le corps à l’abord


je t’ai vu derrière la paroi, des verticales amoncelées de travail en attente
tu ne m’as pas vu

du coin de l’œil, car l’angle était fermé
tout comme une esquisse absente, je me suis demandé est ce bien toi  , non
tu étais là ,

attendant , sans doute d’être prête ou est ce le moment qui était en avance; langoureuse et absence, pourtant

tu n’y étais pas,

moi
j’ai joué le  jeu , dans le sens ou j’ai fais comme ci tout était normal , j’ai eu l’air de faire ce pour quoi j’étais venu
l’esprit ailleurs ,

ou au contraire dans ce geste que je me devais d’accomplir dans le courant de la journée ,

et la brise inactive,

là rien n’anicroche ni n’attarde, nul besoin car le  mouvement au début calme d’une vague repue, qui semble telle sans vitesse encore de toutes les possibilités en mouvement;

j’ai pensé à la brillance du jour ou l’action commande,  platitude du matin quand pas un souffle n’exige que la lave de l’être remonte combattre les promptitudes du jour, là ou le mouvement est si aléatoire si prompt que tous les pores sont facettes de réverbérance, comme pour capter la vibrance d’un soleil qui anime la profondeur et la vague du tranchant, profondeur des ressources, la où tout le corps est couleur et s’apprête, se pare des flamèches d’une vie remonté de l’engourdissement, issue de l’endormissement, lèche nocturne ou tout parait semblable mais qui si l’on s’y aventure et observe calin de manière à laisser le sommeil transparent, l’endroit des couleurs bientôt seront vibrantes car d’une verticale à remonter , accroches les faces et les gestes innombrables en matité vive contrer les rebords du jour

vide ,

la trépidance insinuera l’arrêt qui ne peut s’intimer, la veille est synonyme d’enroulement , le jour réclame cet abord frontal et pour ça les facettes se transmettent à l’éclat , de la langueur la profondeur, la mouvance déferlante de tous les éveils;

tu étais dans cet entre-deux , ou repliée le ressort prend de la hauteur et lance opérant le mouvement impatient,

lâchés dans ce tremblement la bouche mains œil et la robe appliquée bouleversent , pieds la cuisse ébranlée jusqu’au sexe suent dans le frottement à l’assaut irrémédiable, luisant au jour.

L S 2005
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1 réflexion sur « le corps à l’abord »

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