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Jonas dans le texte

tu me dis " texte"

ce qui est mis en mouvement est

en ce texte

qui est vu comme finalité et objet est ce quelques bribes soudées un circuit d’électrons en somme

si tout d’un seul tenant refusait de tenir

alors que le mouvement et vivant et tous les processus à l’œuvre superposés ou perdant l’apparence des choses

de la cohérence

et même si dans les strates de ce qui opère le texte qui seul apparait comme ultime espace ou structure finale sans doute encore entravé ou travers

ou pire encore

non complètement ingéré ni digéré non finalisé mais traversé de pulsation / radiation, difficilement repérable

la structure en est déviée le corps soumis à des pressions que le texte ne se connait pas aussi précis ou trouble

se voir comme texte sous l’ordre des priorités et l’énergie qui l’a constitué non qu’il soit immuable

et c’est pourquoi souvent il reste ouvert

et ne se veut pas comme teneur  hermétiquement close ni définie

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fin penchant et cependant et comme un sushi fut morceau de poisson vibrant de truite

ou fine lamelle

imminence gustative

jus de citron cette sauce ne prend pas le processus et tout ce que l’on peut y  rapporter ce n’est pas de creuser ni de laisser filer

ce générateur électrique cette vague cette impulsion est générateur de texte avant même de s’admettre comme prononcé ou énoncé comme une photo prise mais assez des métaphores

et que rien ne se saisit

luit comme une truite qui s’échappe

mais brille

comme texte refusant d’advenir sans arrêt propulsé hors de lui même

réchappant de l’image et du son des crépitements de la poêle qui cuit et tout cela à la fois

et observant ce bond de la truite sur l’eau et se sachant truite

ou eau

ou poêle

ou épice

capturé sous la langue quand il dit le mot et le laissant filer

étant déjà ailleurs

qu’en lui même

le cadre alors n’étant plus texte

ne cherchant plus ni à rapter dans les mailles ni à constituer

mais advenant et laissant venir la faim

déglutissant

qui cependant n’a pas le temps – ni l’occasion

d’advenir tout dans le même temps étant pris d’un seul tenant

sans qu’un seul trait ne soit capable de résumer

le ventre de la baleine

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lingua franca (ou comment s’en débarrasser)

Sœur sueur sort  – de ta photo à la rivière qui semble rire- tout est traduction – tout est voyage , que l’on accepte de faire

Mais mieux que le voyage et comment voyage t’on , à dos d’âne ou en espadrilles, c’est le moment où l’on s’engage dans la palabre, la parole frictionne des langues et que jaillisse l’étincelle et que naisse le feu que commence le voyage qui compte les voyages, un voyage tissé tissus de relation qui transforme fil à fil face à face et prend son compte à l’expérience,  frontière ou dépassement au déplacement à la transformation née de la fréquentation – comme on dit d’une relation amoureuse qu’elle transforme, le Un faisant long feu dans le couple ou quand s’embrase la fréquentation laisse des incises, traces que laisse incurve le sens que l’on va de soi à sa direction, les rives de son lit, pour reprendre fleuve qui va et méandre d’affluent, piment repose et témoigne infiltration faisant naître des jardins invisibles comme ainsi dans la langue qui agglutine comme le sait l’écrivain qui lit traduit ; se projette dans ce qu’il (a)perçoit s’il aime  ; Gozo encore dans le poème : "écrire pour fabriquer une fenêtre …"

pour peu que l’écrivain se lève, et marche – serre une main fronce les sourcils écoute parle et se mette à traduire puis étonné à écrire, rassemblant non dans un collage mais d’une main sure éblouissant …

