aurore casa en sol

oioioo

©L S, 2005

birds in the nest caracolent et piaillent

©L S, 2005

sol

feu brûlant et l’ombre si fraîche dans un démélé de ronces

surgit l’églantine

si elle pique la tige ébrout la fleur

aurore tyrrhénienne cimes les pétales en couronnes

moucheté d’or
coeur all

l’oisillon ébloui apprend la douceur

©L S, 2005

cabane si peu sure quand rode la rousse et menace l’ortie

renarde en pointe

tu rues et sues la branche écriture

orchard et soif

murale sonore

or

et ombre la violence cachette

corpuscule effort

sèment

disséminent les griffures du temps

sombre offertoire rompt vers l’influx

jonction tendue en tige al sol



Un cri de paix

Tu ouvres ce soir des yeux merveilleux
Tu regardes les hommes, la terre, la vie
Tu as des yeux sur tout le corps
Ta bouche regarde, tes poumons aussi
Tes mains ouvrent cinq paires d’yeux
Ton ventre ton sexe tes pieds
Par la la vue prennent possession
De l’écorce somptueuse du monde

Ton destin regarde. Tu veux tout voir
Tu veux être pierre avec les pierres
Arbre avec les arbres
Rossignol avec les rossignols
Humains avec tous les humains.

(…)
© René Depestre, rage de vivre, seghers

© L S, 2001

lumière


tenter de tracer le monde dans sa lumière,
Maldiney dit au sujet de Tal Coat
le monde nous apparait dans l’espace,
s’inscrit dans l’entendement humain
en résonance avec la lumière,

étale et relie toute chose sur le métier à tisser du voir
à la trame de nos sens
source, jaillissement de ce qui est
en aube finallement
l’or et l’émeraude conte et berce
une épopée de la conquête du jour
rythme et souffle comme un vent sans limite
ouvrent les crevasses de l’ombre
mélopée dans les mots chante l’être au jour
le vivant
entre corps et lumière
points du réel qui s’attouchant
accouchent
le bel imaginaire
sanglant toute voile dehors
dessine la cate d’un monde
enchanté
le pas de l’homme
franchit l’espace du vide
s’inscrit dans le passage
vide qui hors de la forme relie
permet l’incarnation
pointes lumineuses en ligne de contact établit la force
aura
entre la vue et le toucher
la danse de l’oeil préconise le mouvement de l’écorce
à déchirer l’espace

la provence m ‘aura amené à cela, l’expérience de la lumière comme foyer vivant à l’oeuvre…