ris,homme


des livres-monde,les pensées-monde existent , il faudrait faire comme si tous obéissaient à la voix muette qui déclare que la tristesse, l’abandon est de mise, comme si l’invasion inhumaine de ce monde vide était acquise, sans retour, l’ordre règne et les humains se taisent , ils sont vaincus-d’accord, la langue est blême et il n’y  a qu’à énumérer les listes qui s’offrent à l’oeil , le réel splendide, est chose conclue,

toute velléité de changement , d’engagement , de regard sur le monde qui soit vraiment une voix est évacué,

la rive d’où ne peut partir la voix est blanche, grise dirait l’ami , reflet non-couleur de machinerie déguisée en non-être et l’humain dégrisé est gris;  la rive est encartée en immeubles et autoroutes, barres de réel ; l’horizon s’offre mais se retire , à temps

ce sont ces voix , qui entrevoient, passées de l’autre coté qui se permettent de dire , dire alors qu’il faudrait acquiescer,

il eut fallut perdre de sa superbe et crier   ; car le monde est à l’agonie , car les humains sont pétrifiés, car l’horreur de la guerre et la pauvreté, cette absence d’arc en ciel menace pour le plaisir et l’égoïsme d’une poignée, squelettes morbides et esclaves de la richesse décharnée, poignée de sans-soleil , crachats de sans-souffle, grains d’hommes désintégrés et  asséchés,  c’est cela qu’il faudrait dire en prenant la parole , égarée, c’est cela et plus , plus car c’est la vie , l’homme la femme qui continuent à vivre réinventent et font échec , repoussent de la décharge, crient plus fort que l’illusion est repoussée, refusée , la mémoire contient le monde dans les strates et le cri, la parole qui pousse diffuse l’énergie du vivant dans le mot qui fraye son chemin , en rive en archipel en chair , en acte d’amour qui repousse la mort,

c’est le jardin sauvage , l’oeil qui poudroie , escampette et perlimpimpin , piment, brin de pluie dans le désert, biologie improbable qui défit l’OGM , et l’humain qui croit;

la vérité est sur l’autre rive , des deux bords , entre racine et fraternisation, amour, partage d’une pensée, la belle pensée des débuts, est ce pour cela le regard triste , se savoir de l’autre bord et ne pouvoir , ne savoir qu’être d’ici , c’est la faille , et les romans sont tous en rupture , ils savent leur partage , ils connaissent leur départ , mais sont vaincus par la part d’eux même qi ne saurait partir , cette tragédie à l’oeuvre et que je reconnais en moi ,

je préfère l’archipel ,

le livre-monde, la parole déchirée plutot que d’accepter de voir ce monde déchiré comme réel , ou alors partir , ce départ qui est acquiescement de la rupture et bêchage en diable , en tombe terreau d’un repêchage, la taille d’une floraison ,

se défaire  ; pour refaire , s’augmenter pour ne pas se limiter et voir dans l’horizon la rive , la racine pendante aux queues des orages, des tumultes des cyclones

l’humain vu, su , qu’il voit mais qui ne se sait plus, se cherche dans une projection aveugle, l’ailleurs est rivé à ce qu’on en voit, la défaite, les cent défaites de toutes les défaites semble plus parfaites que l’étincelle , que la mémoire portée en rive, que les strates en bandoulière , chapelet de graine au toucher comme s’il fallait les couver des doigts pour les faire naître, revivre , re-en-vivre, c’est cette fêlure les volets clos puisqu’il n’y a que ça, le songe de la folie en mots pour réinventer , fable de ce qui est mais qu’on sait de source extérieure ne pas être,

dérive de l’im-pensé, immersion dans le son , l’acrobatie rieuse de ce qui s’enclot dans la guirlande de mots sans queue, comètes qui veulent pourtant dire que ici quand je le voudrait est à voir , c’est sans doute aussi que l’obtus, bien que tyran ne voit pas , il ne l’a jamais vu , il l’a laissé croitre, , il l’a laissé vivre cette parabole qui disait son absence à lui l’omni-potent , l’omni contre l’homme , l’homme est toujours de là ou l’on parle , mais parler c’est déparler , ou bien l’inverse , stratégies de résistance, lui qui croit en ce qui est , il oubli qe ce qui est c’est ce qui trouve place dans le mot articulé, ce souffle d’air de chair, pulpe rouge et sang de rêve, in-attendu

© L S 2008

tout ces in- quelque chose, ces négation laisse parler ce qui est à partir de ce qui ne peut être , un point de départ insensé qui se situe dans le non pour dire le oui , le vécu à venir, en germe dans le rire émietté , la parole histoire, histoire, la parole volet clos de l’criture, cette déchirure dans le vivre libère ces vagues de sens insensé parce que non encore là , pour autant non dans le réel , le mot joue à cache cache , il l’a toujours fait , de l’antique aux stratégies des esclaves qui riaient de voir la parole se survivre, l’esprit est un jardin contradictoire, tête tuberculeuse, et fleur épineuses , on ne sait plus , sait cela que c’est , ou l’inverse , on ne sait plus et la langue invariée est crue folle; elle se le doit pour încursionner les mots et les formes de sens retenus , et la danse enchainée et les crocs de l’énergie fraternelle.

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2 réflexions sur « ris,homme »

  1.  » se défaire , pour refaire … s’augmenter pour ne pas se limiter et voir dans l’horizon la rive … »

    cette phrase va accompagné ma soirée …
    merci

    je reviendrais
    à bientôt
    helena

  2. Je me retrouve beaucoup dans vos mots , du coup je ne retrouve rien à rajouter ,
    ça cogne fort , perce les esprits , fait sourire l’âme enfin !

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