Seydou Boro, le grand vivant


seydou boro, le grand vivant

G geste oracle extra-oridinaire Théatre artiste dansant chantant parlant sa vie d’homme ses ailleurs ses pleurs ses colères ses paysages son eau sa rivière ses poissons
de sa vague
homme-rivière
homme-ciel
homme-soleil
qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond à sa petite fille qui les yeux sérieux lui demande :papa …., lui se questionne se raconte va d’un bout à l’autre son corps dans l’espace le traverse dans une fulgurance , déverse son t-shirt se perd dans sa nudité échappe à son t shirt se voit en miroir bouillone de toute la vie vue se roule déroule
le corps ses muscles en lui luisants si vivant se rythment gazelle rebondissent élastique si naturel en homme
l’homme moi toi lui moi ,
et mon corps si pauvre qui est là qui boit au projecteur de l’homme qui parle,
son art qu’il a forgé de toute sa vie qui transpire qui coule comme une source tant pis si ce soir elle est de plastique ,
résurgence par le rouge des yeux
immense fleuve
vievue
qui bouge
viue
provoque
vie
prend l’afrique à bout de corps danse roulade eau arabesque s’envole de l’oiseau et nous laisse si plat à ras de terre non linoléum chaise mal o cul à plat à plat
où alors s’envoler avec lui prendre une de ses plumes qui lui poussent sur la peau qui frisottent vibre de l’air si libre nous si ras de terre qui
oui j’ai un corps si lourd qui veut voler
voler
mon corps se transforme à le voir si homme si lion si tout
c’est la forge l’artiste
des jours des nuits des mois des corps des temps des tristesses des désespoirs
le travail
alors les doutes fuient en hyènes
je m’épprouve marchant riant papa étincellant de rouge des pieds tapent le sol à taque à taque mes yeux ma faim ma soif gazelle je court je court

ce corps cet espace les deux rivent ensembles l’espace du dedans l’espace du dehors les muscles colorent la peau si fine infimes si puissant
couleur noir

mais je reprends ….

au début tout près de nous assis sur une chaise de dos un homme

noir

grand courbé un homme parle à sa guitare,il chante une mélopée peut être mandingue, comme dans la chaleur sourde d’un ennui qui coule, une désespérance douce,
la voix, noire si belle cristalline comme le fleuve qu’il regarde , oui le fleuve le ‘eau qui court fluide , s’échappe en espace vide , là devant moi dans la transparence noire de la scène de la lumière carrée anguleuse qui s’étend à perte de vue se fond dans les briques les tôles peut être de mon quartier, du sous-sol, sol d’ailleurs ,

c’est à dire…. dire dire , c’est,

c’est à dire il nous attendant , il chantait , il se grattait il se gratte ,

il bondit panthère et fait le geste de l’eau , moi j’y vois le fleuve mais c’est l’air , c’est la plante qui serpente , c’est le serpent qui ondule c’est lui l’homme qui plonge dans son corps y ramène ce sang ce mouvement qui pour moi est eau , ondule , la plante des pieds qui dansent glissent l’homme là

il revient il chante la mélopée se poursuit il se gratte, il ondule il gratte il ondule il se gratte il chante , il parcourt les quatre coins ,

il nous dit merci ,

quoi , merci , … il dit … je suis venu pour la chose et puis la danse se met en mouvement le corps se met à vivre à parler , la parole à couler , et … il s’arrête il dit il parle il sourit ironique de toute ses dents de tout son dos l’histoire de ce corps que je sens si plein plein de rebondissements d’histoire bonds non d’aller de retours hésitations rompues vivacité , non de travail , non de joie , oui d’amour , de vie de geste du quotidien de, d’impatience de mouvement d’humeur , mais mais il dit mais ce corps est nu , en afrique le corps est nu , ah oui en afrique , non non on ne me l’a fait pas non ce n’est pas ça y a une tête la dedans rasée on en voit le squelette non mais ça bouge c’est vivant c’est muscle c’est rouge des yeux c’est pieds qui glissent au lieu de marcher c’est , mais c’est nu nu , nu c’est l’art , l’art , c’est travail travail forge de ce corps qui, c’est l’art , c’est le chemin cailloux le long de la rivière où C’est l’art je le sais bien c’est nu parce que c’est l’art , parce que c’est pas la petite fille non c’est la jambe qui vole à hauteur de petite fille c’est l’art , c’est les yeux qui voient qui deviennent torsade colère corde afrique , homme enfer homme amour rire ! terre vie

