surgir de la crête

Ecouter un grand penseur et poète parler du monde, au petit déjeuner, est entrer en une relation complexe entre une vie et le temps et l’on se rend compte bien vite que l’on ne peut qu’ y entrer , non seulement écouter mais en tirer tous les débuts de prise de conscience (même si un long compagnonnage, il semble toujours que les implications sont à comprendre).

La nuit , pour y revenir, fut prise entre le discours de Stockholm de Toni Morrison (réflexion dense et émotionnelle sur le langage et la politique au sens fort du terme , l’imaginaire vibrant, comme un oiseau sur la paume, et la question : mais que faites vous de la vie ? du langage, de ce qui est dit , n’est que le pâle reflet de ce qui vit , est) et ce court moment intense  où Edouard Glissant,  vie de poète vue comme les deux mains qui accompagnent le mouvement vers le monde , l’imaginaire et la relation , un monde en poésie comme un morne.  Nuit, ne fut qu’un point vague entre ces deux crêtes et la crête n’est pas le point où l’on se repose mais l’endroit d’où l’on se propulse car alors complété par la pensée entière, culmination d’une vie attentive, moment où l’on ne peut se soumettre qu’ à l’entièreté du langage et de la présence, il nous est un devoir de se mettre en chemin et de commencer à répondre à la question (posée) qu’en est il pour toi …

… she holds in her hand , a bird, wether living or dead …
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