fuser comme des étoiles filantes

étoile filante, fusée ou trajectoire plutôt qu’espace épanoui, infiniment stable dans sa mouvance, respiration immense, l’espace est posé, non clos mais ouvert, un lieu reconnu fait des va et viens

les vides ponctuent, apposent, instituent la relation

l’écriture étant posée, peut elle être autre chose que ce temps, le temps de se saisir dans cette pesanteur ou même la vitesse et l’urgence s’oublient, pris dans cette respiration qui s’impose, la respiration de la méditation, celle du murissement nécessaire à l’élaboration,

filer peut il être autre chose qu’un mouvement insaisissable ou bien comme j’aime à le croire n’est que dans le mouvement que se révèle, s’illumine, n’est que l’effet de même que ruminer

poser les mots plutôt qu’il n’adviennent et n’imposent, s’imposent une longue rumination est elle nécessaire? la rapidité s’accommode t’elle de la justesse et la justesse qu’est ce ? écrire cet espace où un geste est posé avec réflexion et précision ?

étirer l’espace et ramener le temps amène forcément à poser de façon à y revenir, posément la demeure s’installe, les gestes et la pensée hors d’un bouillonnement auquel est arraché non l’indécis mais l’inapparu

c’est de l’apparition dont il s’agit, hors des méandres formels cette fracture du temps quand le labour se déchire est propre à révéler, faire apparaitre, ange ou buisson de feu s’est emparé, mais le temps brule – avec lui un entretemps de la surface, on ne sait pas dans ce surgissement, des profondeurs ou des toujours, l’instant fractal, l’étirement jusqu’à se rompre c’est rappeler le vagissement à la mémoire,  car sans doute cette vitesse ne se laisse pas reconnaitre mais on arrêterait le temps que ce n’en serait pas autre, on aurait beau ausculter et épier, microscope et dictionnaires en main le mystère resterait entier, quitte à réintroduire la vitesse ou l’absence de temps.

un temps plus long, un cercle tel un halo autour du mot, concept ou couleur de langue, musicalité, style éprouvé et circonspect, prudent ou au contraire aventureux, la ponctuation impertinente, c’est peut être de l’approche dont il s’agit et faut il mieux s’expliquer, la précision, la concision, l’absolu du dire, sans retrancher ni ajouter le livre en est il le lieu ? d’abord lieu non de tous les hasard mais de la pensée posée si l’on veut qu’elle dure et qu’elle s’étoffe.

est ce sûr ? la multiplicité des sens et la lecture évanouie sans cesse à reconduire, réintroduire le sens est à gagner, constante récitation la littérature ce grand mot  livre dans les sommets où se côtoient les neiges

peut on s’improviser dans ce temps là ? l’espace est-ce à son image tout comme le temps et la précision, des mots, des choses, écrire en est un jeu, la règle bafouée, charade mais à tant attendre ou répéter le geste de l’apparition, quoi de plus, la pièce ne doit elle pas ouvrir un siège ou assoir ? force à assoir, assises et respirer, en grand Non happer laisser entrer le temps d’écrire, réfléchir méditer, le mot sur le papier à l’instar d’une vie qui assurée ralenti sans menace et profère, des mots jamais encore entendus , non convenus car singer, non .

fil du langage, tenir serré l’inconnue dans les bras
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