rien ne va plus

Comment C B aurait il réagi s’il avait eu entre les mains les productions de ce personnage de Tommaso Landolfi qui, croyant apprendre le persan d’un capitaine anglais, se mit à écrire trois volumes de poésie dans cette langue avant de découvrir que lui avait été enseigné un idiome totalement inventé? Aurait -il dit comme le grand critique de la nouvelle qu’ une grande œuvre d’art peut fort bien n’avoir aucun sens général, n’être faite que de suggestions musicales et suggérer à cent mille lecteurs cent mille choses différentes ? … Il y a, disait landolfi, deux façons d’être un vavasseur de la littérature : l’une péremptoire, l’autre dubitative. Optant pour la seconde il fustigeait les maroufles prosaïques, coupables de  ne pas admettre l’épanchement du songe dans la vie réelle… Par delà les années, il tend une coupe remplie de l’élixir du diable aux délicats qui, las du graillon naturaliste, s’inviteraient chez un chaman pour goûter à l’ivresse de la démence.

(Linda lé, « au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau » , éd Chr Bourgois 2009)

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