l’affrontement des prétendants

Une silhouette dans le lointain rappelle à des désirs enfouis, surnageant dans la masse de la réalité, contradictoire et contrariante, l’image, terme vague, les images projetées sont insidieuses ;  se superposent, la silhouette entrevue, gros traits jetés et pleins bariolés, un croquis, des croquis, aquarelles et eau de couleur comme un œil pourrait percevoir s’il allait vite, l’image lointaine comme revenu de loin en verticale et transversale, affleure, un écho d’autre chose, avance en même temps que ces « à mains levée », dessins des affleurements de l’âme.

Elle n’est cependant pas innocente, elle se construit comme une chrysalide, mue continue ou magie suprême, elle entrecroise les emmêlements qui finissent par tisser une parure, déploiement de séduction, celle du coq même si la silhouette, on s’en doute est femme, semble l’être, complexité et faux-semblants ; la séduction est  projetée, d’abord à soi-même, vise à contrecarrer le projet de l’autre dans le regard, émanation du monde intérieur, image des milles images, lave d’avant la forme, archétypale renaissante de l’imago profonde, la cigale caméléon se fond à l’arbre, devient l’apparence de l’autre, dissolution de l’autre, cet inconnu, le regard  doit capter pour exister. Mais cette danse de séduction, immobile et perverse, nécessaire à la survie se voit aussi niée, elle  est camouflage , se fondre dans le regard autre, protection de l’évasion, sauvagerie de l’arrachement à la captation, le but ne semble qu’être égocentrique. l’image est le transport. la contradiction est en route. hors d’atteinte dans le mouvement, sidérée. La poésie convoie.

Dans le chemin de l’un à l’autre, les projectiles fondent. De part et d’autre. Qu’en est il ? Il faut s’approcher. Tenter de discerner ce qu’il en est. Se soumettre  à la froideur et permettre le retrait car la danse de séduction s’exerce aussi de soi à soi , rapport subtil. Comment voir, réellement voir sans se leurrer. Le regard que je vais porter doit revenir à soi et s’ancrer dans l’indubitable, quitte à le construire, même provisoirement, y revenir ; un référent où se tenir. Lieu où je vais percer l’espace de toi à moi. Et là, dans la vision, l’alchimie des êtres, entre temps et espaces, corps et intériorité, défense et attraction, rejet et enrichissement, terme impropre, ingestion peut être dirait mieux cet engloutissement. Une décision primale s’enracine dans son fonds propre.  Va céder à la violence de l’affrontement, décider de l’accouplement.

Quand la distante s’efface le regard désille. Que vais je y voir ?



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