L’autre jour de la pluie

Inquiet
je regarde le ciel
et j’y cherche
l’étoile

Le ciel
joue à cache-cache
et me laisse
rêveur

Je me promène
les pensées
comme un pont
sur la rivière

Ta voix
me vient de loin
elle est le vent
auquel je me fie

Le thé infuse lentement
Mes pensées vagabondent

La feuille colore l’eau
Libellule se pose sur les choses

Sans appesantir ni rien conclure

Le matin coule doucement
Difficile de dire si je dors

Un temps si court semble infini
tant par le nombre que l’amplitude

Le singe sait que cela est trompeur

Serait-ce que le monde infuse

Une étoile luit

Penchant vers les côtes du Portugal

Il n’est pas de mer ni de larme

Je penche,

Enlevant un à un les pétales

Laissant la tige

Laissant le cœur

Aller jusqu’à la mer, le bouquet s’enflamme.

Rejoindre les contes de l’archipel

Tous les jours à la même heure

Branché à l’horloge parlante

Les jouets trainent sur le canapé

J’effile les perles dans mes os