et respirer , seulement respirer, écouter les grenouilles et mâcher un brin d’herbe gouteux
en pensant à ce qui me manque
en reprenant des forces pour me donner les moyens d’aller là où je veux aller, où je te rêvais où tes yeux me disaient vient
songer à ton visage, cette flagrance de l’être, ces emmêlements de la vie qui nous frôlait, nous nourrissait
ce bonheur sage ton incendie
se dire que jamais femme si proche ne m’a touché, comment te dire sans que cela semble éculé que je voyais en toi tout ce que j’aime tout ce que j’aurai voulu partager, parce que je te sentais si proche et que tu m’entrainais si loin, ou plutot je me ravissais de voir enfin mon rêve à mes cotés
même si sans doute j’en étais si loin, incapable par mes maladresses et mes dérives, mes retards, mon aveuglement et ma peur de vivre
et même si ta liberté et ton gout pour ce que tu ne connais pas encore que tu déguste, le plein le fin-fond de la vie, ton désir à fleur d’eau, les recoins de l’amour t’entrainaient déjà si loin
moi, rivage noir, tourbe ou rochers gris
oh le beau bateau blanc que tu voyais ou les oiseaux au loin, les brumes de la baie peut être, les poissons des lueurs
ce rêve et ces désirs
moi cormoran hagard pourtant amoureux mais pesant
alors que de voler, danser et rire, vivre jusqu’à la démesure
ou est ce que je n’ai su te dire, te montrer que moi aussi
aujourd’hui tu es loin et je me dois de garder, rejoindre s’il se peut ce que l’on a entrevu, ensemble ces deux mots et que je porte à mon cou cette pierre ces deux boucles et que je serre à défaut de ta peau
assis sur la grève ma tristesse tente d’être fidèle à l’amour que j’ai perçu
ton éclats dans tes yeux tes cheveux à mon cou

du respect…oui je le crois…
c’est déja ça
c’est plus que ca…