La trace de l…

La trace de l’humain et l’écho de la pigmentation, l’entour et l’en-dedans de la voix, c’est cela qui habite l’âme humaine
l’aventure en aspérité dans les vagues la houle et ouvert dans les creux l’ouverture vers ce que nous contenons,
les yeux qui portent vers la vue et nous entendons ce sifflement dans l’herbe  foulée est frisotis des nostalgies
laisser germer ce que nous portons
corde tendu vers le souffle , l’air , le soleil , la pluie , les étoiles !!
hors de la mesure  l’encerclé s’enroule de l’effort qui tend notre bord à craquer
la pluie gifle l’air libre  l’air souffle, poumons pourquoi ne pas y siffler !

ouvrir le rien


“… elle ouvre le présent à partir du rien, un rien dont l’ouvert est le jour. C’est pourquoi de toute sa réalité elle repousse les avances de l’étant sous la garde du principe d’incertitude. Elle se tient, elle tient l’être hors de soi. Elle existe à intérioriser ce hors. C’est en ouvrant ce vide, dehors toujours au centre, qu’elle entre en présence pure.

“Peinture pure, réalité”.

Henri Maldiney , l’art nu, ouvrir le rien; éd. encre marine


a kiss for you

L S flor 2001

Les grains de sablent roulaient                   du désert à la
mer     en hiéroglyphes infinis            dans l’intervalle
magnifique        qui sépare                une femme et un
homme               comme une lézarde éclair      point de
rupture insondable

Tanella Boni; grains de sable; éd. le bruit des autres

L S bansuri 2002

échancrure du bleu

Pour me refaire une santé je vais rôder auprès des grands arbres,

je m’assois sous l’ombre claire et humme, le feuillage enluminé, je m’endors aux racines et m’étoffe fleur, coton florette ma nin, distillerie des couleurs solaires, l’hiver même n’éteint pas la dorure du feu ,

© L S euca 2006

il me manquent mes frères koala et les écureuils préfèrent les pins , ils savent donner toutes la joie et rient en pitres;

l’eucalyptus est mon arbre , il tangue au vent et touche des lèvres l’océan , la gaité s’envoie au vent le doux balancement d’un flor à corps, s’apparente à l’horizon, la force virile connait les détours du rêve, ride au paysage le souffle martèle dans les remous, dans les trous d’ombre la terre s’approfondit. l’arbre se livre sans retenue à l’été.

© L S pays-age 2005

aux crocs du ciel

Anari

, grande chanteuse basque, :
“faltaría más…las canciones no son ya mías, ahora son de todos y todas. muchísimas gracias”

podcast

Anari

anari.jpg
photo et musique extrait de http://www.myspace.com/anarizebra

je ne supporte plus la guimauve, le doux sussuré me fait crisser les dents, le texte tout mou et la peinture d’un pinceau avachi, il fut un temps ou les mots tiraillaient dans cet étrange déraillement qui fait dire que la vie avance et nous avec , même à se tromper , est-ce moi qui suis survolté par l’été ou nous dans notre Europe trop bien rangés, à l’abri dans un compartiment sans sourcil, crois t’on , des cyclones et de la tourbe , moi je veux que ça tangue et l’océan me fait envie, je suis curieux de tout mais ce satisfécit qui nous fait dire que tutti va bene et qu’il suffit de sortir la planche à voile et se laisser aller à la meringue , moi je veux du piment , et dès que je traverse je m’aperçois que le cri et le battement perce , le silence ? oui quand il bat à mes tempes et se fend d’une zèbrure qui dit le monde , fin de la complaisance , et tant de souffrance partout comme pour démentir , garder le vernis et ne pas déroger , et quoi que la violence éclate et se livre en joie , de dire tout au moins , en sueur, de chant qui grimpe les octaves imprévus , apprendre oui , dans le sel et le vent , libre

car c’est ailleurs qu’est l’ici

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© L S euca 2007