sang latérite
septembre 18, 2008
belle
septembre 11, 2008
granitaire
septembre 3, 2008
L S 2003
mamelles lactaires la sève entaille l’accueil
charismatique la calligraphie de l’instable
perce les trouées en coulées bleues de noir
femme pluie déhanchée dans le rouge
ronde granitique à l’assaut des douces lisses
horizontalité contradictoire tu ouvres dans la largeur
bouche delta les faîtes du nœud ondulatoire
émancipation nivellée dans le pas
alezan propitiatoire
tu avances au tranchant précipité
NEVERMORE
septembre 2, 2008
et en ronde insatiable
on a vu danser les mots
mots farandole
mots blessures, mots fatigues,
mots joies, mots révoltes
mots dont les êtres sont la tête
dont les mains se rejoignent
mots en toucher frénétique
apaisement de l’écrasement
et des mains qui se joignent
en boucles d’obstination
ferment les plaies de la laideur
murmures en mélopées
comme autant de lettres
cette phrase
les mots dans les mots
ose le mot
des mots qui scandent sans relâche
tournant tournant se tourneboulant
osent Le mot
à faire le tour
de l’humanité
noire
blanche
rouge
jaune
rayée zébrée
triangulée quadraturée
exaspérée
à bout de bras et de jambe
vie déchaînée
soupir intense vive clameur
bouche de la fatigue
de la terre du ciel du vent et de la pluie
martelant
ce chant à casser la chaine de fer
haine de métal
qui entravent nos voyelles
nos esprits alourdis
qui ne rêvent que de laisser l’esprit courir
loin au delà des murs de ciment ferraillés
infranchissables
douves de sacs plastique et chimie d’épines
cases de joncs
ondulation végétale
maison vent
harmattan
rouge brun de terre
farouche
ces mots ces mots ces mots
on les entends
des quatre mains de l’homme
des cinq hanches de la femme
résonner gémir chanter triompher
envahir
le ciel l’arbre l’eau la poussière
s’envoler au dents des fleuves
et
transmettre
à l’oiseau qui approuve
au poisson ravitailleur
de la rive trachée d’eau
lune
chant bariolé
berceuse des couleurs
crépuscule au sourire de l’enfance
crie et sourit
ces mots
NEVERMORE,
NEVERMORE ,
NEVERMORE
à souffle dame que je sens dans cette fatigue
et
Jaabi et son périple dans les lieux nature
à lire sur : http://www.myspace.com/aloredelam
NO MORE TROUBLE
WE DON’T NEED
NO MORE TROUBLE
NO MORE TROUBLE
en écho : survol aigu
l’oeil perce les serres
de respect
violences d’effacer
août 17, 2008
…courbes douces et violences d’effacer ce qui pourrait renaître
Un homme en mémoire et un embryon d’avenir
(Aslé)
Comme quoi tous les regards sont permis, violences d’effacer, certes pas ce que mon geste peignant impulsait, en tous les cas de façon consciente, non je pense que c’est le monde qui est en plein effort de réponse à lui même et s’augmente, s’ouvre , non il y a de la conquête, il s’épand , est en expansion et instaure l’harmonie,
est il visage ? je me souvient avoir dit que le visage d’un Botticelli était un monde en soi, un cosmos que l’on ramène a tort au visage , mais l’être humain peut il faire autrement que de ramener au visage? le monde peint ou dit est il forcément une métaphore de l’homme et l’humain se ramène t’il au visage. ne peut on y voir un dialogue ; la présence à soi et de là accessible, le monde qui s’offre, les deux mêlés car ils se font face et sont peut être indissociables, en complémentarité, l’un seulement étant capable de voir l’autre! et de se laisser aller à ce rêve, miroir de lui même en mouvement, comme la mouvance des lumières lorsque les nuages passent, subtil échange sans que l’un veuille prendre le pas sur l’autre ! se regarder en miroir c’est se voir avec les yeux du monde, le monde lui ne s’octroie pas un regard il file le long du temps qui lui même ne se laisse pas arrêter.