comment te dire comment te dire cette danse dans cet homme ce corps cette parole ce tu ce regard qui transperce qui te parle qui est moi qui est toi peut être je te croiserai demain peut être je serai panthère peut être je serai art ,

oui c’est une question qui se rue en corps qui est vivant,
non ne pas mourir
voir, danser , danser rallumer les lumières lumières ! vivre danser danser ah ah le corps se déploie dit que la mort non ,
non
la mort
oui je sais
la mort
si oui je sais
non, pas ça pas la mort d’un enfant non ,
vivre danser chanter le mouvement inarrêté
dire bouger onduler toujours plus
parce que la mort non

noir

et moi d’applaudir d’applaudir à rompre quoi le noir , l’autre pas à pas pas les yeux rouge le corps si vivant non le noir
plus rien rien

hummm me remplir les poumons air des mouvements toute la danse comment la qualifier désespérement vive car oui tous ses mouvements cette eau cette corde ces briques , quoi quoi tout ça tout ce que j’ai vu dans ce sous-sol ça , j’inspire , je respire vivant de tout ça ,

une perf
perfusion
performance
oui
non
perfusion
fusion
c’est ça vivre c’est art , travail rencontre sortir voir jailllir la parole vite vite libre essentielle surprenante , il te parle te parle non c’est art il te parle oui il te parle c’est art le corps en majuscule le corps même si multiple mais là si fort qu’il est là là là comment ignorer ce corps dans la danse qui te donne tout

voila pourquoi,

et puis

et vive mon caleçon long ma prise vire gigote à ton entaille fine

à jean Capdeville

il y avait la danse au feu du chant
les deux mots tronc

peintre si simple si libre si plein

libre car fidèle à son étranglement et qu’il creuse , creuse ,

et la force, l’accent de la terre , l’empoignade des roches , la giclée
l’entaille
le sang , raille le son sourd , la résonnance
il s’en tient à ripaille
saillant refus de renoncer

semonce

s’instille sang
hématite fer au rouille
en baton qui tape la terre
au corps se sait
noueux cordier cade coude soude
et rompt en avant de là
rebrousse et tonne s’élance
en flèche
deux pieds rieurs tiennent à cet aimant

semences

quand je m’endoute ma déroute route broutent
les uns brament là ni vérité
les autres tannent mon cuir à tordre
leçon comme pique
rappel
rond
les rencontres machanes viennent bousculer mon sang

il

qui se souvient et
immobilité soudaine
sous terre aine

et tu

le chant magnétise de a en b en r en h en t en haut plané
pour chant
circonvole et plane
se repère la tête au nombril
le dit le chant les pieds au corps
se défroque l’art souille du roc à l’arbre griffent les feuilles à l’étoile

large

le chant danse se tait se sait

qui tranquilisé,

d’être

merci grand Jean

merci la chaleur du geste

merci la mort amusée en encre vite zébrée vibrée en_esse

ne jamais plus sans cesse de parler
en étoile en branche en neige en roc en fil en lin en joie

sempre s’encre
homme art
homme tambour
homme plume
homme chant
orteil grasseux et poils

tibia verrouillée en peau

rasseux

mes montagnes à rives dansent au saut bélier âtre de mon chant

temps.