Angèle Etoundi Essamba
Angèle Etoundi Essamba

Et si j’en juge par les sonorités que je ressens – la poésie est à ressentir, de même l’écriture est sort, j’entends sortilège de même les arts sont à ressentir, investir, se distillent, s’instillent, fécondant, pollen libre en sédiment une fois alors qu’il n’était que particule en train se déposant faisant socle et bienfaisant à l’air de ce qui ne s’émet pas en frontière de langue mais imprononçable écrire le permet , gazouillis pistils – tout est prétexte à Eros à copulation, le mot choque pourtant le vent et l’air et le sillon vague la terre le transporte dans une contraction expulse ou conserve la graine, contient le mouvement vague encore qui ouvre l’eau qui ouvre la bouche et prononce quand taire se tue, proximité et attouchement, que dire de toi à moi quand l’enlacement est à son comble et que s’oublie deux mentons [nod] deux crochet disent la difficulté d’accoler deux langues trois quatre une foison et pourtant tout se bouscule et l’on en choisit une,  deux lèvres aimeraient bien s’embrasser et s’entasser est-ce déjà fort d’un empilement parler d’une voix une torchère du multiple, voisine, est-ce envisager le raffia que toute vie ramène Le Fil conducteur 3 ,1998/un janussaire, sans jeu de mots deux visages fomentent un mauvais coup, s’associent quand dans l’instant ont entrevus la possibilité de s’augmenter, d’aller hésitant vers le pressentiment, se dissolvent dans l’échancrure de la fibre éclatée un seul visage ce pendant ou s’emportent ou bien est ce dans la rencontre, la mise en relation quelque chose a abouché deux corps qui ne sont pas là mais rappelons nous les mouvements migratoires innombrables marées et pelletées creux une termitière contient beaucoup d’étages de la cabine du découvreur emportant dans ses cales des plants exotiques et semant ou laissant s’échapper ou est-ce les écœurements poches des esclaves la traversés où écrasés sous les roues d’un airplane la négation de la liberté de circuler sans passeport et sans ticket les clandestins sont parqués mais parlent un mot à rencontre un autre quand dans ce grand marché la transaction des corps n’en font qu’un langua-franca des vêtement à l’étal épices sur le potager la cuisine est là pour que l’on touille et saupoudrer finement pilée tombent l’arôme se dégage on perçoit une infinité de sens au journaliste on répond un blabla sans trop de rapport avec l’excitation et la joie des papilles quand le fleuve charrie t’as trouvé repu s’est attouché le hasard – d’un froissement une aile ou une feuille le vent taillade est un mouvement elliptique du doigt par de la voix à peine perceptible et déjà transformé de rire  de pleurer ou de crier avec l’autre tous les dessous les haillons de l’histoire sont alors trempés mais présents, on froisse ou crisse, pinaille bu le sang coule d’être fraternel ou de mourir à la catastrophe de l’autre, l’intouchable n’est que fiction un simple contact à changé la course et surtout sans le savoir quand oscille la chevauché ou la marche le JE complaisant écroule.

Angèle Etoundi Essamba
Angèle Etoundi Essamba

si taire revient à bruyamment écrire

 

S’emparer de la lecture et qui plus est écrire est antisocial , cet acte défie le pouvoir, le livre même est un objet de pouvoir , le détenteur de la plume est le pouvoir ,

porteur et enfermeur des mondes dans la main le livre lecture contenue dans une tranche, contient la maitrise et le savoir et son usage en soi,  prolonge, codification transmission l’écriture cet instrument outre le contenu est la forme même dans l’emphasement de la langue et le déploiement de la syntaxe,

sens agissant les méandres structurants la pensée, non aventureuse mais canalisée tout autant qu’un système d’irrigation des jardins de Babylone parle mieux qu’une bouche du souterrain qui culturellement, politiquement nous agit, est bibliothèque le squelette et le schéma, l’articulation par lequel se perpétue profère et se fait entendre

 

pour autant qu’on en a l’accès, la clef, confiée au forgeron est de fer

 

dans celui ci dessin l’assemblage la succession est structuration du puisage dans les fonds des nutritions

écrire est se saisir de cette parole les signes, écrire est s’inscrire se porter comme la table

 

