violences d’effacer

…courbes douces et violences d’effacer ce qui pourrait renaître

Un homme en mémoire et un embryon d’avenir

(Aslé)

Comme quoi tous les regards sont permis, violences d’effacer, certes pas ce que mon geste peignant impulsait, en tous les cas de  façon consciente,  non je pense que c’est le monde qui est en plein effort de réponse  à lui même et s’augmente, s’ouvre , non il y a de la conquête, il s’épand , est en expansion et instaure l’harmonie,
est il visage ? je me souvient avoir dit que le visage d’un Botticelli était un monde en soi, un cosmos que l’on ramène a tort au visage , mais l’être humain peut il faire autrement que de ramener au visage? le monde peint ou dit est il forcément une métaphore de l’homme et l’humain se ramène t’il au visage. ne peut on y voir un dialogue ; la présence à soi et de là accessible, le monde qui s’offre, les deux mêlés car ils se font face et sont peut être indissociables, en complémentarité, l’un
seulement étant capable de voir l’autre! et de se laisser aller à ce rêve, miroir de lui même en mouvement, comme la mouvance des lumières lorsque les nuages passent, subtil échange sans que l’un veuille prendre le pas sur l’autre ! se regarder en miroir c’est se voir avec les yeux du monde, le monde lui ne s’octroie pas un regard il file le long du temps qui lui même ne se laisse pas arrêter.
Un entre mémoire et avenir, un embryon ? cela me fait penser que le vide serait absence de forme , ce qui chez moi , de façon consciente n’est pas dans ma pensée, il s’agit plutôt de lignes de force qui gagne sur le non encore , le présent dans son mouvement ,
cela correspond t’il à une structure mentale embryonnaire chez moi , incomplète, peut être, mais la forme complète telle que l’occident renaissant l’a exprimé ne me touche absolument pas , ce monde fini, capté n’a aucune résonance en moi , il me faut de l’espace, une conquête, des signes d’une appartenance et une mouvance nomade, et tant d’autre chose,
un texte sur la peinture que m’a envoyé N m’a surprit, cette peinture européenne ne m’apporte que si je porte un regard d’étranger, que si je vois chez Vélasquez un espace des rouges, une cosmogonie immense de couleurs et de forces à l’œuvre, retombé, je tourne la page ,
Vermeer, pareil, un grand abstrait façon Rothko , lire les pages qu’a écrit Maldiney à ce sujet,

mais évidemment on ne se voit pas et c’est peut être ce qui se joue dans ma peinture, peut être la peinture ne peut elle témoigner que d’un regard, et le regard est il autre chose qu’un être au monde, sauf à tomber dans la convention , ce qui est pour moi sans intéret.

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1 réflexion sur « violences d’effacer »

  1. J’ai de la maladresse c’est certain, je manque aussi de toutes les connaissances en peinture…j’ai dit ce que je ressentais comme quand je parle à un paysage et que je suis toute seule à m’écouter…

    Je manque de silence pour entendre l’autre, c’est mon plus grand défaut…

    Je vais mieux écouter en me taisant…juste un peu…

    On peut sourire aussi cher poète, sans convention…simplement pour l’art du plaisir

    Je reviendrai encore te titiller

    Cousine Aslé

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