man on the mooon

echo à l’article de chris-tian vidal

soy annartista soy annarquista cristiano hebreo moro fenicio y cantor barbaro atlantico verso brigante luso peregrino hacia el amor ….

( Antonio Placer, cancionista)

L S man on the moon 1 2007

donc le politique moi… même ile reste la pauvreté, l’humain qu’on attèle et la pauvreté la désespérée, la place que l’on nie à ceux qui , qui ? aux autres!  ceux qui sont pas moi, disent / pensent ils , une preuve éclatante encore de la frontière et la spiricrasse nonkenon  je n’ai jamais pu me guérir de cette rogne pugnace : qui me déterre hache de guerre,
cela me ramène à cette guerre ?sociale? et surtout ce nonregard dévisageant l’autre ,lui le tas de chair en carton qu’ondule qui devrait être le frère, le voisin , l’autre , que l’on croise en miroir , brisé comm’ dit glissant dans “quand les murs tombent” ed. galaade,
et oui moi je me sens proche , autant qu’en 1984 (S/Yshire) d’un john Berger , au regard pétri de réel autant que de rêve paillette de la rencontre, la le four du réel est la boulange (Placer again) du pain dont nous sommes fait , trop cuit ou à peine flammé , cramé et lavé par le vesuve  ; en tailleur au centre d’une pièce vide embaumé d’un senteur lavande chimique , seul , écarté du regard et d’une main qui tende…
man on the moon 1, 2 êtcétèrra, etxe Terra, essais te taire, et ce ter,
être cette terre, cette terre sera,   , dans le regard main d’un ombre qui fuit en courant le long du cri de Munch ; la nuit ; car c’est la nuit que les pieds voient…

L S man on the moon 2 2007

xoriek (oiseaux)

© mikel Laboa, xoriek

Si nous voulons fabriquer une cage de paroles et y introduire Mikel Laboa, nous devrions nous reporter au début du XX siècle et dire : ” Il y eut une grande crise, et les peintres, les musiciens, les écrivains perçurent mieux que jamais la petitesse de leur expression. Tout d’un coup , les langages et les manières héritées du passé leur parurent faux, sinon banals et bêtement bourgeois. Puis vint la première guerre mondiale, l’une des plus  cruelles de l’histoire , suivie de Guernika, puis d’Auschwitz et ensuite d’Hiroshima, et les peintre , les musiciens, les écrivains engagèrent leur lutte contre la bête immonde de la mort en créant des oeuvres qui touchaient forcément la frontière du silence. Pour ce faire ils eurent recours à la tradition populaire, aux modes d’expression des enfants et des fous, aux formes artistiques méprisées par la haute société. Il s’agissait de sortir le langage du marasme où il se trouvait, de ne pas l’utiliser comme simple artifice , comme pure rhétorique. Ce fut le cas de Bertold Brecht, de Tristan Tzara ou de Paul Celan. Ou encore de Ungaretti ou de John Cage, de Picasso et de Dubuffet, de Roy Hart ou de Joan Brossa.

Tels de nouveaux phénix, peintres, musiciens, sculpteurs renaissent incessamment à la vie au dessus des cendres de la réalité. Mikel Laboa en fait partie, il se déplace depuis longtemps dans le monde, par tous les mondes. Mikel Laboa artiste singulier, solitaire, compagnon de tous ceux qui aujourd’hui, au début du  XXI siècle vivent aussi en crise. “

j’ai fabriqué une cage pour y enfermer Mikel Laboa. Mais je regarde à l’intérieur, et je le vois pas. il s’est certainement envolé.

Bernardo Atxaga , livret de xoriek

L  S la caverne 2006

et la caverne est peut être le trop près d’un essaim de plume dont le battement prélude l’évasion

MIKEL LABOA

la forêt martellée au frisson

( xoriek)

Xarma eta harridura azken unera arte gordetzen dituen komunikatzaile mitikoa dugu Laboa; distira, transgresioa, identitatea eta modernitate herrikoi hurbila darizkio bere lan orori eta, oraingoan ere, kantu berriak biltzen dituen disko honetan, intuizio berdina topatzen dugu: alde batetik, txorien mundu oniriko, metaforikoa, eta, bestaldetik, bere oinarri zein inspirazio iturri izan diren hainbat autoreri eskainitako omenaldiak (Joyce, Billie Holliday, Brecht, Brel ).

comme disait Anna Moï, laissons les langues intraduites on y comprend tellement d’autres choses , c’est mieux comme ça , non !

( james joyce in memoriam)

le grand chanteur basque puise aux profondeurs fissurées de la voix et de l’abri antédilluvien , arrache aux sonorités abruptes et rêveuses la plus grande modernité ,

homme se dressant aux rochers vers l’océan au ciel de l’avenir, il parle à tous des chemins de l’imaginaire entrevus , comme Benat Achiary , à qui ma peinture et mon amour de la poésie doit tant, comme Chillida qui du haut de sa terre abordait à tous les archipels de l’intelligence humaine , la poésie et les éléments .

Il trace une voie et redonne voix à Joyce, Brecht, Brel et Billie Holliday, Atahualpa Yupanqui, Bernardo Atxaga, Joxe Anton Artze) en remous oniriques sonner toutes les langues au trajet vocal de son .
(negua , ) les chansons que je préfère sont trop longues , hélas ! à voir sur le site de elkarlanean http://www.elkarlanean.com

a mi madre…

TXORIA TXORI
Hegoak ebaki banizkio,
nerea izanen zen,
ez zuen aldeginen ;
baina,
honela,
ez zen gehiago txoria izanen,
eta nik…
txoria nuen maite.

…Si je lui avais coupé les ailes
Elle aurait été mienne
Elle ne se serait pas enfuie
Mais alors
Elle n’aurait plus été un oiseau
Et moi
C’est l’oiseau que j’aimais

(Joxean Artze, 1965)

promenez vous de petites vidéos en vidéos en bas de l’écran , c’est si beau !