assené à l’île

Les rames continentales sont restées à flotter dans l’indéfini j’ai mis le cap vers l’espérance et )à la nuit j’ai lancé la pirogue

les étoiles scintillations des restes du jour j’ai chéri les histoire me repérant aux trous noirs et m’agrippant aux filins du voile bleu nuit

je me suis jeté en pâture ligne m’enfonçant dans les fonds ne distinguant plus que les scintillations

l’acuponcture des rêves bois blanc qui flotte

les chants magnétiques quand tètent les sirènes

les histoires en boule galaxies comme massage

respirant par la tranchée les vols au vent

nageoire parallèle de tous les noms aqueux

les gouttelettes de brumes mes amantes

me brûlent le firmament au bain marie galant

de tous les horizons la houle irréfléchie insuffle aux draps le sommeil la coque coco hisse le voile de pagne le bois troue la profondeur élève l’association céleste à la proue des voix berceaux

quand au matin j’ai crié terre jeté  doucement en eau de lit le lin sur le rivage les larmes comme des vagues me lèchent la fatigue langue de corail et le ressac libèrent l’immense au roc

l’ile du lendemain

cape la passe

être de ce terreau là dont l’ombre de la cape ensanglante par avance le poil
finir par être au monde comme on partage cette fin rien d’humain l’autre en étant une part de soi participe à la mort
entre les deux, écart et déséquilibre par où s’engouffre la lame
cachée mais que le geste avoue préméditée
ce qui ne veut rien dire
que l’ on se survit par une prouesse qui met en jeu le geste dans quelque chose de nos confins des bords de notre forme par lesquels la blessure pourrait renier ou rallier
l’exclusif est réducteur c’est à quoi s’applique l’homme la bête qui ne comprend que ce que l’éclair semble entrevoir de l’ordre immédiat apparenté la dévoration si l’on admet que la masse rencontre la masse et englobe
du premier attachement au lieu et à la langue l’un va au monde, l’humanité à l’animal draille à soi
élargir l’être de
et savoir que c’est de là que tout provient, que l’on en porte à bas les couleurs revers de l’ombre mais que là commence la construction de sa présence dans cette passe à la mort qu’à l’ouverture quand le mouvement procrée la lumière

hot burritos

écrit pendant la pause midi au resto ou j’avais pris mon ordi , d’ou les traces de doigt et les tâches de sauce sur le texte qui suit:

oui mais foutre à la porte les étudiants et travailleurs étranger quand soi même tous et autant qu’on est on est  tous des étrangers !

MOI JE SUIS BASQUE ESPAGNOL NE EN FRANCE dans la Navarre que le Béarn apontat

et donc faveur ultime ressortisssant (quelqu’un destiné à ressortir dans le process de la transgression temporairement suspendu comme le pas de la cigogne autre allusion à la brumeusité des frontières là où le fleuve et les nuées des nuages s’entremêlent aux  casseroles vides et brûlis des montagnes des camps de réfugiés et des mariages des deux cotés du fleuve, le filin du passeur orné des fleurs de l’hiver et de la corne muse

laissé pour compte et éloigné de ces subtilité je fus PROMU à LA NATIONALITè FRANCAISE,  par décret du PROC mes ascendants ayant décrochés tombé du train ou tel moïse la Mouise un gros coup de pied au cul m’ayant niqué à travers ciel vers les universalités bourgeoises je fus convié à m’essayer à la franchouillarité, révolutionné et enluminé par l’oracle des Lumières récuré par les illuminations rimbaldiennes des  ors

tampon entre les pages d’un document inaccessible veuillez lire FRANçAIS donc ETRANGER car le mille feuille comme le mille-patte s’étalonne de part en part et dévale les colline qui chacune déverse son dialecte en chapelet le tout sous un béret pluvieux originaire UNE PIECE MONTée , comme on dit la mare aux chaussée qui distingue entre les gens d’ici les gens d’ailleurs les pointes d’accents les basanés, le mahagony et le lambarena on n’en finirait pas d’inventer des nouveaux mots pour signifier qu’on glisse de l’un à l’autre comme dirait l’autre alors que l’on est déjà plus soi et s’épanouit le rire ubuesque du HOT BURRITO, CHURROS Y CALVADOS UN DOS TRES et la tramontane et le larme à taon qui à Marseille hellénistique me fend le cœur d’un pique AS sieste

