A la beauté de la roche ensorcelée
au pouls vert du printemps
énumère la montée des fleurs
la sève hirsute
l’emblématique attirance
la bouche de tous les astres
entrouverte sur de longues trombes d’eau
des yeux jaillissent des fleuves
la beauté à crin sur la femme apothéose
me parle d’un grand vent
de toutes mes attaches à la vie
arrachées de la ventouse de l’espace
du tournoiement ahurissant des cellules
du centre criard de la vitalité
aspirée comme un jus de café
goute à goutte de la mixtion de grains de sueur
chaque perle est un appel à ma virilité
quand le nacre pleure et crie à la limite du blanc
au seuil de l’instant figé en ligne de sable
s’écroule et renait
partout des rejetons de la force de la mort
ligne de crête absorbée au lagon
en digue sur le vif

Et moi en travers la barrière
de la crue des séductions insensées
d’un seul geste de tes membre
directement connecté à la folie
de l’encéphalogramme des étamines
plongés dans la fécondation
du vent du large sur les mains de l’abeille
ardeur contaminante
langue chargée de temps sur le leurre de l’immobilisme
du caméléon à l’affut de la couleur changeante
toi le charme titan mon affect le plus profond
au sens inné de la beauté
à vif dans mes torrents
sans rivage la paix dressée sans repos
vers le pistil ébahi de la corole
pointe et s’élance de toute la force de l’éclat

 

 

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