Avoir grandi dans l’ombre des grandes bibliothèques, qui me semblaient énormes qui l’étaient peut être moins, avec des livres dans les placards, des livres d’une autre époque que l’on ne lisait plus, des histoire des  chevaliers et d’orphelins rejoignant leur famille et le voleur est pendu, le voyageur s’initie à l’opium, les musiques sont de cristal et je suis un enfant, une éponge dans ce bain de la fertilité, j’absorbe. Avec ces gravures qui faisaient face aux histoires que personne ne contait plus, le décalage à quelques kms de là s’accentuait quand l’on sautait en fermant la porte de la voiture deux siècles plus bas, c’était le dix-huitième et des couverture de cuir presque durci et chose étrange la Belgique se lisait en petits carrés dessinés les noms magiques de Tintin, les insultes libératoires et ceux de Zig et Puce. Dans cette demeure les comptes anciens des métairies et les voyageurs des quatre coins du globe se retrouvaient pour parler livres, rencontres, et quelques livres toujours  fonçaient dans des étagères vieilles de trois siècles les bois provenaient qui voulaient lire la campagne de brume, mes jeux et mes découvertes d’enfance se fondaient au propre comme au figuré dans le bouquet d’arbres et le pré que la fenêtre au bord de la bibliothèque semblait prolonger sans qu’il n’y ai aucune différence ni de frontière. Cela semblait désespérant car rien n’arrêtait cette échappée, ma longue course à travers les lieux et les livres, Hereford et la vie sur le Mississippi pendant qu’à vélo j’allais trainer par les boutiques de Hay-on-Wye je rapportais un cuir vert de Lord Alfred Tennysson, une aveugle histoire aborigène dans une librairie à Nice et la rencontre avec Hemingway tout était prétexte à ce déplacement. Les histoire que je pourrai rapporter sont des rencontres elles ont la brumes des grandes légendes et ce sont des portes vers des lointains, je les ouvre j’accède au parfum comme celui de cette femme sombre et je ne parle pas de celui de la dame en noire mais de celle rencontré et que le hasard matérialise dans un poche rare, et puis les journaux froissés du quai du train, cet à compte d’auteur ramassé  lors du passage de la Biman, mes pas frôlent les ailes de ces papillons tristes qu’il faut ouvrir pour réveiller le grincement du coffre à rêve quand il s’ouvre et que je vais remplir aux endroits saugrenus entassant les rayons de sens caché.

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