Barroso Tras os montes Portugal

 

ou s’en défaire et laisser mieux qu’une parole vague le langage atteindre à ce qui ne le dépassera pas, permettra d’extraire la pensée et la projeter en acte, action à l’encontre ou en travers,

participer se soumettre oublieux ? mais s’affranchir, établir des connexions libres non empesées mais libératoires

le langage soumis à la pesée du monde codifié par la structuration est surveillé à la fois par son ordonnancement au sein même mais par le jeu qui si l’on déroge vient bouleverser et nier l’ordre apparent,

celui qui s’en empare dans ses marges défie le pouvoir il faut donc le déjouer au sein même et l’abstraire pour s’en abstraire et décentré opérer une démarcation,

les mots pris isolément ont un puissance qui leur est propre, au delà de la pesée par laquelle l’homme,  réussi à signifier une densité qui ne doit rien au sens à moins que ce sens ne devienne critique ou opère sa mutation, gardant la saveur des sens traversés dont il est porteur

la porte

ouvrant le noyaux

 

Katia Chauseva

 

il ne s’agit pas d’énigme mais de délivrance, dans le feu n’est que le feu, de la flammèche  au feu métaphysique, le retrait permet de s’emparer de toute l’histoire et est pouvoir, à rebours délivrer les strates du suc le rendre au mot, concept et irisation articulation contenue sans qu’il n’ait besoin de chaine, causalité et ensemble incohérent quand brille

le mot suffit

scission  il le scribe c’est la mélodie qui nous guide et la poésie comme la lumière quand se lève les brumes recouvrant l’empire et de Byzance les ors d’une langue sacrée sur les hauts des monts dans le feu du taillis surplombe les recueils des bribes

mises en forme, conservatoire des poussière qui le soir dans la nuit brisent ou héros rayonnent

l’écriveur parle au nom de la société la culture il met bout à bout, s’en affranchir et la culture s’écrit dans ses marches , questionne le langage commun sacré, n’est plus docte celui qui marche et dont le pas s’éloigne, gravit, sur les sandales la poussière sur la robe les chardons les bris d’herbes déposés sur le tissu, non captés mais déposés

l’enseigneur alors comme une source jaillit et défie

un stout sinon rien, twitpoem

incendie au mont Fuji

à rebours = "pendant quà (RT) Bayonne : le braqueur coursé par les habitants du quartier débraque

dixit after (tea) @pessoa @emperlinade

refrain )

ti va chansonner ? ti va engorger ? ti va dégorger ?

incendie au mont Fuji

mais la littérature et l’art tout entier est la preuve que la vie ne suffit pas (pessoa)

SiL

beuverie poétique généralisée, pas besoin d’éthylotester.

Je me sens lyrique d’ailleurs on va en faire un poème !
absolutely !
(refrain)
ti va chansonner ? ti va engorger ? ti va dégorger ?

les bulles au monde s’échappent par les petits ruisseaux et vive l’argot du monde

la gorge  lyrique accroupi à plat-gorge sur une feuille d’hypnos

accroupi sur la feuille le z’art à languer.

trimaran à deux plateau l’embolie menace le maillot jaune
crie :   l’image est belle ! ^U^
 @stoutmine on se fout pas de ma gorge !
(refrain)
ti va chansonner ? ti va engorger ? ti va dégorger ?
  ^u^
 accra la gorge adoucie et les bulles au monde.choupi sur la feuille le z’art à languer.

refrain;-) @emperlinade ti va chansonner ? ti va engorger ? ti va dégorger ?

gorge à regorge sur la feuille de saule planté au milieu un bonzaï zen fit peur à une libellule se croyant papillon bien qu’Ouragan  Breuvage en Saoul ferment

"Emperlinade" comme recueillir les perles..