ris ban belle

(à louve en guise de suite)

essaime de froid
ta hutte de paille en rime de feu
même argile
m’aime ton corps
craquelé
sème la poussière
d’ambre
fille au désert
ma serine
ma voix belle
sirène
de fil en fil
mon gout cerise
iris
tu ris ma belle
la pluie te brille les yeux
bille et doux
s’entortille le rêve
et casse
la magie au corps
souple vase et large
en crin le dos
bas
mon vert s’empoussière
les carreaux de ta grève
ma peau
en dessous
s’ébroue
le rose
s’effrite
et je tousse
je shoote
toi qui
me venin
qui m’ardente
en mouvement en avant
en écharpe en devant
pierraille
sable
crabe
je m’écartèle en j’avancement
je recule
je m’enterre en ventelle
je me relève en bourrasque
je réitère
je tournoie aux cimes
du grain je dort
sable d’argent
eau qui ruisselle
eau
ma bave filandreuse
eau cille
et je dune de ride en dune la soif aux talons
les côtes en archer
et je tire les pans de ma rame j’arme le bras en pagaie
rive en appui
et j’efface
j’oblitère
je me terre à taire à terre à mousse
eaux
je bois
je te vois
j’irradie
je me relève
ivre
os
limon m’aime à la vague flotte
lion
je m’appuis
à l’age
ra
m
age
à l’envie
dos
o
rivage

mélancolie de Mustapha Dimé


aux rives des choses de longues tringles filandreuses entortillées de grille, des perches ajourées de fers pointés cloutés, marchent et se mêlent aux vivants ceux-là occupés à transvaser l’eau dans les bassines en toc, la grande invasion plastique et nylon en nuée blanche chipe et recouvre les jambes, ils marchent le long des rues poudre ocrée de cette île embarcadère d’où le sanglot ne revient des meurtrières de l’exil que déposés par le vent le hasard le ressac riverain, voisinage triste la pauvreté est s’acclimate, les sacs renvoient les fumées à la fureur solaire.

La mer apporte autre chose, des bouts de bois blanchis , tortueux et tordus , les membres des par dessus bord qui reviennent en fantôme , des piles entortillées qui dératent des cargos de rouille bleue sale, des fers tordus ou tôles rongées rouge-morsures qui éventrent, des gouvernails décolorés ,des écailles de bois peint , des creux des gonds des visses, des galets et des filets dans les dérives de mazout et d’huile à flot , des et des et des , et la grève qui agrippe au ressac sans trime ni saison,
la roche qui retient par les entailles des bouts de laine, des tissus de trous, des fils tissés, des goudrons, des coques de noix, des toiles et des cordettes et se mêle le rouge du vert au jaune l’or à chair entrecoupée, dépouille de lien et entrave, cuir qui brave l’air des pendouilles breloques de coques striées les calebasses nouées à hauteur des reins
entrailles de barbelés rayés de rouille piqués de cheveux rêches au creux aride du rond en surplomb les corps de branche abandonnés par la plage rongés d’eau et boursoufflés d’écorce laissés la peau blanche calcinée par le feu
le temps l’égarement battu contre les pierres trainent au rivage.
un beau tronc équarri à coup de hache deux bras de jambe torse rythmé de coups à corps sanglé et un clou de rouille fiché en plein cou
sanglote cette proue le rouge écoulé aux deux percés saignent les cordages le long du bois de rail
entortillé des bouts de cordes les longues cornes commentent une mémoire Tchiware tendu en arc de cercle d’antilope

D’avant ,d’avant que le regard ne perce la barrière indigo face au bleu et dos à l’ocre d’où les vagues à l’envers versent les restes que l’ile en phare permet .

