Vie violence

février 1, 2010

 Je sais que la violence existe, je l’ai rencontré, et plus mais sans affinité, mais je dois dire que plus ma jeunesse s »éloigne plus je me rends compte que je souhaite autre chose à la vie, cette chose dont l’absence m’empêche de me sentir bien, quand je suis confronté à l’égoïsme, à la bêtise, à la violence, je ne me sens pas solidaire ; j’aspire à son contraire, je souhaite l’harmonie, j’ai envie de la douceur et le fait que ce soit plutôt un rêve et le fait que le réel présente l’autre face, m’enfonce dans le rêve, j’y plante mes racines, et puis pour avoir connu la violente, pour la connaitre encore, pour avoir été éberlué de mes réactions parfois, car on ne fait pas ce que l’on veut à l’être humain, le minotaure rugit quand on lui tire la queue, quand des protozoaires en terme d’importance mettent à nu la plaie, le rouge et la violence font place, nette ? non car quelque chose alors disparait, et puis on le voit, partout l’invasion de la laideur et la frustration, la pauvreté et la privation, le cri et l’absence, la douleur et l souffrance, la négation et le mépris, le néant et le meurtre,
 un jour, Gandhi y est pour beaucoup, je me suis mis à vouloir commencer à faire exister la beauté, à mes cotés comme un relais que je passerai en pleine course, comme Candide des fleurs ou des légumes là où avant l’errance écrasait l’espoir, et puis les bombes la torture la guerre dans mes montagnes à rives, l’océan partageur de l’esclavage dans les gousses de cacao, mon beau port sur la même rive que les négriers, et puis la réponse insolente à la poussée du pouvoir qui défigure
la violence m’habite mais avec  elle tant d’autres choses qui en sont les racines, une mer puissante et l’éclat de la lumière, une humanité civile et les germes de la discorde contenus, la fraternité à l’horizon
et puis l’ile dans chaque matin de brume,
 et la peur de voir la main disparaitre dans un geste de sang répandu,
La cassure la rupture d’avec la colère et la destruction,
Je tiens la main sur ce à quoi je tiens,
Dans les trous de ma flute l’air de l’essentiel musical aspire
les fumées
et que le pouvoir ne voit plus et nie dans leur pouffe ( de pouffer) suffisant

La violence est ce qui fait tenir debout, elle est ce courage qui dispense,
Et permet le rêve dans les vides,

Elle nous enchaine et j’aspire à l’air

 circule de cime en cime, car l’arbre qui me soutient me suffit, la voile qui me pousse m’emplit  et l’eau me ramène au rythme

Pourtant la vie est aussi pulsation et puissance et poussée du réel, pourtant l’autre existe et je ne peux l’ignorer , alors j’essaye de vivre en accord, j’essaye de donner un autre sens à la violence et de par ma poussée, celle du corps et du temps que j’interpose, détourner la tempête

et même si je suis tempête mon trait la recouvre.

 

 

le pli de l’air

décembre 20, 2009

 

Issu d’une résidence au brésil ce livre libre me semble regarder de son oeil plissé l’irrationnel se glisser entre les ombres et les lumières du vivant, sans poétiser, presque en récusant la forme poétique pour mieux l’installer au coeur, de ? qu’est ce que cette écriture ? une vue, un rendu compte, un marmonement, le surgissement de l’invisible dans la conscience et l’émergence du réel, solide, brut et dérangeant presque par son vulgus, bruit, donc , ou les conversations des inverses, bruits inaudibles du réel car il y a sans doute plus à entendre de ce qui est dit dans le réel bruyant mais finalement dense comme une pierre, et ce silence si bruyant, mais le mot ne convient pas, musical, infiniment musical et plongeon dans les polyphonies secretes de la foret, des être à la tension des ondes que l’on nomme magie et de l’intériorité,
 le pli de l’air,
 serait-ce ce point ou tout se fausse et ou tout apparait dans les prolongement et les retranchements du réel , car nous sommes au dela du visible et de l’invisible, audible, criant muet, improbable frontière qui n’est qu’un pli, je ne sais pas bien , mais le livre qui se déroule ou s’offre  un peu comme un pli, pli comme un glissement de terrain ou courbe multiple de la réalité, tout cela dans la plus grande simplicité apparente,
ce n’est pas si simple de voir mais est ce voir, le réel dans la chaleur de la multiplicité, ou rien ne semble fixe
métamorphose uniquement à l’oeil mais est ce l’oeil, qui fixe alors que tout coule entre envers et endroit, vilain mot, pourquoi droit, tout me semble mouvement, il faudrait préciser mais le peut on à vouloir laisser libre, autre mot pour insaisissable, le vrai est ce dans cette attente inlassable?
est-ce bien le texte ou est ce moi qui prolonge, m’empare de cette évocation, à tout prendre et rejoins mes rives …
un livre ou l’on revient, revient, comme vers un lieu où l’on attend
où la vie et les vivants manifestent

note , » Le pli de l’air » d’Erwann Rougé

lecture d’antoine Emaz (http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/07/le-pli-de-lair-derwann-roug%C3%A9-lecture-dantoine-emaz.html) à lire pour une autre approche

page de présentation d’Erwann Rougé , poète essentiel à mes yeux : http://www.artpointfrance.org/Diffusion/rouge.htm

et la terre

décembre 13, 2009

 

et  la terre ne nous appartient plus, ils ne nous y font plus de place, ni devant ni derrière, il nous faut creuser à mi-hauteur, coincé ailleurs entre le thorax et la plante, du fond du jardin en ricanant,