Eau nous in­cruste Pour toutes ces fois Ou soif ou joie

ce fut la que s’emperlinada  l’incendie au Mont Fuji

     twitpoem de SiLSiL et lamber savlamber sav en pleine forme ce jour là une fois n’est pas coutume hips ! à la bonne note R (e)

l’aube de l’ô se prononce "ou"

L’aube de l’ô se prononce "ou"

comme un acquiescement un baiser au bleu, on ne saurait à moins se parer mais ce n’est pas tant le bleu que l’on le voit que cet océan mouvant, vivant des ses mouvances,

l’errance est un vivier

du noir au gris se nourrit le bleu mais drapé de blanc demeure au bleu

bouchée

lumière des convives ils mangent le ciel et brassent les nuages les courants d’air

una cerbeza et la mousse est l’écume

le ventre héberge les vents les entrailles de la mer où les transports invisibles inscrivent les îles dans le parcours le recours à la cote et entre le désert et la forêt la dérive des cours de l’océan y mènent comme des points d’acupunctures aimantés de l’un aux autres

l’océan a la volonté propre de l’eau

qui pourrait mener de l’eau au sable, s’y sculpter comme un destin d’une embrassade, étreinte et baiser humide de l’eau au sable l’histoire de tant de marins  qui s’y sont fiés vouant leur prière à la mer, ce grand cheval d’en dessous et

vogue

cris des naïades plasma des nouveaux-nés
balancement des songes vers le soir
mouvement dorsaux des rameurs
allongée de l’autre coté des courants
l’océan a l’odeur femelle de la  belle
et rêve dans le haut le coeur à la proue

le filet est jeté l’homme au centre chante les clameurs que le choeur comme les vagues appelle

sont
mémoire
reflets de la mangeoire ou pourrit l’hermétisme
où court

gémissement la musique des sphère agit sur les cétacés

la puissance de la remontée est telle que dans ma voix s’extasie la jupe qui tourne

la prise remonte daurade et raies
le homard en salade et le poulpe
aux olives
à la grecque sans qu’à Madagascar
fuient les icebergs

et les pirogues d’antan continuent de s’échouer à jamais dans ce présent que ramène la barre

photo inconnu

partir en voyage le souvenir dans la mémoire le nom des mollusques et les mâchoires des prédateurs y font la morale aux cachalots et survolent les mouettes

Chu ta l’avait vu lui au bord du torrent
l’océan est le là musical dans la bouilloire
l’ici torride de l’atavisme
la zoologie marine ici se laisse aller
apéritif comme pris de mescaline
cactus des mers et motifs des sargasses

bain de la pieuvre

sargasses

sur terre ce sont gouttes,
pluie, fleuves et rivières
embarquement sur les flaques
filet cuits à la vapeur
rives où le rythme de la vague
et dans le coquillage
la musique de la déesse
le bruit du ressac
l’air emprunte les conques
et sous l’eau sifflent les baleines

ne donne pas l’idée de ce que Océan veut dire

création de Oumou Sy

L’immensité de O stagne en mouvance s’étend
est de partout
et file entre les doigts
dédaigne entre les doigts de pieds le grain de sable
et ravitaille dans les coques
transborde les plaisir des corps
et sans le pénétrer sauf à le détruire

asphyxie,

on appelle cela la noyade

l’eau

les eaux
comme un continent
la traversée infuse
la transe envoûte
ramène à l’origine le temps d’un transport
le trait attache lèche les pieds de la déesse
aboie s’il le pouvait
se ceint en chevelure de sa traîne
les yeux écarquillés
de points en points créent un sens d’une géographie
absorbe résorbe

imitant les délires des plaques et la tectonique un vent pousse par les fonds et bafouille les rires des rives en rives jusqu’à s’abandonner aux tropismes de la vague qui enroule la liane du corps alors pousse des palmes et un feuillage de corail

pousse l’eau rejette la gravité flotte la plante des pieds ce n’est que dire de se laisser couler dans les rouleaux qui émiettent