Le dos à la terre la mère, le corps noué sous une toile attachée aux pierres d’une bâtisse grise, vestige et maintenant refuge l’homme et le fort regarde la barrière d’eau , la voile bleu , la toile qui bouge au vent ou halo de lumière en flot, les yeux voient au loin , quoi , le dos au rivage mère les yeux arpente ce désert des vies qui pourtant rejette ces disloqués, ces voisinages d’aventures , ces embruns d’ailleurs,
le ressac ramène , il arrive , la rive avare, jeu de dupe où l’homme trouve ce que l’autre perd c’est la force du vent, le transbordage des vagues, jette ce qui dérive du loin des autres rives mères, couramment transportés et rejeté par la houle caprice et reine donne aux rocs , aux sables et aux buissons d’épines qui gardent.

o ca ca to ès

des glaçons comme des icebergs dans un océan tropical que baignent des fruits velours rutilants glisse le long au gulf stream de ma gorge chaude à 65 degré d’alcoolémie flottent les pépins de captain  » bougainvillier » Aloredelam « flint » and a bottle a rum ey oh ! la paille en » guise en guise en guise de jambe de bois et en forme d’ombrelle dentellée pirrhanéenne!
pas besoin d’être Deus pour être en colère cette raveuse est descendue en campagne chez nous mes taillis la voient toujours en embuscade au rond point de mon exil les charpies harpies hullulent à rebrousse-toit le balai en queue et je lave mon oeil rougi dans ces bosquets
sunda

lune de lumière m’apaisent en champs taurins je rigole en sourire alizé

canne a rit

je lambine en lambada je divague en diatribe je marrelle à cloche pied je m’emmèle les orteils je trébuche le tibia dans mes poils de barbe je grognone le nombril entre les zoreilles rhum-tchoumes pour faire accroire ma vacillante sereine mais le tonnerre intérieur gronde comme un torrent incessant qui se rut au rochers lui si paisible le contact rugueux l’endiable et rugit qui dévale en mélée tonnnnitruante je vagabonde et cache en poète la sourde révolte des coups sur la caboche,
c’est noël et le rouge ne dérougit pas pas de trève ou alors vous messieurs mesdames rentrez dans la danse et tirez les premiers la converture en poils dérobés qui cache si bien ce que je veux endévoiler et que vous maintenez cadenassé j’avais dit que je vous la dirait l’objet en treuil en hélice de ma rougeur le bougeoir de la tremblottante flammèche

salut Gaston mi campècho

tu n’y peux rien et on ne peut échapper aux remous en écrou du reniement,

toi ma colère, je te couve en oeuf de paques .

viens Martha Gallaraga à la res-secousse pour deux pas de salsa contigo tournoie le sang dans les veinardes encuissardées hauts éperons aux jupes blanches galaxies virevoltantes deux tranches étoilées de lime coco riment aux jambes finement déhanchées ma diablesse gourmée à crin nu moi le torse bombé je récite les yeux empaillés aux étoiles l’alphabet à l’envers en rut-majeure ma filante endimanchée de plis de dentelle trois p’tits tours dans mes guenilles en roulades tapent le sol obstinément en reins ceins seins en barre à bride abattue en basse obstinée au rauque toqué de ta barbade
mon coeur affriolé les cannes raides chevauchent apo-callypso la vague habanera feuilles roulées entre les cuisses vertes tueuses cambrure dévastatrice enrouée de Pan fort ni castrice du cha cha mi chat m’étrille en mailles