alors oui , et pourtant si ! ,

mes incantations défenestrantes me font boule de feu et zèbre l’espace d’ ouest en est et du sud en nord embrassant mes amis (brasse) et mes amantes (braise) trop peu si peu au passage grinçant de mes vents, mes nuages de fumées soupirent à l’aise de mille lieux, ma langue, que je parle souterraine est irriguée de milliers d’autres langues circonflexes et je cligne des deux yeux à les écouter irriguer mon sang, slalomant entre les ferrailles électrisées des pylones qu’ils ont voulu plus fort que le temps, les fausses montagnes de béton,

 ils se sont cru incontournables

et vois comme j’ai le dos tourné, vois comme je parle aux ancêtres et aux à-naître; aux rivières et aux écorces de feuilles, aux vents qui chatouillent les marées,
vois comme je suis l’oiseau et file à travers les balles me cachant dans les nuages, et les bisons comme les ours font la sarabande se tiennent les côtes et n’en peuvent plus de rire , se frottent dans la neige et imitent les lézards,

la bonne blague de leur monde en berne

je suis du pays du sourire blanc noué dans un pleur.

 

I’m in love with a potter

décembre 3, 2009

…a flavour to each family

© Jody(1) and Polly-Rose (2-3) Folwell

If beauty is in the eye of the beholder, then it is the individual viewer who  define what is a masterwork… for some beauty is b dissonance. For some ased on harmony. For others dissonance. For some it is a sense of endurance or a sense of that which is beyond us… Perhaps one does not fully grasp or recognize the reason, but feels a spitual connection , an arc of recognition that may come from a subconscious agreement of colours, image, shape. Perhaps it is with a slight sigh of inner happiness, a silent gasp, an inner electrical flow and the final rush of contentment, but we know.

© Jody Folwell, Susan Folwell, Polly Rose Folwell and Diza Sauers in « Hold everything masterworks of basketry and pottery from the Heard Museum »

[Si la beauté réside dans l'oeil de celui qui regarde, alors celui qui voit définit le chef d'oeuvre...Pour certains la beauté est basée sur l'harmonie, pour d'autres sur la dissonance. Pour certains un sens de la durée ou de ce qui nous dépasse... il est possible que l'on n'en saisisse pas entièrement les raisons, que l'on n'en ait pas conscience mais que l'on ressente un lien spirituel, comme un arc  de reconnaissance qui peut être vient d'un accord inconscient de couleur, d'image, de forme. peut être juste un saisissement de bonheur intérieur, une inspiration silencieuse, un courant électrique intérieur et finalement cet élancement de contentement, mais on sait .]

happy like in a pot of honey

décembre 3, 2009

ravines

décembre 3, 2009

à un autre  temps , répond un autre rythme,  du poème , qui n’est même plus poème, ce temps là englobe beaucoup plus

les mots y trouve une résonance autre,

inspire

les mots y trouvent une résonance autre , parfois ils s’arrêtent et ne franchissent pas , ils restent sur le bord , ravine, ils y ont mené, désignent vaguement ,

ils ont perdu la prétention et laissent l’ se déployer sans qu’ils y participent,

eux y mènent, ne sont que les coup du bâton sur le roc,
ou le rauque du rire , l’aiguë de la voix,

pelage ventre pluie

dans la danse, ligne  une convocation, entre,  le temps , dont nous ne pouvons nous éloigner appelle

sur ce versant dépouillé se peut apercevoir, ce , la, les mots entament , au seuil sous l’astre rire

énigmatique

significatif

inaccessible

pourtant les mots y mènent

lueurs la nuit, aube graphite grave les rayons du matin

le temps

novembre 30, 2009

changer d’esprit, avancer : le futur est tout grand ouvert ! (Bijou Letord)

 

le futur ouvert, s’il faut dire
si le passé est grand fermé
à moins de flotter dans le présent
bénéfique

et ouvrir une autre ère du temps
, une autre dimenssion du temps
, sans reference

passé-futur-présent

ni ouvert
ni fermé

tourbillonnant dans l’immobilité

le temps est fou
si nous voulons le chevaucher

 

eau des racines

novembre 26, 2009

et si mon nom n’est pas basque ; c’est qu’on m’en a donné un autre, je suis fait de méandre que comme la rivière la vie creuse dans la roche, l’impalpable du réel, surprenant comme cette eau qui gronde retenue par les morts dans les recoins profonds de la masse de roche qui grouille sous nos pieds, que nous appellons l…a terre, multiforme je le suis et en même temps un en esprit même s’il cherche à se rejoindre constament être rassemblé dans ce lieu du monde et du corps d’ou il peut voir et être, l’instant projette ses propres méandres et redéfinie l’identité , mouvante et multiple,
l’esprit rode et règne, tout doit lui revenir quelque soient les fentes ou il se glisse, lui qui s’accroche, lit grognard de l’harmonie

novembre 17, 2009

l’histoire

novembre 11, 2009

mais Set y voyait des éléments de l’histoire dans leur pureté et il lui fallait être fidèle à l’histoire, coûte que coûte. S’il échouait en cela, il se perdait pour toujours. Il lui fallait être fidèle à l’histoire , Il lui fallait être fidèle à l’histoire.Il lui fallait être fidèle à l’histoire. Il y a une histoire, une seule, se disait Grey, et nous la racontons à l’infini parce qu’il le faut ; c’est la définition même de notre être.

© N.Scott Momaday, l’enfant des temps oubliés