
juin 23, 2009

ART HORIZON de SEAN SCULLY (http://aloredelam.com/2008/04/19/sean-scully-ce-que-le-regard-cache/)
un exemple de l’art de DONEDA

juin 22, 2009
Chaque poème a quelque chose de l’éclair. Je ne dirais pas que le poème est un éclair, mais qu’il y a en lui un éclair. Tel est le point de départ, il implique une exigence, mais il est très difficile d’être fidèle à un éclair, de faire en sorte que le poème s’organise, croisse comme un organisme autour de cet éclair, cette petite illumination initiale. Très difficile qu’ensuite ne vienne pas s’y ajouter tout ce qui relève du caprice, de la virtuosité de celui qui connaît le langage. Non : il faut que les choses naissent comme naît un organisme, comme elles naissent dans un organisme ; que chaque cellule en laisse passer une autre, que chaque mot, chaque silence soient à l’origine d’un autre mot, d’un autre silence, qu’ils engendrent ce cycle, cette unité qu’est aussi un poème.
©Roberto. Juarroz.
juin 22, 2009
se résume à s’approcher des limites de ce qui est dit et un grand apaisement survient car ce qui est dit résonne , c’est dans ce re-son et la fréquentation de l’inaudible, l’invisible, l’inarticulé que se résorbe peut être le fatras ou la tentative d’exprimer, cette construction utopique pour donner forme face à l’usure du temps de la surface , dans la violence et l’effacement , ou ,
la poésie replonge dans le bouillon du silence ce qui se croyait dit , ce qu’il croyait dire , couleurs , mugissements , sons et effort démesurés face à leurs marges dans le silence ou le résorption des vécus, les appels du sens ,
finalement parlent d’elles mêmes ces têtes et queues du son , face à l’inouï ,
fascine cette tentative de porter le son dans ces contrées là , vers l’effacement, le murmure porteur de l’ensemble, dans le heurt aussi et la cisaille et la coupure, la réconciliation ,
quoiqu’il soit, c’est au delà dans le contact de la touche, bouche du néant révélé, béant rebellé,
la poésie , là ou rien de prévu n’advient ,
ou le mot ne peut fabriquer du silence
se laisse dire en une échappée quand on lui lâche la queue et que retombe dans l’inexprimé , prend tout son sens ,
la construction est utopique elle cache l’essentiel et le dévoile, pourtant aux yeux de tous qui savent relâcher,
l’art, une tentative de s’y préparer ;
en quelques mots c’est ce que dit Miro lorsqu’il parle de l’artisanat qui finalement ne lui importe pas , il dit l’important c’est quand l’art se fait dans le silence de la pensée ; à l’improviste, en marchant , la tête vide .
juin 20, 2009
brânme
Posted by aloredelam under AU GRE DU VENT, musique, poésie | Mots-clefs: Doneda, Rothenberg, sean Scully |[2] Comments
La mémoire, à propulser, vers l’humain, le frisson ,
touch ! suspens du toucher les deux sens en contact, touch c’est autre chose, c’est l’expérience de l’autre dans ce non encore ligne de contact , feu dans la stratosfaire
oui , ce texte je l’ai trouvé chez Doneda ,
l’écoute, du souffle de l’imperceptible que l’air conduit,
un simple que ,
une relative sans suite comme le son que semble déchirer cette entente à atteindre le vide du mot, jolie expérience que ce vertige à peine ébauché, crissement à l’égal du blanc les mots accrochent le silence , la porte de l’inaudible, que
c’est le rythme plus que le sens des mots , c’est ce serpent qui bouscule en douceur par en dessous
l’imprévisible et la place qu’il laisse , au temps dans les interstices, les mots dans les sons les re-son et les non-sons , avant , après , au delà tout est dans ce murmure où des lignes de contact ces chantages de la vibration ces relations au son du passage de l’un à l’autre, massacre où les frétillements de sens, par la queue de tanche de haut en bas l’impromptu des couleurs à peines murmurées , quand elles se diffractent, marmoréennes, à l’insu et en cisaillement, les vagues comme coupées par un ciseau buté, imparfait même il tranche, déchire au hasard des fibres, c’est là que le son couleur s’inscrit à l’espace, dans cet outrepassement, ce surgissement de son absence, un petit rayonnement de son entre les lignes, c’est là que ça devient intéressant le reste est remplissage les couleur saturées qui cachent à force de hurler , formes etc . une brêche dans la craquelure ou l’outrage de la truelle, mais la texture , pompeux mot pour désigner ce frottement son être-là et son plus-là, soudain, à la mesure de la disparition rend l’écho la trace qui murmure, le temps , le corps une salive, un frisson, et quand le dire alors des geysers de crêtes des mots des tourbillons de silence à attendre, puisque l’absence absorbe, mais ce n’est pas qu’une absence l’anse anche os de la ou présence ou tout ce que les mots veulent désigner, cerner , bâillonner, c’est à l’aspérité quand désigner, dessiner est passé détrempé, que se joue en retard l’ étonné, là de l’anticipé , hors de l’énoncé, trait qui échappe à lui-même en devant et en avance , selon un schéma fixe, une pensée qui s’interpelle en dehors de la pensée quand elle s’oublie et révèle un entrebâillement, un art horizon, là je vois le surpassement de Scully, l’air, “no stranger to air”, retour des carrés bien formé à des lignes fixes tracées au cordeau mais en couches successives malgré tout le débord et le rebord pensent dans les remords, les fébrilités du peintres, osées, alignement qui permet la marge et l’a peu près, peut être même une révolte dissimulée à peine formulée, un simple gros oeuvre laissé pour compte contredit l’obstination à construire, cet écart dit ce qu’il faut entendre les stridences inocentes imperceptibles vaporisent des émanation quand elles se touchent, se recouvrent, se recoupent , l’essentiel est là le reste n’a plus d’importance , la bavarditude se perd dans les pointes des sons de ce qui se devine du non-peint, de l’enduit en dessous, des traces qui s’étant résolues à se taire causent,
Doneda c’est pareil , c’est à l’aventure du souffle en devant de lui , par pour surprendre mais se surpendre, suspendre, l’heure des orateurs , ceux qui péroraisonnent, braillent quoiqu’il fassent c’est dans ce relâchement de la volonté quand ça retombe, dès lors plus besoin de prétendre, la tension s’arrime et dans la résonance dans la traque mais comment traquer sinon en déraison,
la vaillance de l’air à la couleur claire, intermède la cessation du réel