Un entre mémoire et avenir, un embryon ? cela me fait penser que le vide serait absence de forme , ce qui chez moi , de façon consciente n’est pas dans ma pensée, il s’agit plutôt de lignes de force qui gagne sur le non encore , le présent dans son mouvement ,
cela correspond t’il à une structure mentale embryonnaire chez moi , incomplète, peut être, mais la forme complète telle que l’occident renaissant l’a exprimé ne me touche absolument pas , ce monde fini, capté n’a aucune résonance en moi , il me faut de l’espace, une conquête, des signes d’une appartenance et une mouvance nomade, et tant d’autre chose,
un texte sur la peinture que m’a envoyé N m’a surprit, cette peinture européenne ne m’apporte que si je porte un regard d’étranger, que si je vois chez Vélasquez un espace des rouges, une cosmogonie immense de couleurs et de forces à l’œuvre, retombé, je tourne la page ,
Vermeer, pareil, un grand abstrait façon Rothko , lire les pages qu’a écrit Maldiney à ce sujet,
mais évidemment on ne se voit pas et c’est peut être ce qui se joue dans ma peinture, peut être la peinture ne peut elle témoigner que d’un regard, et le regard est il autre chose qu’un être au monde, sauf à tomber dans la convention , ce qui est pour moi sans intéret.
au pays du long nuage blanc
août 17, 2008
fini de lire le journal de Charles Juliet en Nouvelle Zélande, de Juliet je connaissais surtout les entretiens avec Bram van Velde, concentré de puriste attitude en Art, qui m’avait marqué et en même temps ennuyé car répétitif ,
la nouvelle Zélande, le pays où je voulais émigrer quand j’avais vingt ans et dont le rêve me poursuit, voyage jamais fait, un grand regret ; la rencontre improbable du poète de Lyon , qui se qualifie lui même de rigoriste et de ce pays dans l’océan , où la nature est ce qui conduit les hommes, le simple le pur mais comme évident, c’était ce que m’avaient laissé comme impression mes ami kiwis, cette rencontre au jour le jour m’intriguait , j ‘ai fait le voyage.
passionnant
rétif d’abord, Juliet souligne l’importance de la vie intérieure, de la vérité comme nécessité, comme point de départ, d’ancrage ; des réflexions sur l’art et l’introspection pure doivent à la vision chinoise, à l’expérience intérieure indienne, au parcours du poète qui effilant son expérience douloureuse parvient à domestiquer le chemin des mots et en faire un chemin d’art,
ascèse,
la rencontre avec l’autre, le différent, le désarçonne, il semble s’ancrer dan un chez lui qui loin, lui manque, moi ce serait plutôt l’inverse , et je m’étonne qu’on puise se surprendre de l’autrement, qu’il puisse y avoir un lieu qui soit « chez soi », d’autant plus qu’une bagarre existentielle contre ou avec le moi, le soi, condition du départ de l’œuvre, est au centre de son questionnement, mais la rencontre a bien lieu et l’écrivain, petit à petit rencontre ces deux iles, se frottent à des humains de tous bords, car pas forcément de nouvelle Zélande ; à force se fait jour un achoppement , appontement, d’où embarquer ;
je suis sensible à ce style du jour le jour, journal ou s’écrit de façon rigoureuse et froide les événements, les rencontres, les pensées, la vie intérieure ; ce n’est pas la rigueur qui me touche mais plutôt cette absence délibérée de style , dès que les poèmes s’en mêlent, je n’y suis plus et je les trouve froids, sans raison d’être ; de là la question, pourquoi écrire sous forme poétique ? non je préfère le journal , le poème a d’autre racines, vives et d’eau.
C’est cette absence de mise en danger littéraire (apparente) qui me plait, elle permet le face à face sans fard, il le dit lui même, il a moins peur d’écrire, l’ailleurs peut être déréalise les enjeux de l’écriture, pour lui ; pour moi elle est rendue plus proche de sa finalité, une sorte de distance abolie, ni réaliste ni poétique, cette fameuse interrogation de pourquoi la poésie comme forme ;
j’aime cette proximité concrète, elle rejoint mes interrogations récentes,
finalement un dialogue entre les contradictions de l’écrivain qui reflétées par le nouveau pays se muent en interrogation en miroir,
c’est bien ce que je voyais en Nouvelle Zélande, un pays, quoique très provincial, c’est ce coté banlieusard qui me fait tiquer, très proche de la nature, où les éléments, le climat, les histoires humaines et les paysages font une grande nature qu’il n’ai pas possible d’éviter, mais de façon douce, c’est la différence avec l’Australie ou la terre est violente et démesurée, la terre et les hommes comme pris en étau,
et je me demande si cette référence constante au rugby, trait de civilisation , c’est vrai, mais je me dis que rapprochée de celle à la primauté de la vie intérieure, de l’exigence absolue de la littérature, n’est ce pas un vilain tour de ce pays qui te ramène au corps ! voila que je te dis tu , la distance n’est pas de mise puisque tu me parles , que tu te sers de moi pour écrire et poser tes question à travers le prisme de la terre rencontrée et des hommes,
oui cette terre peut enfin se livrer, l’écrivain s’y intéresser et ..; sublimes pages ou il voit ; les paysages l’air les nuages les orages le déchiquètement des cotes et la violence des orages , des tempêtes,
là je me sens peintre et je vois moi aussi cette nature qui parle directement à l’intérieur humain, le dialogue est choc ; ce n’est pas anodin je trouve,
après avoir souligné l’axe intérieur de l’être humain , l’écrivain est pris du vertige joyeux du corps et voit le monde , avec douceur et ?délectation? 
