trame des tresses
Les cheveux filent au courant
finalement ces entrelacs
courant ou tresse
invitent à une danse
symboles d’écume entre-nouée
transe
sans arrangement un entendement
une polyphonie distingue et le dessin et le tracé
prélude aérien
le visage jaillit comme une source et s’affirme céleste
il répond au corps
de massif l’agilité se procrée chant
les nattes de tresses ramènent à la terre
un lien inassouvi à la ligne du fleuve
un fil à l’insoumis
l’air
serait-ce le désir ce bouquet à l’infini des boucles torsadées
est-ce l’affirmation d’un savoir cette sagesse à la frontière du noir?
les mains tissent l’obstination
démêlent l’incertain et le plaisir en ligne harmonique
porte de la beauté l’envoutement des jouissances
les parfums
se parent
pour saisir la douceur
couleurs cette sublimation
clairvoyance
le dessin voute la voix
une courbe limpide se mire au brasier
s’entrouvre l’ébène sur le jour
frôle
frise la joue un sein bombé
l’ornement lui rehausse les yeux
les cils le ventre invitent à la jambe