trou noué

Je suis le pieux dans la glaise que l’on traine

ma tête et mes mains saignent dans l’orgie

trou noué le cul nu l’étoupe dans les nuées

 

Calligraphy
Calligraphy

Partons d’un postulat : je suis libre ou je me suis libéré

Je reprend toutes les individualités qui ont creusé le sillon

la pluie nous a aidé

Dans lequel je me trouve à creuser avec mes mains et ma tête en sang

Souligner la détermination

Le sang est inséparable

de tout son poids la pesée
sur le corps qu’il entaille
l’autre corps lieu mort

Tous les corps éjectent le grand corps qui tombe à la renverse

Illusion imposée

vision abusive

H nous parle de l’aveuglement mais en secret rêve au  retour

Les rôles sont interchangeable le grand corps est pustule

 

Alors je pèse un peu plus sur le corps Ma tête en sang Vagabonde la queue d’une comète soumet l’aphorisme le plus lapidaire C’est dans le feu qu’elle atteint le manteau une tombe se désagrège mourir n’est rien.

 

 

c’est une langue d’eau

ramenant le sable de dessous

l’or d’une goutte d’eau

Oshomi Too
Oshomi Too

 

serait-ce : hypothèses

La boucle de l’œil d’un cachalot

la poche d’un volcan éteint

les rides d’un Bouddha assoiffé

 

 

Oshomi Too
Oshomi Too

 

Déposée sur la langue

est la goutte

et le mur d’une peau

s’irrite

une centaine de rêves à vif

mouillés

la patte jusqu’au genou

devient verte

étrange bleu

qui dissuade de s’envoler

*l’ibis déplié

 

 

tanuki

tanuki
tanuki

Il suffit d’en être sûr, la certitude d’avoir raison est suffisante,  privé de cet échappatoire, ce ne sont qu’automatismes qui annoncent la mort et la préfiguration du bagne des jours quand la chaine se fait de plus en plus longue et qu’elle pèse, chaque anneau le poids d’un superlatif , d’un conjonction autant dire une reconnaissance de dette alors qu’il y a dans la phrase à l’abri du législateur des explosifs sans détonateur, la puissance est détenue en soi comme un autre soi, l’imaginez quelqu’un qui courent après lui même et finisse par s’attraper, bâillonné livré à l’autorité supérieure avec moult courbette et assujettissement, j’allume la mèche, un bon saut haut et grivois est ce qu’il me faut, dans le vide et que je tombe de haut, sans fond, le temps d’inventer, de se frictionner au suspend de la mort. Il te suffit donc de sauter, ligotés dans la calvitie du squelette des petits renards furieux incitent au détournement et à la bravade, la panse replète et au passage, quelque soient les chemins que prennent les tourments, le saut, toujours le saut, une forme de marche. En sautant, le clapotis et une barque amènent l’image aux reflets des interstices par où il est possible de s’échapper et parce que le liant est aussi épais que le sang des canaux, sous la poussée qui se crée, qui pousse le vide vers l’indéfini, un espoir est un désespoir, le renard ou chien viverrin me dit qu’il faut s’empiffrer quand il n’y a rien, les jambes nient et rient. Tout pousse et concoure.  D’où qu’ils viennent et où que l’on se trouve, quoique l’on fasse, les trous sont les trous et sont si nombreux et les remous se repaissent des ilots qu’il est possible d’inventer. Je suis éveillé mais sans ruse quand je ne vois que du bout des doigts le plongeon, sur le bord de la langue le vertige et l’impulsion d’un double salto quand dans l’air je me mets à bander, et que le tanuki me tape dans le dos.

Tanuki
Tanuki

yeux et lèvre mordue

rentré rapidement dans la pièce, pas fait attention au vivant sur le lit. Lorsque je me penchais pour l’interpeler, je vis du sang séché dans ses lèvres, incongru, ses yeux regardaient avec attention un coin de la pièce, je l’appelais, approchais mes yeux des siens, agressivement pour les capter, détourner leur direction, je vis qu’ils étaient tournés vers l’intérieur  ou que les connections ne permettaient plus le voyage.