MAIS

quoi qu’étranger depuis l’invasion des indoROpéUN  ET QUOIQUE LE MELANGE GRANDE pARTOUZE soit more fun du coté du channel où l’ultime bouillabaise anglosaxoneceltiquepictocymrunormandoromainetdanoisesans compterlesapportscommonwealthiques et mégalithiques ceux de l’Ile de Pâques mais je m’égare le tunnel sous la Manche Donquichotien ni ceux de l’ile d’en face et j’en passe ayant et c’est là que la logique rejoint la fiction hérité en partage de la région aquitaine , d’autant qu’aqui c’est ici et l’acquis soit dit en passant car on passe pas qu’à la belotte mais plus vulgairement on passe et repasse le long de la Garonne c’est un vrai défilé et Carlus Magnus peut en témoigner

sachant bien que :

deux points ouvrant les guillemettes

avec ce qu’il se passe au pays basque , je peux vous dire que s’il faut se définir comme étranger ou “pas étranger” et ben :  je suis ETRANGER ; MOI ‘et ce que cela recouvre moi mon âne et mon chapeau et mes Ancêtres spécialistes de l’outrepassement des frontières ;

la contrebande bandant sans débandadade

surtout quand  j’aime et j’aime et ai ai vécu en Angleterre en Irlande in Wales, Que j’ai bourlingué ailleurs le lmong de l’Orénoque et pas qu’en rêve ni en pirogue si j’ai voulu immigrer en OZ et NZ , amoureux des antillaises et de leurs fortes épices foulard mon beau foulard ne vois tu rien venir toi que les cases de Guinée ont par le sas de Gorée ont transporté outretombe, outre vaisseau et outre-Atlantique,

passionné d’AFRIQUE,

supporter des abos d’OZ,

Du Nunavut ,

adepte Georges Dibbern, H Miller, John Berger qui se foutent des frontières et que je rejoins là en terrain neutre, à cloche pied entre le Pic d’Ossau et les tueries de Roncevals
POLYPHONIQUE à la bouche un arc à corde vocalisant et les tambours gwokes

des pygmées,

MOI, je sous-signé, Pyrénéen malmaxant du regard les irlandaises guincheuse dont le regard et les long cheveux ondulés et MOI maljheureux amoureux  d’une anglaise elle même vivant ailleurs (en tout cas l’ai été pendant longtemps)

QUE VOULEZ VOUS QUE JE VOUS DISE ???????

long after time

le temps n’est rien à éclaircir, entre les ombres, claire, diffuse la roche mesure l’obscurité, la masse diraient l’opacité mais les mousses et les fougères s’y glissent, accrochent et rendent à la surface la douceur, le pourrissement donne au sommeil la force génératrice

démocratiquement ou au plus offrant, libéralisme sauvage de la clairière où le bullldozer loin de dozer, lire sommeiller, est à l’affut chasse que le sanglier mégalithique même à terre malgré le lierre repousse de ces dents, 44, symbole de sauvagerie pacifique, les lignes se hérissent impénétrables caressent la lumière établissent un flirt redondant au végétal la pierre conserve la lumière, la nuit s’insinue sans sens

le refuge temporel

on  peut s’y assoir

sentir l’eau couler en cascade et conter les histoires des rides, contes du talent qu’absorbe l’humidité créatrice, mémoire qui rappelle, appelle et remembre

on s’y sent à l’abri et les oiseaux commune de leur plumes, accordées aux feuillages y chantent

la lumière s’évade jaillissement comme de cristal de la roche à l’air et rejoint le lieu, le seul, l’herbe stagne

Runes nature

la certitude est ouvragée de manière à ce qu’on y lise comme dans un livre mais la nature ne connait pas le livre, est elle même le livre et les bestiole sculptent de leur vie la marche croustillante des dents

être l’éclair s’est forgé dans la lenteur comme en dehors du temps que la rune décrypte

le bois mais c’est la même chose pour la terre et ce que l’on ne voit pas mais qui est omniprésent dans le pouls sans que puisse s’arrêter

car c’est comme ça le mouvement

comme des mandibules qui tracent les pattes qui laissent la trace et ponctuent ce sur quoi elles pérégrinent la lamentation de ne pas pouvoir arrêter poussent à absorber ce qui de plein se creuse et rejailli matière fécale mais qui est laissé au vent ou tombe

trace de ce qui vit sans que pouvoir finir se retranscrit dans le livre dont les pages s’ouvre comme une vulve d’écorce

les runes ouvertes des veines n’entourent que le cœur que la destruction active

se referme quand tombe et se désagrège face à l’oeil

lignes de fuite

entre les feuilles et le lointain l’écorce introduit la certitude, là ou la matière verticalement s’édifie concentrique et plonge entre les terres et l’air

ce qu’offre le tronc n’est rien de plus que la densité un chapeau où les saisons alternent les rivalités et les retraits, feuilles et pointes en rais de lumière

entre ces deux photos une géométrie l’une plongeante et l’autre ascendante il nous semble nous situer entre attraction et évasion le long des lignes de fuite.

