mue triste à rame

devant la mer immense le regard perdu dans la vague pense
il pense à l’immensité qui le contient son corps flotte de crêtes en crête
la tristesse l’étreint qui mime ce manque comme un murmure en mélodie
la vie mire à l’espace incertain entre deux instants
les lèvres ouvertes le contiennent à la fleur d’une paume
offerte
ce creux de dune pourrait être une eau pourpre mais elle descent en creux violet
à l’ancre du mot le moment se laisse aller à rêver virgules qui le séparent
inclu
de vague en vague
de creux en creux
s’étalonner comme une écume musicale
les yeux même ils s’en souviennent et le corps s’humecte à l’arc en cercle
vrombissant
l’eau lui dit
la vie le creux
lui dit que la mort mais l’instant réuni
en cercle insoumis le mouvement incessant lui songe et parle le rythme
réitération à l’excès il ne peut cesser d’être
en accent
ce temps surgit de l’intemporel
s’accorde aux goutelettes
le font bruire
de ces saccades les hanches de corps à vivre
vibre à l’accord
à l’intense du vide perclus
le béret en crête ramassé sur sa nuque la laine réchauffe le coton étire
quand il tend la perche
à rejoindre l’écart
à l’ensemble qui enlasse l’autre
ce n’est que là où il ne peut rejoindre
quoiqu’y vaille
quoiqu’y aille
la cime dans les creux murmure inaudible cet indescriptible
les mots libèrent en vrac la profondeur inouïe
le dessus en écaille
le flanc tendre pulse en remous d’eau
météore les milles reflets en dessus
disent l’appartenance aux mille flots quadrillés le vent en dessus et tranche
le regard revient au ciel des oiseaux qui s’y planent en vol oblique
cette géométrie du sentir lui permet cet axe particulier alors qu’il s’épanche
en dessus de la terre le soutient droit du fil de l’eau s’incline
regard dévié
la pensée
l’issue de la nostalgie qu’il sent retenir au fond s’accorde au foncé
la phrase ne peut rendre ce seul son
elle s’écartèle entre tous les cartilages articulés
à l’oeuvre du fond au fond qui le résume
s’il le fallait
il pense qu’il ne peut résoudre cet écart qui s’allonge
il pense qu’il lui faudrait devenir mouette pour raser tous les hauts de l’eau en air
il lui faudrait sonner de son pour astreindre ce couchant en accord
vocal
la transpercée de la flèche que l’oeil lui renvoit loin dans cette trajectoire
qu’il pressent
lui semble plus vrai qu’une construction à boire
radeau qui prend l’eau et il faudrait écoper au ras des jours
pour demeurer à flot
sachant qu’il faut tendu comme un arbre creusé ramer pour arimer
le son la vue le geste , la caresse et l’élan ultime lui permet de sillonner l’envol en droit fil
déchirement l’enviol lui semble sans sens
dé-libéré
il voudrait résoudre la contradiction à l’oeuvre dans les temps
souder l’aléatoire dans ce résumé des contres
réparti
tout embrasser dans un feu résilient
en marge des gris les noirs se foncent et rythment des clairs
l’étoupe
la voile étire et touche à l’air qui le porte
aléas marins et vents debouts
lui parlent d’une chanson
les deux ailes en étoile remuer à la lumière étale
embraser
l’espace au dessus
se soumettre à l’accord
échapper à l’étroit de ses bas
en rythme à selle de cheval éperonner en dent harpon.

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1 réflexion sur « mue triste à rame »

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