tabula rasa forme blême cristaux de givre en alignement oblique cet épouvantail comme une larme pend en haillon de fibres fines la déchirure hagarde sol de gella brume lancinance brise vif assauts flancs entre l’air et la terre qui dort est ce l’humidité cet étouffement d’un temps ressassantimpatients trois temps raves ramènent au matin l’incessantLire la suite « tabula rasa »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
flûte peule sur un solo d'Ali Wagué
framboise dans les brisées de l’air cramoisi d’embrun où perce le bleu fine pluie en gouttelettes épiquesl’air se gonfle et s’éructe la mélopée triste s’insinue au vertige du vivant obstination dérisoiredes troncs en creux s’échappe les libations libresl’arbre chant se convulse les parallèles épousésdisloquéseffort forcené de phalèneshors de contexte inexplicablementfile de nerfs boisés le longLire la suite « flûte peule sur un solo d'Ali Wagué »
Seydou Boro, le grand vivant
seydou boro, le grand vivant G geste oracle extra-oridinaire Théatre artiste dansant chantant parlant sa vie d’homme ses ailleurs ses pleurs ses colères ses paysages son eau sa rivière ses poissons de sa vague homme-rivière homme-ciel homme-soleil qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond à sa petite fille qui lesLire la suite « Seydou Boro, le grand vivant »
mélancolie de Mustapha Dimé
aux rives des choses de longues tringles filandreuses entortillées de grille, des perches ajourées de fers pointés cloutés, marchent et se mêlent aux vivants ceux-là occupés à transvaser l’eau dans les bassines en toc, la grande invasion plastique et nylon en nuée blanche chipe et recouvre les jambes, ils marchent le long des rues poudreLire la suite « mélancolie de Mustapha Dimé »
fontaine de joie
fontaine de joie où s’écrit dans les herbes le bruissement safran de l’amour et vive mon caleçon long ma prise vire gigote à ton entaille fine
à l'ambre patrie
12 heures de décalage horaire entre la côte d’azur et Auckland mon azur s’en hardes à l’ambre patrie je veille mes moutons de lune filature à l’envie comme une étoile du berger ma grande image à fleur d’eucalyptus mes grimpades à roc poudreux ta neige cotoneuse je te baille battements de cils aux nuages polairesLire la suite « à l'ambre patrie »
claire hier
claire hier derrière ta chambre d’ambre la lune carresse les plumes tu pîaffes en trilles tu trembles à la lune boréale tes grandes ailes m’aèrent ton bec acère tes serres à la branche tu perces à l’angle en carré ouvert aux feuilles de mon seuil tu veilles ara en chouette
l'envers
A chaque cri un peu plus affirméla vigueur du corpss’étale comme un défimais le silence m’a rejointje regarde hébétéle crieur de vie hurler dans le silencesa voix est un souvenir qui est sans échoma lueur interrogativecroisée d’une barreà l’envers de toutes ces viesdont je suis uneau passage d’autresqui se poussent sans hésitercreuser de mes mainsenLire la suite « l'envers »
l'ultime fin
tu es apparue comme la houle roulant de toute la force de l’océan impérieuse porté par ton courrant je me suis senti traversé toutes les couleurs les émotions les expériences les visions de la chairtransporté au sommet d’une joie ma force sans limite à peine conscient que tu n’étais qu’une poussée de l’eau que tuLire la suite « l'ultime fin »
jupe d'églantine
nuegrise payne ta jupe vapeur d’églantineenrose mes narinesélégantefeuille d’or fleur de linhirondelle muette les ailes dépliées le petit noeud lacé filém’attache m’entacheenlaceen croisée raide sur tes épaulesla pente entravée de muscdouce deux filins de nuittombent comme une carressemaillée tisséede tes seins à l’ancheà l’onde de ta soiet’embrume de côte marinet’habille comme un cil d’un brinLire la suite « jupe d'églantine »