brune à l’accord

et me promenant j’allonge le pas par ce lacet je croise les fils désordonnés des piquants comme autant de questions points les fruits rouges de l’année comme les réponses laissées à l’appréciation, le suspend des teintes brunes allaient de l’ocre au plus profond retourné la charrue cet élan qui casse le végétal les prés réclamaient la précision et l’étendue en masse s’épaississait en un éclaircissement de la lumière porté à la surface

le pas réclamait le silence mais les bruits de derrière la forêt signifiait que la vie se perpétuait pendant que l’hiver comme une voix se mourrait une vache préparant sa revanche

l’homme marchait se voulait comme un accord neuf  mouvant dans cette harmonie des tons, le pourquoi du tremblement, ces pensées dans sa langue il se demandait quelles langues il atteignait, dans un temps où la terre apportait à la terre et faisait sembler absent ce qui ne s’était qu’abandonné, endormi comme une brune ample et légère étole comme la jaune robe du ciel froid

le pré et les haies traits et les brusques écarts de plaine ou était ce que la montagne s’était écroulé à ces endroits où il marchait ne sachant plus d’où venait son pas et ce que sa main dessinait attentive aux arrachements des plis sur le papier.

[tentative d'écrire une expérience celle de la promenade comme phénomène esthétique (de la vue à la sensation à la photographie et au graphisme ou dessin - musique : snowflakes,  Kate Bush]

La belle humaine

la voix de  Lyonel Trouillot nous dit que bien plus que la question de l’origine celle de l’usage de sa présence au monde est ce qui importe le plus.

Je sens revenir à l’humanité, celle qui est au fond de nous et que nous laissons stagner comme dans une mare.

Quel usage faut-il faire de sa présence au monde?  et même si la question fondatrice et motrice sans laquelle il ne peut y avoir de floraison ni de pérégrination tant l’embourbement à qui ne se l’ai pas posé semble promis, et même si  l’identité première tend  à toujours plus se ramifier dans la vaste  végétation de la relation,  en Caraïbe plus que dans les ailleurs où se cache si bien cet inéluctable,  je le vois comme un entremêlement des vivacités au sens végétal car rien n’est jamais éteint ni figé, seul l’apparence du présent dans son illusion du permanent peut nous faire croire à la certitude de la fixité de ce qui ne peut être que mouvement, relation  et présence dans ce que cela a de plus fort.

On a beau faire la vie en revient toujours à cette question qui prime sur celle prérequise des origines ;  Mais pour qui ne parvient pas à percevoir dans ces entrelacs opaques et destructif de la relation, lorsqu’elle est de soumission plutôt que d’épanouissement, et le regard nécessite sans doute un balayage des brumes comme au lendemain d’une soirée de bacchanales ou comme l’aveuglement interne de l’acceptation de sa propre destruction ; de l’oppression, la question première est  d’un combat au coupe-coupe pour dégager ce taillis qui empêche la conscience  et la décision, l’avancée, pour ainsi dire contenu dans ce mot, l’amour.
Cette conquête, universelle mais si particulière à ces iles enclavées ou rien n’est donné quand tout est pris et que la trace est perdue.
Envahissante dans le cœur et les corps les vies ont du mal à se libérer de l’étouffement cette poussée faite de la négation et soumission, on pense à la négritude, aux pensées du métissage et de la créolité qui toutes ont à voir avec ce sens, la question est un néant mais elle  suppose d’être posée pour que puisse s’ensuivre la question essentielle de la présence au monde.  Ne répond à rien mais laisse simplement la place à toutes les autres  et c’est ce que nous dit Trouillot : seule celle  de la présence au monde mérite que l’on s’y attache.

