Tu ne répares pas, Nathalie Riéra

Merci à toi Nathalie pour animer de beaux projet et les réaliser de si belle façon !

« TU NE REPARES PAS » un appel à projet en forme d’atelier d’écriture virtuel ou les rencontres  ne sont pas le moindre intéret ! des découvertes aussi, et le bonheur de participer,

cette revue enfin tente de créer un lien, entre les arts ou les actualités s’entrecroisent faisant se dévoiler les artistes et rencontrer les humains

c’est véritablement la chair de cette pensée de Nathalie que de penser que la créativité en art permet à l’humain de se révéler et en chemin , réparer , ou continuer sur le fil incertain de l’existence …

Nathalie Riera sur :

/ Virgules de Pollen La Poésie & les arts plastiques

/ Les carnets d’Eucharis Vibration de langue et d’encre

exhileralation

comment une oeuvre d’art, une fois créée, retourne t-elle à la vie…

(John Berger, Titien, la nymphe et le berger, ed.Fage, 2002)

arbres_10001© L S 2004

exhileralation

comment une oeuvre d’art, une fois créée, retourne t-elle à la vie…

(John Berger, Titien, la nymphe et le berger, ed.Fage, 2002)

arbres_10001© L S 2004

herbes sans fumée

berger_500MANQUE LA NYMPHE MAIS LE BERGER DORT SOUS L’ARBRE

herbes sans fumée

berger_500MANQUE LA NYMPHE MAIS LE BERGER DORT SOUS L’ARBRE

SOUFFLES

à écouter et lire

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent Le Buisson en sanglots :

C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire

Et dans l’ombre qui s’épaissit.

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans l’Arbre qui frémit,

Ils sont dans le Bois qui gémit,

Ils sont dans l’Eau qui coule,

Ils sont dans l’Eau qui dort,

Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :

Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots :

C’est le Souffle des Ancêtres morts,

Qui ne sont pas partis

Qui ne sont pas sous la Terre

Qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans le Sein de la Femme,

Ils sont dans l’Enfant qui vagit

Et dans le Tison qui s’enflamme.

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans le Feu qui s’éteint,

Ils sont dans les Herbes qui pleurent,

Ils sont dans le Rocher qui geint,

Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,

Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres.

Il redit chaque jour le Pacte,

Le grand Pacte qui lie,

Qui lie à la Loi notre Sort,

Aux Actes des Souffles plus forts

Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,

Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.

La lourde Loi qui nous lie aux Actes

Des Souffles qui se meurent

Dans le lit et sur les rives du Fleuve,

Des Souffles qui se meuvent

Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.

Des Souffles qui demeurent

Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,

Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit

Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,

Des Souffles plus forts qui ont pris

Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,

Des Morts qui ne sont pas partis,

Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres.

© Birago Diop,( leurres et lueurs , éd.présence africaine 1960)

no82-600x5341

© Angèle Etoundi Essamba, voiles et dévoilements

SOUFFLES

à écouter et lire

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent Le Buisson en sanglots :

C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire

Et dans l’ombre qui s’épaissit.

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans l’Arbre qui frémit,

Ils sont dans le Bois qui gémit,

Ils sont dans l’Eau qui coule,

Ils sont dans l’Eau qui dort,

Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :

Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots :

C’est le Souffle des Ancêtres morts,

Qui ne sont pas partis

Qui ne sont pas sous la Terre

Qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans le Sein de la Femme,

Ils sont dans l’Enfant qui vagit

Et dans le Tison qui s’enflamme.

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans le Feu qui s’éteint,

Ils sont dans les Herbes qui pleurent,

Ils sont dans le Rocher qui geint,

Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,

Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres.

Il redit chaque jour le Pacte,

Le grand Pacte qui lie,

Qui lie à la Loi notre Sort,

Aux Actes des Souffles plus forts

Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,

Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.

La lourde Loi qui nous lie aux Actes

Des Souffles qui se meurent

Dans le lit et sur les rives du Fleuve,

Des Souffles qui se meuvent

Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.

Des Souffles qui demeurent

Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,

Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit

Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,

Des Souffles plus forts qui ont pris

Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,

Des Morts qui ne sont pas partis,

Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres.

