Amina

igual a mi corazon

podcast

© Liliana Herrero , igual a mi corazon

Amina, c’est le nom que je te donne ,
sa farine touche à toutes les rives , je n’ose les dire, la peau et l’éclat de soie noire une nuit de soleil, elles pourraient disparaitre,
ce n’est que fruit et fleur à la boulangerie, une carte marine sombre la profondeur océane les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène


mais te voir et la douceur m’arrime et je vis de nouveau,

© L S 2005
© L S 2005

cœur tango et l’œil serré quand je croise tes yeux , ta peau brune sculpte tes long cheveux d’indienne, ce geste alangui de la main, ce rouge carmin s’accorde à ta pigmentation , isthme ce bleu profond comme mer ou rouge fébrile tes vagues murmurent , séisme
Tu gardes cette distance et l’écart du comptoir que tes yeux démentent, tes doigts assurés lorsqu’il joignent, presque, frôlent ma main , qui reçoit , la monnaie , la friandise que je suis venu chercher, alibi pour me remplir de ce parfum ton rose et âpre violette
La magie émane de la journée , dorénavant je t’ai vu , humé, gardé dans cette tension à l’unisson , même faché du silence nécessaire ou cru tel , luisant dans le frisson et le réson ; Je vais à ce rendez vous quotidien au ruisseau de ta féminité dans ce désert de poussière sale et équarrie de bruit, un coin de chaleur entaille le malheur, illusion et connivence de ta beauté, je suis l’homme qui va au puit épancher la soif , la douleur sèche est raison de chercher guérison,

Amina , ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles, sève et âme, mine “a” murmure appel définitif, beauté douce et mer qui gronde, staminal comme étamine, pollen suc et vie

© L S 2006

liliana Herrero


Liliana Herrero

“A la que para Mayo vendrá, mi nieta que ya tiene nombre y se llamará Rita Peñalves.
A mi amigo Fito Páez.

Este disco toma su nombre de una línea cantada, del surco mínimo de una canción. Pero esa línea pretende mucho. Quiere igualar todo al corazón, palabra que escapa al intento de sofrenarla, pues es un plato servido a diario en los mil matices de la lengua. Es una igualdad que busca en el cosmos una gran unidad emotiva. Es el sello de un canto que ensaya múltiples inflexiones, planos heterogéneos, constantemente cruzados. Es el lacónico despojamiento clásico, el barroco de los poetas del noroeste, la sonoridad guaraní que aparece apenas se escarba el castellano corriente, el portugués exaltado de imprecisas pronunciaciones. La voz remite a la promesa de unidad, a una utopía vecina al caos. Es la fusión de toda lengua en un alma única. El corazón, que parece tan armonioso y citable, es ese caos.

Horacio González

© L S blue 2006