Le roman d’Alexis “l”espace d’un cillement” est le récit de cette conquête, universelle mais si particulière à ces iles enclavées dans le dénuement .

l’homme écoute laisse la place au silence pour déciller et s’opposer au bruit  ;  installer le respect qui est la liane de la relation, les hommes n’écoutent plus et ne prennent plus le temps de la pensée ou ce qui leur en tient lieu est définitif et se passe du temps d’entre-deux ou l’écoute peut tenter d’accéder à l’autre, car on ne sait pas ce que peut contenir de possibles avant que la bouche s’ouvre ou soit fait un pas, essuyé une larme ou éclaté un rire qui est le sien mais passe à l’autre et ouvre créant un lien possible, il faut laisser l’espace pour entrouvrir le réel, béant dans ce qu’il a de plus vrai et qui se tient, se tait là devant soi,

Le lieu semble être un repli, il n’est que vallon d’où le bruit s’est retiré, la musique et les tambours, les pointes de la poésie ne viendront que conviés par la joie, si l’espace demeure ouvert et le permet, tout cela est bien confus ; des mondes sont en mouvement dans le monde, rien n’est figé dans la lenteur, il s’agit je pense de laisser être et de permettre et que se révèle ce qui est là de tout temps et ce sans que le tranchant de l’époque ou le sang de la violence n’empêche.
L’homme regarde il attend que tu laisses ton esprit écouter, peut être il se livrera ou parlera dès qu’il entendra le lieu demander. Par ton truchement o u ton regard, une attention particulière, disponible et qui quémande.

Une fois que l’on est là la présence peut entamer, la disponibilité, l’entente avec ce qui est qui est palpable et est au fond la vie, il suffit de prendre le temps et de respirer, regarder, laisser l’esprit être là comme s’il y avait une secousse, une source qui cascade doucement, dont le jet nous parait doux parce qu’il coule et que les présences s’imprègnent.

Pourtant pourquoi tant de mots? pour que nous soyons prêt à simplement se préparer à oublier ce que l’on croit savoir et qui est déjà sur le bord des lèvres ou sur la tranche du geste pressé, décidé de ce qu’il a vu et fait le raccourcis de son attente ; le bruit de la guerre et la fatigue au loin le piège de l’activité sans but en fait que les mots qui en sont n’importent que peu.

La multiplicité en  présence prendre conscience et nous mettre en état de comprendre, sous cette forme, on commence à comprendre qu’il faut s’en séparer, s’arrêter et construire ce qui fera le lien à l’amour comme dans une inspiration qui plonge profondément sans trop savoir à quoi elle se prépare ; mais il faut ce temps d’arrêt.

Le cillement montre bien l’espace de ce temps incertain qui est comme une frontière, si bref et si décisif, un engagement se mettre en route sans bouger ou que l’on aille car cet accord n’est pas bouger  mais mouvement comme dans une symphonie ; prendre la pleine mesure de ce qui entre dans l’épanouissement, les épices et les senteurs me viennent à l’esprit et je les sens dans les papilles mais ce ne sont que des images, la présence est faite de tant, et c’est ce tant nous dit-il justement qui en impose la limite car le respect est l’aune de ce qui est à vivre, le bonheur ce qu’il faut rechercher et cela malgré la violence et le soucis totalitaire d’écraser ou de maintenir dans une folle allure incontrôlable qui nous éloigne aussi surement de la vie et de la corole qu’une botte l’écraserai, il faut porter soin à la vie et cela requiert de l’attention, une volonté car ce soin est à construire,  respect dans cette possibilité de trouver ce point d’équilibre à conserver pour prolonger une harmonie dans la communauté, ce que l’on acceptera de mettre en commun.

L’essentiel demeure donc la présence au monde, construction , la belle amour humaine , permet la construction, est en fait un parcours à l’humanité car le bonheur est une construction, celle de vivre le mieux possible en accord avec les autres, dans l’écoute et le silence nécessaire à la vie non aveugle.

c’est en tout cas ce que je l’ai entendu murmurer dire et c’est ce que j’ai retenu.

En écho à l’entretien de Lyonel Trouillot sur France Inter où il venait parler de son livre “La belle amour  humaine”, titre en hommage au grand auteur haïtien Jacques Stephen Alexis, au moment ou Dany Laferrière publie un livre qui est un autre écho.

ratiocination

Confusion je ne puis cerner le lieu de matière sombre celle grasse ou profonde de la  souche,  les yeux là où l’intelligence et l’Histoire en faisait un des jardins du monde, que la conscience  du réel semblaient avoir fait surgir comme pensée d’une terre ; les roches et le vert  faisait mentir la géographie et l’illusion du froid, je vis l’aridité où le terreau est si riche, et si l’expérience exténuante de vivre ce lieu dans ce temps là cataclysmique, le vent froid de l’automne tournait le sens presque avec la douceur murmurante des imprécations rudes, la poésie était que je les entendais ou était ce l’inclination vers ce nord qui m’avait happé à cet endroit  que frontalement je ne le reconnaissais pas.