les aguets

Écrire un journal des jours la nuit , sans verbe car tout est dans l’inattendu, les tâches sans nombre sur la peau du léopard, la contradiction au dessus de la respiration le long du cou ou tout bascule pour que rien ne soit tout à fait, pleinement conscient de l’abandon et de la gouvernance, mouvement abondant de l’imprécis, plein de cette sève elle lèche à la surface amoureuse du soleil et s’y jette à rire, jouissance avide les mots se précipitent comme des mouches, rigolards et volontaires, devant cet enthousiasme, je me suis mis à voir avec intérêt l’effort de préciser, non la précision en soi, mais une simple envie de rendre plus clair cette précipitation à s’arrêter sur ce qui est matière, espace, fibres, lumière, torsion, buée, eau, air et chaleur. Me voila en quelque sorte aux aguets pour cette sorte d’extase,  attendant,  que se précise cette lumière ou de la nuit ou de l’eau, plongeon et que revive, intact, devant un crépuscule ou ne aube,  l’instant.

un accord, c’est cette expérience qui affine. 41WJJ34VP8L._SS500_