les deux sont liés, et la paix arrive, sans doute de là, est ce nouveau ? je ne le connais pas assez pour le dire mais c’est parlant,
tous ces éléments, cette réflexion et finalement cette reddition au monde sans qu’il y paraisse ; cette simplicité de ton me bouleverse et me convainc , c’est la que je me sens le plus proche de moi même , dans ces moments là et dans l’absence de distance, si possible , par moment , je m’y vois ,
j’ai aimé John Berger pour ça aussi, cette distance abolie qui tend la main à l’autre et la rend palpable indispensable présente ,
et cette absence de style, le style qui fait disparaitre l’autre , et je me dis que c’est dans cette équation que se trouve ce que je cherche ,
la poésie pour moi restera ce moment-aquarelle où les mots servent de pigment à un ressenti, une peinture sensible,
la tentation d’intégrer les rangs des stylistes est là où je perds le temps ; mais des moments existent où je ressens si fortement qu’il faut dire , l’écrire ; a t’elle pour autant tant d’importance l’écriture , veut elle, exige t’elle de rejoindre l’universel , le figé ou au contraire doit elle être le plus libre encore ; rejoindre l’ellipse du haïku, évidemment pour moi pas de cage, les recettes, méfiance, et le réel c’est être au plus près de ce mouvement que je sens , de ce que les yeux voient, de ce que les yeux pensent ; de ce qu’ils mangent en regardant , ah cet océan bleu noir dans les yeux d’Amina , ce n’est pas de la poésie , c’est là et drapeau rouge ou pas il faut s’y baigner,
je le vois , cet océan et il peut être rouge , parfois ,
quand je vois je pense , drôle d’alchimie , je pense et c’est la que la poésie s’installe quand elle voit, c’est un écart , si l’on poursuit, alors un vrai voyage s’instaure , risqué mais beau, l’aventure énigmatique de l’espace du mot dans l’esprit de l’homme au monde;
mais les nuages et l’océan me disent tout si tu es là , et c’est ici la difficulté ; à combler, être dans la poésie et la relation , et bien sur au plus proche de soi, du cœur,
je me le suis dis dès le premier jour d’art, le cœur , biotz begietan, toujours !
le vent en rafale te ramène toujours à toi , voila que je me tutoie,
ça m’a fait avancer , à ce jeu de qui avance recule, subtil équilibre !
L S 2004
la forme d’une poche
juillet 27, 2008
( après une lecture de John Berger , la forme d’une poche, fage)
attentiste, il se promène et hume , lève le nez , sa démarche indique une danse que son esprit impulse en tangage , ou est ce le corps qui se soulève comme porté par des vagues , là de terre et d’air , une ligne souple trace la marche de lave quant obéissant au principe en fusion elle se frayait un passage au travers, coulant sur , réfractant le réel sous la chaleur , poussée , irréfrénable , c’est l’œil qui erre , libre on dirait bien mais finalement promène l’éclat à la rencontre , de , question , ce principe vaut il, y a t’il fusion entre cet incandescent et ce passage qui, forme , au contact cette ligne, mouvement en onde que l’air et la trace déchirent,
voir , sans doute c’est ce que l’oeil cherche à faire , c’est pour cela sans doute qu’il erre et qu’il est à la recherche, en point de rupture, de la rencontre,
il dévale la pente, se suspend aux brindilles soudain ce sont goutte, lychen et immensité, mouvement aléatoire comme celui d’un derviche qui à tourner s’étourdit, sans doute pli pour les yeux à la déflagration du tournoiement, seule issue, révoquant par l’interstice du visible qui empêche la vision ,
sans doute cette exigence de l’intérieur de l’oeil dévoile la question embuée,
secret rondonnant d’un souffle qui s’extirpe en rond, ronde bosse du son qui dévale le creux brûlé d’un tronc d’eucalyptus , et écho qui avance comme un fleuve va vers , espace en semence infinie, l’étendue est question impalpable , ou n’y a t’il que l’appel de la voix qui résonne
questions, l’oeil , la voix , le son se heurtent au vide qui solide dit le monde, nécessaire , nécessaire, l’oeil, la question est nécessaire, voir, cette insistance, même, à risquer dans l’empoignade du vide, qui finalement semble ce heurt, cette rencontre, cette alliance , ce passage qui agrippe de chose à chose, cela révèle cet arimage de l’absence, révèle la distance de points à point permet l’échange et trace à la manière d’un son, d’un trait qui scande, affirme. Dans cette brève incursion du voir, que le toucher en même à même ne cessait de pointer,
