
© ArtySIL
merci à ArtySIL pour son travail patient qui a permis cette réalisation.
Chandelle d’élixir l’affleurement distille si peu
qu’elle tient à distance
le magnétisme intense d’une formule
éprise d’absolu
du bout des sens la marge des frétillements
elles apposent l’éclatement à la couleur
même dans cet indistinct
les voir
apparaitre
prêtes à tous les verbes
les gestes percent à portée de voix
turbine de mains
dans ce demi obscur
l’aura
est à défi
rayonnement incandescent
pigmentaire
entrecroisement des lignes
contrecroisée des faisceaux
carrés ovales
dérives des sillons
fleuves doigtés
la peau est un rébus
tour kabbalistique
enchevêtrement des langues
babelle cinq iles
paume continent
les rives
l’abord de l’air
lire ces tracées de l’être à fleur
de peau
signes s’étendent le long des doigts
révèlent la toute puissance
l’engloutissement du sens
les sens à l’œuvre
toutes les caravelles
Eldoradelle
croix gonflées en périple du vent
crient terre
la main même immobile
est comme une noix de tonnerre
bleue
menace douce
promesse et les délices
rivage rivelle rivale rive
charnelle elle tisse à l’envie
soufflée sur la paroi
l’égale de la bouche et du souffle
l’oeil la révère
la voit lire toute en puissance
magie rousse rouge
pulsations éclectiques
sous le masque charme
elle
tous les bruits
les nues force contigues
émanent
d’elle
l’univers entier se déclenche
l’entredeux ombre d’un corps à l’affut
jus de l’œil
joyeux
le vivre par l’ouvert
pourrait se refermer
saisir
agripper
étrangler
et puis magicienne dodécaphonique
sculpter façonner résonner griffer
caresser guérir effiler tenir
garder offrir passer capter
C
losange d’ange
elle sait dans son toucher
elle est le tout de la femme
féminin de l’homme
elle règne par le toucher
elle peut déclencher
vibrer l’essence
fascinants
vents de la création
subitement animer l’effervescence
subtilement enchérir l’élégance
diffracter l’isolement
soumettre l’ensorcellement
transformer
le monde en joyaux
orfèvrerie
la langueur militante
elle n’a pas de rives
elle les éléments
de tout ce qui s’offre et se refuse
éberlué l’oeil perçoit tout ça