assené à l’île

Les rames continentales sont restées à flotter dans l’indéfini j’ai mis le cap vers l’espérance et )à la nuit j’ai lancé la pirogue

les étoiles scintillations des restes du jour j’ai chéri les histoires me repérant aux trous noirs et m’agrippant aux filins du voile bleu nuit

je me suis jeté en pâture ligne m’enfonçant dans les fonds ne distinguant plus que les scintillations

l’acupuncture des rêves bois blanc qui flotte

les chants magnétiques quand tètent les sirènes

les histoires en boule galaxies comme massage

respirant par la tranchée les vols au vent

nageoire parallèle de tous les noms aqueux

les gouttelettes de brume mes amantes

me brûlent le firmament au bain marie galant

de tous les horizons la houle irréfléchie insuffle aux draps le sommeil la coque coco hisse le voile de pagne le bois troue la profondeur élève l’association céleste à la proue des voix berceaux

quand au matin j’ai crié terre jeté  doucement en eau de lit le lin sur le rivage les larmes comme des vagues me lèchent la fatigue langue de corail et le ressac libèrent l’immense au roc

l’ile du lendemain