l’océan soupire après les îles,  pour elles un drap
charmante auberge où qui s’y baigne s’y fait manger
ou mange
dans l’assiette des milliers de formes biologiques
en expansions
pourchassées par les cargos et les baleiniers, les filets des pécheurs
poissons, algues, molécules, plancton, roche, sable adhèrent à l’ensemble
sont presque de < l’eau
L’homme sur le raffiot dans sa rêverie est happé dans le bleu
y descend scaphandre
et sur le pont prends des notes dans son calepin ou son ordinateur
la science a fait des progrès mais l’opaque se métamorphose
garde son secret et motus bouche cousue seul la vague épelées les voyelles

s

Erykah Badu

l’Océan est cette immense soupe je plonge ma cuillère, ôte ma chemise et en fait une voile et je me jette à l’eau comme un échange des salives

un langoureux enlacement des eaux

mots à plat-monde

les mots en  file avec retours à la ligne pour un perroquet ne sera que caquetage ou la souris qui rongera le livre ignorera l’alchimie à l’oeuvre , comme autant de points composant une ligne

mais l’homme les a placé là dans l’espace d’une page, en toute hâte ou patiemment il a tracé les lettres sur le blanc de la feuille ou il les a gravé,

dans le poids de son geste il les a choisi ou ils se sont imposés à lui, les mots s’ils se perdent dans les phrases ont un son bien distinct, ils aspirent au souffle de la bouche, mais dans quelle envolée

on ne peut pas parler de mots, seul l’ignorant le fait et prend le livre pour un chaos, masse informe, comme langue, dense et opaque, tout un maillage fait sens sortis de l’indistinct ou le rejoignant, le mot est une part du monde

rappelant  ce  paso doble où Miquel Barcelo et Josef Nadj, pas de deux ces deux disants se vautrant dans la glaise pour en extraire des formes, les détruisant, les malaxant et les jetant avec force extrayant de l’argile celui dont est fait l’âme humaine contre le mur abstrait de la représentation, de la psyché humaine, mur que l’on voit fixe dans les tableaux et qui est mouvant, qui nous échappe dans le signe et qui s’élance en question dans le mot, le poème ou le texte, alors qu’il est choisi, messager de l’homme

et disant

Mar ô Mar 1 , kalame de Lamber sav

ces pattes de mouches où  l’on voit que le mots comme le geste est dans le monde, est surgissant,  évènement la grande matérialité spirituelle dans le temps

mais c’est pourtant dans l’opacité que cela se joue

dans l’espace de l’écrit et bientot de la bouche,

cataclysme dans l’espace organisé de la vie humaine

le mot se trouve être un mouvement de la main, bave de l’esprit et énonçant par des mouvements de bouche ce mouvement intime qui comme une vague du monde va à l’homme, ou que le monde impulse à l’homme l’homme étant monde et le mots la trace de cette écume du temps dans lequel l’homme se meut,

le mot mouvement se réfère à la marche des planètes, crètes des chatouillements des molécules, du tour incessant de ce qui travaille en nous même qui sommes monde et que l’esprit anime

d’où le mot

où la suite de mot la phrase, musique organisée comme les muscles pulsent  l’organisation systémique du corps, humain dans le sens où on le nomme ainsi,

parlant c’est ce qui est sur

arbre palabre , kalame de Lamber Sav

on retient qu’à un moment de l’existant l’homme se charge du sens et le décharge en mot, geste, musique, couleur, qu’il reçoit du monde et dont il participe

dit autrement le mot écrit, est un raccourci de l’homme et de la Présence, Suite de l’être, comme crachat d’ocre, façonnant la main qui est l’esprit dans les contours, le mots posé est devenu statique, mouvance dansante en particules en attente de la bouche qui de nouveau le propulsera , non comme élément de la culture et certitude mais comme énergie rendue à l’énergie, plus vaste et incalculable, sans que les contours soient bien possible à cerner,

pouls car si le mot est choix et en tant que forme correspond à ce que l’homme peut dire , son étonnement, de sa révolte et l’affirmant, le son de nouveau livré à l’expression humaine  prendra le chemin de l’opacité, ayant pourtant un sens vivant qui est résonnance.