le vent la mer, ‘écaille, le temps qui fond va te le dire
brânme l’âne qui brâme anima ou brahma tout est dans les a coiffés ou pas ouverts ou fermé continu ou discontinu droite entre fil et entre son le rire pourrait pleurer en courbe c’est à la pointe qu’il s’attend
juin 19, 2009
Quest
George Dibbern
Te Rapunga
juin 17, 2009
the orators (11)
Posted by aloredelam under musique, poésie, poétiques | Mots-clefs: Rothenberg |1 Comment

Be no stranger to
Air. Be
Killer. The golden
Delivery
Be as you see it
Do not
But
Be.
& be guardian.
Be tooth
Seal apart.
Be sentinel
Vibrate.
Be vapor
Contain.
Be cave
Blossom.
Be bush
Murder.
Be moth
Be.
Be aureole
Essence.
Ardors
America.
To be
It
Which touch.
Oh.
I touch.
Your hands.
That
touch
My face.
Let
Be.
Turn
From touch.
Far
By
Turning.
Twice.
Or in a thrice.
Or by turning
Be me who
Blesses.
Suffer. Destroy.
Be certain.
Merge a particular picture
Blossom. & open
This surface to clouds.
Be orators
© Jerome Rothenberg 1966 sur l’album From between de Michel Doneda
juin 14, 2009
Mon premier poème traduit en español par Rosa (bellissima amiga!)
http://www.myspace.com/rosaae

EL PAJARO

© L S (huile s/toile) 1996 peint en même temps que le poème (ou juste après )
Hay fibras del futuro en el presente
de lo que fue ayer
y soy otro (nuevo)
lleno de savia renovada
virgen y fuera del tiempo
como ave sobre una rama que ríe
mirada verde sobre una cabellera negra que luce
en su mirada
la noche de los tiempos renovados
en este instante
un relámpago
que estalla en un mundo nuevo
que se desprende de ayer
uno por uno
en un equilibrio inestable
libre
que revolotea
burbuja que se arremolina sobre ella
a la izquierda
a la derecha
en un movimiento travieso imprevisible
este mundo
que brilla de vivir libre …lo suspende
ligero
ligero
y se convierte…
en pájaro.
© L S
juin 13, 2009
Texte et peinture de Marie-Christine TOUCHEMOULIN – LES OVOÏDES – Hors saison
Parce que là…
En cet instant où l’oiseau tremble…
« On »
Bat de l’aile !
« On »
Entend le bruissement d’un envol…
« On »
Écrit…
Une phrase personnelle tonitruante au sein de l’oiseau qui chante notre
ambiance…
« On »
Devient en l’âme du chantre qui s’improvise en l’esprit intégral qui nous
habite subitement pour émuler notre amour du Vivant…
« Le cantique de l’oiseau »
Oh !
Le psaume de la colombe niché au coeur de l’arbre qui ne cessera jamais de
nous abriter…
Qui ne parviendra plus jamais à taire son écho…
Pour nous forcer à parler du Vivant…© Marie-Christine TOUCHEMOULIN

juin 7, 2009
Karenina.it – Poetry in Phatic Function
Posted by aloredelam under poésie, poétiquesLeave a Comment




