puissance tellurique , poids de la parole comme chemin tracé dans la terre de nos humanités droite quoique courbes , la couleur teinte terre et eau, ciel et chaud mais surtout nous dit hors de toute tergiversation , replis et retrait , négation et affirmation de bois brulé,
brève une voix hors de doute qui combuste à la réflexion ,
certainement pas oubliée ni incertain ,
il demeure frèle comme une forêt qu’on pourrait certes abattre pour en faire du papier à rouler les cigarettes ou imprimer des publicités éphémères , mais la forêt dense est presque pierre, reste mémoire strate d’une humanité à jamais dans le vif
P S pour mémoire ,
fragilité du temps et mémoire ultime face à l’incommensurable immense , même réduit à un chainage de plastique ,
le cri des arbres de la forêt abattue , calcinée mais revivifiée dans le cri de l’arbre rebelle
finalement
en revenir aux mots du cœur …
sources : Kacimi, Mustapha Dimé, Krajcberg, Tannella Boni …