vécu longtemps dans le drame, bien sur la colère, je voudrai rejaillir comme un arbre abattu, par la partie qui est resté intacte, soi, avec les autres, communier ce qui est essentiel,
finalement aimer, pas si simple et si simple,

petit à petit mes forces reviennent détourné de l’impossible et je m’interroge, je tends l’oreille pour les entendre et je leur souffle que moi aussi , qu’il y a le grand fleuve, fleuve bouche de l’estuaire l’homme qu’irrigue la femme, que pleure le petit enfant, et je vois que la terre est sèche, ridée et mourante, euh le savent et s’en remettent à la voix, en chœur serrent les poignes qui brandirent, je fais de même dans mon isolement, mon œil ours redessine les contours du volcan dit les couleurs fondamentales et refuse d’être entendu pour autre chose que mon chant et je toise à corps, je m’enfonce dans cette forêt et j’essaye de me lever, j’essaye d’être un homme surgit du rêve de l’ours, disparu, dans l’ombre m’étend,
je me souviens de l’homme que je fus, de mes lignées de morts et je recrois à mes vies
si seulement je pouvais me relever.


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