© Birago Diop,( leurres et lueurs , éd.présence africaine 1960)

no82-600x5341

© Angèle Etoundi Essamba, voiles et dévoilements

Le Collier de perles

à la maison de la poésie de Namur

Le Collier de perles
Danser le mot – le Mot danse

Une performance sur le tracé du geste, sur la force du signe, sur la poésie de l’écriture,… Une performance hors cadre qui s’immisce dans des espaces ouverts à la parole, au dessin, au mouvement,… Réalisé et joué par Félicette Chazerand et Mira Vanden Bosch.

Comme tu es là, je trace. Comme je trace, tu danses. Comme tu danses, je trace.

Dire et donner corps au mot. Coller le mot au geste ou le geste au mot. Le mot est prétexte à une poétique gestuelle et graphique, le geste prétexte à une parole poétique. La lettre dans le corps devient sculpture vivante par la rencontre. Un corps en mouvement dans un espace, écrit le chemin, laisse une trace à travers son dessin chorégraphique. La saveur des mots, le goût de la voix, le plaisir de la bouche. Articuler, désarticuler, associer, dissocier, dessiner, donner sens à chaque mot est un plat délicieux à servir avec humour.

Le fil du collier est le fil rouge de la performance : les jeux dansés, parlés, dessinés, imbriqués, sont les perles mises l’une à côté de l’autre en relation avec le fond, la forme, la couleur et la matière.

Quand je danse à dessiner ta danse.
Dire – Danser en phrases ce qui touche, marque, imprègne notre duo en relation avec le public.

Articuler le geste, articuler le mot.
Comme il y a de l’os au squelette, il y a de la lettre à l’alphabet, de la lettre au mot, du mot à la phrase, de la phrase à l’histoire. Histoire tracée ? Histoire dansée ? Histoire vécue !

© Maison de la poésie de Namur, Belgique

Le Collier de perles

à la maison de la poésie de Namur

Le Collier de perles
Danser le mot – le Mot danse

Une performance sur le tracé du geste, sur la force du signe, sur la poésie de l’écriture,… Une performance hors cadre qui s’immisce dans des espaces ouverts à la parole, au dessin, au mouvement,… Réalisé et joué par Félicette Chazerand et Mira Vanden Bosch.

Comme tu es là, je trace. Comme je trace, tu danses. Comme tu danses, je trace.

Dire et donner corps au mot. Coller le mot au geste ou le geste au mot. Le mot est prétexte à une poétique gestuelle et graphique, le geste prétexte à une parole poétique. La lettre dans le corps devient sculpture vivante par la rencontre. Un corps en mouvement dans un espace, écrit le chemin, laisse une trace à travers son dessin chorégraphique. La saveur des mots, le goût de la voix, le plaisir de la bouche. Articuler, désarticuler, associer, dissocier, dessiner, donner sens à chaque mot est un plat délicieux à servir avec humour.

Le fil du collier est le fil rouge de la performance : les jeux dansés, parlés, dessinés, imbriqués, sont les perles mises l’une à côté de l’autre en relation avec le fond, la forme, la couleur et la matière.

Quand je danse à dessiner ta danse.
Dire – Danser en phrases ce qui touche, marque, imprègne notre duo en relation avec le public.

Articuler le geste, articuler le mot.
Comme il y a de l’os au squelette, il y a de la lettre à l’alphabet, de la lettre au mot, du mot à la phrase, de la phrase à l’histoire. Histoire tracée ? Histoire dansée ? Histoire vécue !

© Maison de la poésie de Namur, Belgique

« Que yo, Sancho, naci para vivir muriendo » – Cervantes, Don Quichotte

les vagues frappent

la lumière traverse

arche et hanche

l’eau glisse s’infiltre

et dans cet abouchement,

remonter le courant

l’immensité qui nous manque

Que yo, …,

dans le haut clappement

l’eau de la langue

© Nathalie Riéra

Nathalie Riéra sur « Evazine » « Bribes » bientot « publie.net » et les revues en ligne qu’elle anime « les carnets d’Eucharis » , Virgule de pollen et en haut du pré

guerrier_1_5002

© L S, Quixote