ces heurts comme les limites d’un corps qui accroche la plume sur le papier , rugueux l’arrête de la roche blesse la main qui sursauts, accrocs du réel, trébuchent ou raccourcis qui, silences en taisant se font signes , anicroches , cet arrêt, comme une mort , une blessure , un creux dans le terrain, une faille ou hausse de ton de par et d’autre, que l’on peut lire comme dièse, dissonance inévitable, ces tachent sont comme des crocs , des trous ou chute la chair, ces percés rappellent la vie et la disparition, l’absence, qui apparait, tangible dans cet amas qui effarement interpelle, giclure de sens à l’éveil de l’envers, que je nomme point, arrêt d’urgence comme ceux qui ponctuent l’ébène enveloppant le tout de sa nuit , étoiles ou chocs du visible , apparitions ou disparitions, disparate réel qui soudain dans un jeu du temps permet cet aller retour de la matière à l’éclat, insistant de la rencontre ,
comme un clash
cette révélation d’un être au monde , absurde parce que de deux bords , l’oeil le réclame , il lui doit de s’appartenir entièrement des deux cotés de la raillerie , car l’adéquation entre ce que l’oeil est forcé à , de manière tangible , sans conteste , narre ailleurs une légende inconnue, les sens et le sens qui se fait jour au clair du voir est toujours à la limite de l’effacement ,
le réel n’a pas de sens ,
et la pierre du jet ensanglante l’oiseau qui écorché dans sa vie git ; plaie du monde offerte à la mort, l’impulsion était mortelle et se soumet au sang , faut il le comprendre , avoir vu ce vol entre le ciel et gésir comme pierre et boue , le voir lui a dicté le viol , désir , se saisir , cette liberté qui est battement de l’aile bat dans les tempes et est semblable au battement des veines , à la course effrénée dans les bois , le saut par dessus le bosquet , et le plongeon dans la mer ; la crique d’eau et le criquet hurle déchire l’ordre
et intime cessation ,
serait ce manque, cette absence que l’esprit ressent si vivement , ce vide qui fait sens, il faut s’y résoudre , car le pas appelle le pas , et l’enchainement des choses non ordonnées mais nécessaires, et donc qui se succèdent , il ne s’agit pas de disparition uniquement , ou d’absence , de course haletante à la manière du cerf ,et des cornes qui sont arbres , pourquoi , il s’agit plus surement d’un halètement d’un surgissement hors de l’espace que l’on met tant de temps à percevoir , hors de ce qui ponctuent , les choses du réel , que l’on touche et qui nous limitent mais nous relient , nous sortent de l’obscurité de l’attente de l’oeil aux aguets , qui va reconnaitre et impulser ce jet à survivre, captation qui est comme ce pas qui élance la marche ,
hors de l’invocation de l’absence, feu désespéré d’une magie qui parce qu’elle a vue, cru voir, s’est habitué à se penser dans cette totalité , le temps qui fragmente vient détruire et déchirer, remettre en question ce qui tait dans l’esprit, cette union qui fut et donc est et se doit de reprendre ,
voir ,
hors de l’absence , se saisir de ce qui te dit vivant et empreint du monde.
comme
si voir
remettait en question l’absence et l’apparition , le réel s’aborde dans la rencontre et de là comble.
aquencre pour « Esquisse »
juillet 20, 2008
friches
juillet 14, 2008
L S friches 2007
un hiver
la brume
lancinance
les assauts de l’humidité
ne se laissent voir
comme une vague voile
ce trajet parfois permettrait des percées et le silence débouchait sur la
lumière
blanche,
au loin une aspiration
un départ
est ce celle nichée au delà des mers
peut être
au creux des vallées si tu te penches tu vois des cavernes en friche au pieds des blés
derrière la porte deux poteaux entrecroisent le branchage au toit et parsèment le rouge
errance et enlacement aux points
les clous des poussières chavirent l’espace
le chemin est à prendre et se perdant dans les baies sauvages
mûres et chênes hachés au son taillé
cerises
rouge noires
dièse à la lune
l’Atlantique en pluie bruine au matin
à l’orient l’occident baille
mythe cycle et rythmes arrachent le pleur noué de la nuit
à marcher le pas élance
le jour
carné
se tait en naissant





















