la chaleur
au frisson vague
le visage
haut
dit cette plume de l’airvu dans le cielqui
rouge
les cheveux roulent d’une corde douce
tressée d’un vœux millénaire , jamais accompli
l’Amour ce mot orage déverse et brule ,
non ,
l’A que je poursuit comme libération ,
reconnaissance
ambre comme rasade
nerf
de la brulure
brisure
sans laquelle je ne suis
plutôt moi
et que je fuis
suis-je
presque île dans le désert bleu de ce ciel qui court, dévale océan
te recherche sans route
il est toujours une heure quelque part ,
à un moment
et c’est l’heure
où je pense à toi écris crin et rire ,
pour moi
selle du pacifique car ce mot l’aime vagues et flot
beau ciel qui enrobe ,
vois
le beau visage
noir , bleu ébène plombe comme en survol un rêve
sourire comme jointure
aux mots c’est cette envie qui pointe
et trous que je brille dans mes yeux bois
bouses en lisant les mots , ce tien visage inconnu j’en trouve les traces quand crache la mer
onde écume
les cheveux soie sable
grain fins de tes peaux sont roulade et chaleur au frisson ,
et que je fuis
flute en ut que je ne retrouve que dans le désert bleu de ce ciel qui court, dévale l’océan à ta recherche sans doute