tu te répands pollen
aux sourires de l’air
tu te vagues si vert
au creux
si tendre sur le bleu
profond
transe de la peau
marine à fleur de vent
l’humain aspire en sève
femme
le brun rappelle l’eau à la terre
elle baiser elle gouffre en peau
comme elle une brise rappelle
les lèvres enroulent le poids des mots au seuil des yeux
mer
elle
aussi le fleuve
en brin sur l’éclat
calme profond
qui te regarde
embrasant
elle
Amina
renferme dans son geste
toutes les paroles non dites
et toujours
dans son geste
la tige ploie vers
toujours en mouvement
comme ces brindilles d’eau
qui
feu
se survivent
en
lac
immanquablement l’horizon est fusion
d’une ligne violette entre les deux bleus
qui en frémissent qui se rejoignent
je
disparais
et dire
revient
bouleverser l’ordre d’indicible
volcans souterrains juste une ride
comme une lèvre au coin des lèvres
comment y croire ,
les ailes papillons en déchirement sismique
de brin en brin
incrédule
l’herbe brune
embrun comme la rosée
silencieusement permettent la tendresse
L S amina 2008

C »est magnifique, c’est céleste, c’est la Vérité du coeur.