
L S 2005
est ce le feu
cette touffe cendrée
le givre
dissout l’étreinte
la violence du choc fut telle
qu’île en elle
en trombe le bleu soudain
par l’éclat des yeux
évanouit le jour
allumé
le feu regorge
d’amertume
cette ride à l’espérance
astre majeur le gouffre
tombe
aspire l’ajour
rive
cette déchirure d’embrun à l’écrin indigo
fine seule et belle
le rire d’onde plissé en œil
nouvelle
la fin hisse
se retire
désir désabondé
la joie crie
terre
fragilité d’opale
cataclysme majeur la secousse fissure
bris de roches
d’un tremblement incertain
la vrille spirale en chute de fuite
est ce définitif ?
l’entrejambe de sang
déserre
le licou d’hypnos
de la vague meurtrière
le désir ravage
fil tendu
perdu aux lèvres de dédain
De son cou, je suis la proie,
Cette veine palpite dorée,
Une terre plastique, mots d’elle,
La tempête est ouragan, en son oeil,
Aveugle, je la suis, je la mange,
Ce feu attisé par ses airs.