Amina, c’est le nom que je te donne , sa farine touche à toutes les rives, je n’ose les dire,
la peau s’éclat soie noire comme nuit au soleil, elles pourraient disparaitre,
ce n’est que fruit et fleur
abeille mutine à rive d’elle
une carte marine charme
sombre la profondeur océane
les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène
cœur mûre et l’œil serré
la peau brune
les veines d’un noir bleu de lave
lisses
tes cheveux ramenés comme deux mains saisissent le ciel,
geste alangui,
ce rouge carmin s’accorde à la pigmentation ,
isthme
le ciel déferle
bleu
profond comme la mer
rouge
fébrile ou tes vagues
murmurent
séisme,
entre les émeraudes qui te sont seins
azur
opale
retombe la courbe en frisson
tes doigts,
presque en frôlant se joignent, éparpillent le parfum
la magie rose et âpre violette mendiante de la journée
tu viens
luisante dans le réson, unissant ton et son
tienne
au jour Je vais puiser dans ce désert de poussière sale et équarri de bruit,
un coin de chaleur entaille le malheur, illusion et connivence
ta beauté,
féminité
homme
je vais creuser l’eau pour épancher la soif
la douleur sèche est raison
et je m’en vais chercher guérison,
les affres du vent
gué ou déraison
Amina ,
ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles,
sève et âme, murmure et appel définitif,
salve douce et eau qui gronde,
staminal comme étamine.
© L S 2006

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