aïe aïe aï carmelita! Muerte Indigo caramélisé rameutez les fourmis qui m’endorment au corps secouez les filoches dormantes de votre hutte empanaillée réveillez moi ces timidités ankilosées rythme carnassier en saut d’anguille en alouette sereine battez les plumes ailées même de façon dépareillée décontenancée disassemblée disharmonique dithyrambique diaphorétique tique nique bique Anabase tiens toi droit fait sonner les tambours diaphoniques arrime riche rique trique à hue a dia a diurétique encore tique je voulais nique mais voulait pas la bique maqué porqué taqua toc toque oc ec si tant est si bien si fin que non pas non pas je ne fêterais pas avec toi la guéguerr’guarrigués
pour l’heure fô t’attendre encore à ce que l’heure s’en vienne car j’ai réchappé au foie gras aux pattes à trac à l’oie grasse aux lards andindes et je chante victor en gambadant au son de la corne muze comme on dit chez les filles d’ Hui car le sapin a cramé les bougies ont flambées scintillées à la dérive des magrets madras au no-phrage des dindes au su-phrage sexiphage au sarkophage des Pa pas nowêl même pas zen le ventre qui récrimine l’oesophage aux z’abois du bois au champs pagne sorcier je rote au hockey de mon sang fomenté le grabuge embûche au marron oh! Baron No no wël que j’aime ta triste mine les flocons con comme on dit a ku ku gnon
la voile bleu se vague à l’horizon zhilarant cheveux au vent les narines étoupées lumière chaude tes mèches eucalyptus m’embaument à la chaleur
les gazelles elles rivaudent elles gambadent en oeillades Leila danse en caprice obstiné les fossettes en lèvres fières coco en palmes se déplient les jupettes au ponant des gambettes 1, 2, 3 plongent dans les vagues, 3, 4, 5 touchent le sable 6, 7, 8 ressortent en nymphettes, 9 s’allongent kangourousement sur ma serviette 10 miaulent en arabesques banyan 11 doigts de fées enroulent blanc mon corps incrédule ouiliguililis

ouistiti son planteur à la main laisse aller son rêve pétiller sur les millions de particules qui s’agitent à la surface de l’eau caraïbe , les vagues dentelles viennent murmurer de doux songes à la coque , drive à la voile , elle aspire languissante l’arôme rhumé le long de la paille à l’ovale parfait du verre oû se prélassent les fruits qui sucrent la canne embéguinée,
hirondelle euphorique, les voiles se gonflent à la chaleur azurée et elle rêve …
je me frotte les yeux et rejoins le troupeau en transhumance érotique ma sueur métaphysique syncopée se soude à la gaudriole effrénée

oh caca-to-ès
mon colibri s’ébroue ivre à l’hibiscus givré

fontaine de joie

fontaine de joie
où s’écrit dans les
herbes
le bruissement safran
de l’amour
et vive mon caleçon long ma prise vire gigote à ton entaille fine
fontaine de joie
où s’écrit dans les
herbes
le bruissement safran
de l’amour

à l'ambre patrie

12 heures de décalage horaire entre la côte d’azur et Auckland
mon azur s’en hardes à l’ambre patrie
je veille mes moutons de lune
filature à l’envie comme une étoile du berger ma grande image à fleur d’eucalyptus mes grimpades à roc poudreux ta neige cotoneuse
je te baille battements de cils aux nuages polaires où le vert immense devient diamant gris fumet marron et brumes orage
mouette de l’espace au cristal flore rose douce corolle bleutée en cascade
j’ enlace mes bêlements à tes cheveux blond ma sweet vikinguette si tendrement ensoupirée
Mon rêve émeraude
ma Zéonélandaise
mon ramage nervuré ma nébuleuse constellée libre aux deux iles
je te bêle des focs au vent et t’arrime à ma brise

12 heures de décalage horaire entre la côte d’azur et Auckland
mon azur s’en hardes à l’ambre patrie
je veille mes moutons de lune
filature à l’envie comme une étoile du berger ma grande image à fleur d’eucalyptus mes grimpades à roc poudreux ta neige cotoneuse
je te baille battements de cils aux nuages polaires où le vert immense devient diamant gris fumet marron et brumes orage
mouette de l’espace au cristal flore rose douce corolle bleutée en cascade
j’ enlace mes bêlements à tes cheveux blond ma sweet vikinguette si tendrement ensoupirée
Mon rêve émeraude
ma Zéonélandaise
mon ramage nervuré ma nébuleuse constellée libre aux deux iles
je te bêle des focs au vent et t’arrime à ma brise