l’ailleurs en soi

© L S 2008

la rêverie d’un monde, d’un homme que son histoire a placé à la confluence, regardant vivre cette part de lui qu’il ne peut pleinement être, il s’y situe toutefois, donne voix à ces humains qui lui sont frères, qu’il a apprit à aimer sans se sentir pour autant lui, tout en restant accroché à la carcasse du vieux monde ,ces personages de fait sont déclassés, éxilés, en partance, en rève , en déshéritance, ou est ce déshérence, une distance écartelée entre l’ici subit, l’ici oû je suis mais doont le vide est perçu et l’ailleurs , le là dont le pouvoir de rêve et de vérité est éclatant , au sens propre puisque c’est d’éclatement dont il s’agit, une douleur qui délave les frontières à l’intérieur de soi ,

finalement la figure de l’exilé, seul porte le rêve et l’aperçu d’une vie autre, d’un soi autre qu’il faudrait rattraper, qui ne peut être que bancal ,

comment résoudre cette contradiction, cette doublure, cette multiplicité à l’oeuvre  dans un seul être, qui la somme de tous ces être, verbe transitif , être dans la personisation induit l’incarnation, et la chair faite de ces strates qui continuent à vivre et à ouvrir des pans de vie, d’héritages inconcevable , oui on en advient vite à un livre comme « tout-monde » , le monde entier est en moi et je ne sais en rendre compte, le visage et l’ensemble semblent ne pas donner  corps à ce que je vis ; je me vois en miroir dans l’autre , et ma peauest d’un blanc qui me voit noir, bleu , rouge , on ne saitt plus ,

or le lieu, décide, le tout-monde » est bien à l’oeuvre dans ce lieu mais l’équation se soumet à la prépondérance, et se voir ne peut que signifier, départ; l’identité a du mal à ce concevoir multiple , je se voit en exil , je se voit exil , difractation, transe du quotidien , reflet mensonger car le monde , la synchronie nie , ment ;

le monde est bien multiple mais cet éclatement est bien faille , le je multiple est ramené au plus simple dénominateur commun, commun , n’y aurait il que le commun , le singulier n’est il pas un pluriel comme un port tisse les apports,

le lieu décide du singulier, du présent , c’est ce que l’on nomme réel , sans doute , ce grand réel auquel on ne peut se résoudre , c’est par lui que l’occident se trouve pourfendu , la décolonisation ne s’effectue pas , pas même en moi qui ramène des rivages le sang nouveau qui bat aux tempe , une autre couleur de peau que mon pigment injecte , aux minutes , aux temps , aux lieux que je veux multicolores,

l’unité n’est plus qu’une illusion levée, dont je ne veux pas , je me sais multiple mais le monde décidé redevient ce un , honni car il est aussi terrible tyrannie, acceptance d’une violence et impossibilité du grand vivre ,

ces blessures infligées à tous les uns dans les guerres, les esclavages, les déportations, dans cette grande marée de l’histoire les peuples et cette lente gestation dans la matrice combinatoire, cette longue marche des peuple qui de différents en sont arrivés à pouvoir être vus, concevables car pris dans la grand chaine déportatoire, ultime négation qui de l’autre , du lointain parvient à faire le proche, le même qu’alors on porte en soi aussi , la relation établie il faut alors la faire levé , se considérer levain de tous ces ailleurs en moi , faire échec au lieu qui unifit, qui maintient cette prépotence si loin d’une entente possible hors du lieu de l’anéantissement , aliénation dans le multiple par la présence d’évanouissante de la matrice ,

c’est bien de la négation bétonnière à l’oeuvre dans le divers, c’est bien de l’échec de l’héritage possible , symbiose rhyzome , lointain regard porté au proche, l’ici du réel impose la tyranie,

il faut donc fuir,

fuir avec obstination à chaque fois qu’aperçu vers cette lumière immanentes aux ailleurs même aux plus proches de soi, entrevu dans l’autre, les ailleurs mes iles; l’ici me répulse, pulsation de rejet et mouvement vers l’en delà qui me contient ,

accueillir , l’ile, l’archipel , chapelet de lumière , faille dans le compact qui établit la nécessité même à la limite de la déflagration , d’envisager , de se soumettre en immense copulant vers ce réel inattendu, inassouvi et uniquement entrevu , partage , ligne d’eau , ligne de terre , rayon vert , humain bleu dans l’étirement,

accueillir ce lieu qui à l’horizon permet l’enracinement , échos de tous ces chants dans un voix qui à nouveau s’élève, multiple,

en échec au lieu unique,

danse réjouissante à chaque pas en direction vers ,

l’ailleurs est havre , le divers est lieu, l’étranger ne  cré plus cette déflagration dans l’unique, dans le lieu subit , dans ce là indubitable

ici le lieu est soumit dans la permanence du doute ,

même si

et puis la grande balafre qui en déflagration vient détruire celui même qui veut régner , cette grande  destruction au sein même de l’être que l’occident ne peut s’empècher de s’infliger , lui qui ne peut que se détruire dans son fol refus de soi , est ce pour cela que je ne peux qu’être ailleurs en moi , m’augmenter de l’autre comme une antidote, à la destruction , à moi destructeur, il s’agirait peut être d’aimer ce différent et de fait le devenir , faire échec au lieu qui situe , tue ,

© L S 2008
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