Pourtant ils étaient lumineux. 27839_119837484714592_6535945_n

talons silencieux

Non que j’y prête attention mais ses haut talons et sa frange noire m’ont quand même fait de l’effet

C’est dire qu’en fait j’y prête attention

J’ai même été surpris par son parfum, aigre, acre, sans rapport avec un plat de crevette, ou alors crues plutôt que cuites dans un bain d’épice

Elle a commencé à me parler, son regard est celui d’un bœuf, pas d’eau claire ni d’humidité verte d’un coin d’eau, comment s’y promener ?

Je déteste les métaphore, mais je pense vraiment à des galets mouillés,
ce n’est plus une métaphore

l’esprit est  lourd, je regarde la réalité et ne passe pas au travers de la couenne opaque
contourner par la métaphore, prendre un bain de pied frais quand ils sont agités par la répétition de la marche, mes chaussures redondantes sur le goudron, la poussière ou le carrelage

Je pense rêve ou havre aqueux, je me soulage
ah, une chose encore,
comme remplacer le pronom JE
mais par quoi, une dynamique,
un mot qui englobe le sujet dans l’objet
mieux une couleur, un écho dans le temps

Il faudra y penser, je la regarde passer sans broncher.

Talons
Talons

101 bruits

Ce n’est pas que  rien n’a d’importance  ni que le bruit signale à son attention

[des cents et des cents de petits bruits énervants
sur la muqueuse des jours une éruption]

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écoute le bruit des feuilles et du vent

éprouvette  éprouvante, sujet enfin sorti de la solution/l’équation dissolue
absoute

L’air plus libre que le cube, sous la souche, détours en chemin venir à dire que l’on écoute plus/  il y a plus

plus n’est simplement plus ou retombé ou envolé ou éclipsé

[reste seule la question
ou l'impossibilité de prêter l'oreille
aux pointillés]

 La joie toute simple tire sur le visage et le thorax pour former l’équivalent d’un sourire,
exprime le bienfait d’être en VIE et de ne plus sentir les picotements des infinis tiraillements quand seuls survivent les écarts entre les particules et les tons

Perhaps a human language is possible in which the intent of meaning is actually beheld in three-dimensional space (c) Loci artist
Perhaps a human language is possible in which the intent of meaning is actually beheld in three-dimensional space (c) Loci artist

Pie jonvole

Soudainement par la fenêtre fermée

 

la pie dans l’air

allers retours (entre Hébron et

les branches de l’arbre déclament un refrain

avant élagage

agitent les mains qu’elles ont aux feuilles

creusent une sortie, est-ce le lierre qui grimpe aux murs ?

les barbus laids

la pie danse pardessus bleu se pose sur le auvent siffle glousse rambarde

penche la tête et dit non du bec dur

et puis s’envole.

 

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Laps entre temps

Pas de page à mon carnet

l’écriture volatile

le cuir renfermant l’attention

 

 

je pourrai décrire la jetée

me jeter à l’eau sale

suivre à la nage ce pétrolier

 

Ce bois blanc lui faire des oreilles un nez l’agiter devant la préfecture il reste ton visage mon pied shoote dans cette bouteille vide

je progresse de vide en vide sans me souvenir dire que je vais nulle part me heurte à un bout de phrase

je ne la jette pas

elle tombe

 

non sans fond ni ne flotte elle disparait de la vue qui elle flotte comme le bouchon

toutes ces choses foncent dans la nuit comme un train vers Orion les verbes en ir ne convienne pas la chanson en if  se met à parler.

 

sans volonté et ne renferme rien

 

 

Chanvre et lin

Indéfiniment

 

Féminine
amplement

 
à la date de l’avent

 

la masse
jonche

 

odeurs d’irruption

 

féeries
biscornues

 

 

si dans la mare le poisson

 

 

la taille
d’une bicoque

 

elliptique
narcotique

 

l’ambivalent
placenta

 

nonchalant
morcelé

 

musculature
chaloupée

 

d’une épée
trempée

 

derain
Derain

élans poétiques, rencontres et réflexions

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