Ce qui avant avait le feu de la douceur
l’océan de tendresse ouvert de toi à moi
a fait levé les tempêtes
le monde debout qui devient fou
la vague doucement sur sa plage
la marée inversée la plage s’est retirée
la mer folle s’est dressée sans trouver de terre
ne pouvant se jeter dans le ciel
rester dans  le lien hors de toute prise
le bel élan
comme les étoiles qui relient les points lumineux
de nos êtres
en se retirant et ne te trouvant pas j’ai attisé
la poésie de la présence dans l’éloignement
comme une étoile dispersée dans l’espace
comme une image inaccessible
alors que c’était à ton cœur que je parlais
j’ai léché toutes les parties du corps poétique
sans rien trouver de tangible
tombant sans fin dans une course aveugle
une violence dépitée
s’est levée en une fougue irréfléchie qui cherche
comme un dogue furieux l’os décomposé
dans le passé d’un moment dissout
hors de toute saison le monde ouvert par la douceur
assoir et plonger la tête hors du temps bleu
sans chercher ce qui n’y est plus

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