C’est ce que Maria Bethania, lâchant dans l’univers et l’esprit vif  les mots que Pessoa permet de sentir de façon éclatante, si ce n’est claire

les mots que l’ont croyait anodins ou inoffensifs, qui  au moins avaient résonné de manière intime, chargeant de sens la lecture des signes, dans cette nuit abstraite de l’intellect

Maria Béthania les rend à tout l’insoupçonné d’une quasi violence, passion comparable à la lave des volcans, à l’incantation du vivant au vivant qu’un grand disant à retiré de la fournaise, c’est à dire de sa vie même, et lecteur nous comprenons que ces mots sont les météorites de l’âme humaine

Pessoa – Alvaro de campos, "passagem das horas" / Maria bethania

* Marie Etienne me rappelle l’article d’ABdM (au bords des mondes) d’I PB, citant Renaud Barbaras d’où elle extrait les lignes suivantes consacrées à Merleau Ponty et au langage :

Que la pensée ne soit pas intérieure est une chose qui mérite l’attention : elle est dans le langage et dans le monde. Parce que précisément le langage est un moment du monde. On a pris l’habitude d’opposer le langage et le monde, les beaux parleurs et ceux qui agissent, les poètes et les hommes d’action, la contemplation et l’action, et ce sont là devenus des lieux communs de notre représentation binaire et brutale du monde, mais on oublie que le langage ne s’oppose pas au monde, qu’il fait partie du monde dans lequel nous sommes. Il y a une dimension libératrice dans cette fluidité que met en place Merleau-Ponty, dans la mesure où une telle conception fait céder les frontières et les oppositions de la représentation qu’on a du monde.

Homme, fragments ou îles

mais pourquoi raisonner uniquement en termes de territoire et de communauté ?  ne peut on être soit même pris dans des courants (marins) ou d’air, aller à la rencontre des iles et des continents, se sentant  soi-même coques de noix naviguant là où le monde ne va pas

© aquarelle lam_Sav

sommes nous continents, archipels et îles dans nos complexités ne pouvant nous résoudre à être pleinement l’un ou l’autre ? faute de définition claire, car pour l’un l’ile voudra dire ce qu’elle n’est pas pour l’autre et vu sous cet angle l’ile est plutôt courant ou soumis au courant, archipels avec ces relation multiples et ces entités relationnelles, navigant en relation,  en cabotage de l’un à l’autre, chapelet incertain des paroles entre elles, ne formant pas un corps mais étant soumis à un vaste réseau de lignes, espaces, surfaces, ténus et aléatoire, parfois disparaissant et surgissant comme à Tromelin, René Char l’a bien senti qui lia dans le terme les paroles,

l’archipel est riche échangeant les attractions et répulsions,  souvent existant de par même l’espace qui existe entre soi, dans le soi et que la pirogue parvient à mettre en contact, sa forme est oblongue ou circulaire, l’eau fait partie de son être, elle en est peut être l’élément le plus clair

opacité ,

© pigments lam_Sav

les fragments sont des entités et ces bords de terres roches ou sable sont relié à un bord plus grand qui sera continent, mais l’océan lui même est une masse qui ne diffère pas du solide, dont les courants relient, mettent en mouvement ce qui semblent figé mais est en fait en mouvement, continent qui est un enchevêtrement de lignes et de surfaces, dont la masse impressionne mais qui sait se décliner en un infinité sans ppdc et étant multiples forme une irridescence électrique vaste réseau, et que dire du jeu que la lumière attise, sur la mer ou dans les feuillages animé des tronc , n’est ce pas que  la luisance de l’esprit procède de même, reproduisant sur soi ce qu’elle impacte sur le monde, dès lors une multitude est fragmenté en une myriade réverbérant un principe qui laisse l’indéfini et la tentative solitaire libre de se jeter sur le monde sans drapeau à la manière d’un George Dibbern se déclarant libre au milieu de la tourmente pour qu’elle ne l’emporte pas, mais plus riche de sens est l’ile, chapelet d’îles et archipel, continent ou terre niant sa masse dans l’imbroglio, partageant comme un compost ce que nous croyons être et gardons par devers nous ,

