torrent'elle

cette distance là
je la caresse comme un torrent qui mêne à la mer ,

comme une faille d’où surgit la lumière

ma propre obscurité nourrie des dessins à l’ocre de peau ,

la blancheur de l’esprit m’habite dans la fermeture pesante de la roche

qui ,
en cercle me laisse libre par inadvertance

la terre a un chant qui toise
me replace au cœur du mystère ,

de la question au fétiche

couche de cendre ,

abandonné au coin du feu ,
il ne sert plus sans doute et l’a t’on laissé là ,
à demi calciné
pour pagayer à la chanterie des sons-mondes ,

les questions rugissent des certitudes,
enterrées ,
à moitié découvertes;

en termes de peut être à jamais

Publié par Lamber Savi

Défiance créative: peindre, écrire, traduire, simplement suivre les bulles du courant http://about.me/lsavigneux

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