© pigments lam_Sav

dans la forêt les sarbacanes sifflent de même que les serpents et les moustiques cachés sont les feuilles et se disputant aux flores vastes moments d’apothéose, d’un monde cellulaire en rupture

ce ne serait que de se percevoir, une densité comparable à l’océan ou l’être se trouve pris, comme un brin de lumière dans l’ombre

? quid de l’esprit ,

long after time

le temps n’est rien à éclaircir, entre les ombres, claire, diffuse la roche mesure l’obscurité, la masse diraient l’opacité mais les mousses et les fougères s’y glissent, accrochent et rendent à la surface la douceur, le pourrissement donne au sommeil la force génératrice

démocratiquement ou au plus offrant, libéralisme sauvage de la clairière où le bullldozer loin de dozer, lire sommeiller, est à l’affut chasse que le sanglier mégalithique même à terre malgré le lierre repousse de ces dents, 44, symbole de sauvagerie pacifique, les lignes se hérissent impénétrables caressent la lumière établissent un flirt redondant au végétal la pierre conserve la lumière, la nuit s’insinue sans sens

le refuge temporel

on  peut s’y assoir

sentir l’eau couler en cascade et conter les histoires des rides, contes du talent qu’absorbe l’humidité créatrice, mémoire qui rappelle, appelle et remembre

on s’y sent à l’abri et les oiseaux commune de leur plumes, accordées aux feuillages y chantent

la lumière s’évade jaillissement comme de cristal de la roche à l’air et rejoint le lieu, le seul, l’herbe stagne

Versant Est

A l’orée de chaque poème, dans le souffle inaugural qui le suscite, il y moins chez Octavio Paz le désir d’une affirmation qu’une sorte de sursaut matinal, un élan quasiment incoercible de l’être, spirituel et charnel tout ensemble, vers l’indéfini du dehors, vers ce qui n’a ni lieu ni forme ni figure – et qui l’attent d’un homme et de son regard.

(…) par delà même la magnificence d’une parole, c’est bien ce refus de l’inéluctable, cette rébellion sans relâche fomentée contre les certitudes acquises, les savoirs de la veille – et, devant eux, comme inentamée, la muraille obscure du monde.

 

 

J’ouvre les yeux
                                je suis

Encore vif
                      au centre

d’une blessure encore fraîche

 

 

La parole de la poésie est à l’image de cette terre, de cette histoire que nous vivons : éparse, dévastée de vide, lacunaire.

 

 

 

Furieusement
                            Vire

Sur un reflet
                          Tombe

En ligne droite
                               Blancheur

Affilée
              Monte
Le bec sanglant déjà
Sel épars
                    A peine ligne

Quand tombe
                            Droit

Ton regard
                       Sur cette page

Dissoute

 

© Octavio Paz, Versant Est et © préface de ClaudeEsteban ; ed. Poésie/Gallimard.

 

 

 

 

Transi

la trans-amazonienne des coup de pelles   et des   répressions virales   le rideau est tiré sur le rêve projeté sur       le rêve de la forêt des fleurs et des hommes jaguar         des pierres précieuses sur les visages    et les hauteurs des gouffres végétaux          animaux et l’esprit qui rit si fort     le tout est ramené dans des coffre-forts     dans des boîtes numériques ramenée à l’équation ou à une suite de chiffre binaire ternaire ou que sais-je alors que ça souffle et que la richesse dans le silence et la couleur       guérit       on s’interroge  la richesse des suites de sons voyelles voix et sonne              paysage entrevu articulé               glissé               rythmé                      murmuré comme une corolle             ces deux O      ou les dentales ou la vue qu’on en a              rouge de l’hibiscus                     de cette fleur dont le nom ne nous est même pas imaginable  d’une poésie suprême parce que l’accord ou le respect ou simplement regarder amène       mais      cela suppose /de ne pas se poser la question du contraire / de ne pas laisser la fenêtre ouverte et rêver d’un souffle d’air / de ne pas s’y engouffrer et laisser le ciel aérer les méninges /de ne pas avoir l’envie de griffer les ronces/ de ne pas s’aventurer seul/ ou alors                     et c’est ce que je fais simplement regarder et vagabonde                             l’infinitif ne me plait pas                 actif c’est ramener au je     sans qu’il y ait     je       c’est pourquoi je l’enlève pour ne pas le dire et donc de là dire autre chose simplement en l’omettant                                                j’ouvre une trace                         sans bruit                    je chantonne car c’est le plus sûr moyen de circonflexe ce miracle qu’est une fleur  ouverte       le chant l’atteint par l’intérieur et suivant le cas elle guérit    ou rend malade                          la faim et la vue d’une des visions       le chanter aussi         c’est renverser la tangente     encore que je vous parle en une autre langue           et que pour renverser il faut inventer       je crois   qu’un mot comme tangente dans ce contexte ne signifie rien               je m’exprime en mots qui sont fait pour autre chose      exprimer imprimer                       souffler            j’aspire à un autre vocabulaire ou alors j’évite celui là                 je choisi des mots et je les arrange pour qu’ils soient respectueux                        dans ce mot    un autre tueux                  peut être l’inconscient des valeurs à l’œuvre                   utiliser un mot qui veut dire ce que j’aspire mais en mêle un autre qui le contredit           comment faire        l’éviter        en rester à respect       et contourner         la branche morte se saisi du jaillit       comme    une saillie               retenir la langue entre ces deux mains comme un peu d’eau pure    sacrée         l’attitude et ce que j’en vois dit tout ce que je veux en dire          la langue finira par plier ou s’adapter                         nodder ,,              j’en garde l’image    mais dans nod il y a no       contre toute attente car le contraire est à l’œuvre                          le choix des mots est rude quand on veut s’en remettre à l’accord       il suppose de soi même être en quête et de marcher au même rythme d’être à l’écoute et renvoyer l’exacte mesure que le corps impulse et reçoit               ensemble              d’un même tenant  c’est pourquoi je défriche et monologue pendant que je pense à ce qui se joue                         lentement ou vite                 ces mots        ramènent au corps     je m’y soumet                    en mouvement         chasse la position assise   repliée d’un coup de rein  car je                (ce qu’il en semble ce raccourci pour dire être et ce qu’il s’ensuit)                  besoin d’air pour accomplir entrevoir exprimer            dans l’extérieur de cet enfermement que l’immobilité suppose         au contraire le pas libère                         le pas      cet écart dans le ruissellement           la succession du temps                        ce mouvement que geste restitue                 mais en avant          alors que toute les positions sont permises elles ramènent toute à une volée        le repliement                    ne conviendrait pas car il s’apparente à la mort        l’immobilité                       plutôt                          la souffrance ou la jouissance                 tenue         on change de dimension et alors les mots se transforment              la syntaxe       s’étire ou se rétracte selon que le sens à l’œuvre l’exige      le génie de la langue transpire    expire       sans contrepartie     le  souffle n’est soumi à rien d’autre que la pression du thorax et des étoiles           l’aventure gestuelle cosmique réactivée dans le mot                   la voyelle                                  atteint                                  parallèle à la vitesse de la lumière sans que cela en soit                 tente la                simultanéité                            paradoxale                              transmutation   qu’inventerait comme mot pour expliquer qu’un mot se dise étoile                                         tenter l’étincelance en bouche             en poids du corps et rythme souffle                            lance            l’intense tion poétique y parvient