Intervention à Haute Voix
septembre 10, 2009
Grace à Béatrice Machet quelques unes de mes encres, dont celle-ci en couverture ont fait parti du N° d’intervention à haute-voix sur « l’île »
Hélas je n’ai pas reçu d’exemplaire et mes originaux sont restés la-bas , ça fait toujours plaisir, surtout que la qualité des reproduction est du niveau de la photocopieuse.
cantique de l’oiseau…
juin 13, 2009
Texte et peinture de Marie-Christine TOUCHEMOULIN – LES OVOÏDES – Hors saison
Parce que là…
En cet instant où l’oiseau tremble…
« On »
Bat de l’aile !
« On »
Entend le bruissement d’un envol…
« On »
Écrit…
Une phrase personnelle tonitruante au sein de l’oiseau qui chante notre
ambiance…
« On »
Devient en l’âme du chantre qui s’improvise en l’esprit intégral qui nous
habite subitement pour émuler notre amour du Vivant…
« Le cantique de l’oiseau »
Oh !
Le psaume de la colombe niché au coeur de l’arbre qui ne cessera jamais de
nous abriter…
Qui ne parviendra plus jamais à taire son écho…
Pour nous forcer à parler du Vivant…© Marie-Christine TOUCHEMOULIN

plume aux bris de l’air
mars 16, 2009

© L S 2008
terramata
décembre 3, 2008
traces de pas
décembre 1, 2008
On imagine les traces des pas, les éclatements que le soleil et la pluie ont cloqués sur la peau des érosions, friable la densité s’est éclatée et des bouts de terre se sont décollés, de la roche que le vent aura fait s’envoler, perdure les stries, la trace du temps.
c’est une nuance abstraite , elle survole cette élégance, l’ellipse est la vie et égraine , la graine n’est ce pas, cette même chose érodée une fois que le vent s’en est chargé, il aurait des ailes que la poussière bleue saupoudre de rose, celle de l’aube alors que rien n’est clair, celle qui vibre au seuil du vivant indistinctement, imperceptiblement, sans attentions, celle-ci qui fait briller les recoins de peau, serait-ce cette terre compacte, robe presque roche , presque os , ce mouvement qui prélude à la fragilité, je recueille les pigments broyés me racontent l’histoire d’un peau de pierre, d’une fleur évanouie et les herbes, fragile brindille, lavés dans un grand jus les couleurs que l’œil célèbre retrouvent une nouvelle essence.
Il semble que ce soit une planète, un chemin à travers l’aride et cet état premier avant que la pluie ne vienne avec son lustre provoquer l’éboulement dans l’ordre qui permet le mouvement, elle égrainera le temps, boules noires qui s’entrechoquent remontant la cascade mathématique d’une succession incertaine formant l’un d’un collier mystique, la voix bourdonne cet inlassable en mue, est ce musique ou muse, je retourne à ce chemin dans les sables, je ne l’ai jamais quitté, seule ma pensée s’est amusée à l’éparpillement mais au fond le pas mesuré ou pressé est toujours à se remémorer les éboulis, paysages ou ors les jaune sont soumis aux rouges, les bruns et les gris minéraux assistent les accrochages des mousses, les failles les rupture du gel frissonnent dans la chaleur obsédante d’un jour, tandis que la lumière jaillit se soumet en cercle.
au début cette croute de terre usée l’œil en voit le chemin, le passage est chanté à travers les détours et retours, aggrigente, ce mot me vient de loin, veut il dire quelque chose, surement les bouches ont tenté d’en forcer le son pour en aboutir au sens, il s’articule en mouvement de peau et s’échappe dans les vides, par les rides le temps va trop vite, plus tard on se contentera de la trace qui voudra dire, lieu et liens entre les mondes habités et la feuille cornée reporte la trace de l’antilope, anticipation tchiware, deux cornes la conte belle à quatre longues tiges sabotées qui courent , laissent des empreintes bipales dans l’herbe écrasée, l’œil s’en est sans doute emparé , le corps en a sans doute frémit, je vois ça dans le sable ou la poussière de l’ocre fut chemin, le durcissement minéral est vision d’espace poudreux, une vie ne se résume pas ainsi, à ce moment d’avant , à ce lointain retour en arrière comme une boule de quartz, ce rugueux de lave agglutiné, cette couleur pourpre fut celle de la vie des hommes, obstination des femmes sur la strate rocailleuse, terre qui file en étoile entre mes doigts méditatifs, mon esprit imagine et recrée cette frange d’humanité, filin rompu que la poudre m’octroie.
je regarde plus près , cette tête, est ce celle de Lucy, autant dire l’os de la femme, terre du mythe, presque un caillou qui me relie à la roche, une main qui taille les lignes d’une vie cosmique sur les parois d’abri, compacte la pierre taillée trace l’appel sourd du vivant, ligne et émergence de la surface colorée sur la roche, la main étale ce mystère qu’est en soi l’envahissement de l’œil, je peint le reste d’une vie , je tiens la preuve de ces chairs et je retiens la poudre, j’émerveille les étincelles de la lumière, la craquelure et le grain et la couleur foulée, du bruit se détachent l’énergie motrice, la preuve d’un sol que les pieds ont voulus, foulés dans l’ahurissement du temps.
iode de vie
novembre 15, 2008
Un air fin avec son souffle doux ,perce l’huître pour l’entrouvrir au monde , goût d’ode de vie exquis sur les lèvres de la mer ,bordure du sable où s’étalent les algues brillantes du ciel.
© Soulef
© L S 2008
les atomes de l’eau entrechantent l’inaudible
l’huile dépose cet entremet
c’est ce que je ressens à la douceur au cœur
© L S 2008
La vastitude interpelle le bleu
ce bleu particulaire la lumière au sable
s’étend le chant au couchant
le lit du couchant
octobre 19, 2008
mon nom morne
septembre 26, 2008
Aloredelam (à l’orée de l’âme) devient lam , petit nom de Lambi, ce beau coquillage chantant des Antilles; d’autres noms suivent en cohue du lamentin ( je l’ai déja faite mais je la refais par pure plaisir…)
LAM
je chante une morna sans répits c’est que l’alizé qui enlace l’océan, la grogne furieuse semble rieuse à la dentelle de la mer , mais parfois la vague comme un mur s’élève et c’est le cri , la baffe obélixienne remplace le baiser soyeux de l’eau au sable , danse enjouée hante la détresse inavouée, du frétillement insolent en déhanché la caresse hypnotise l’eau au rivage , les roches sont déchirement subtil du décolleté et tambours de rage, répons de vagues en vagues la voix rauque ramène le souvenir à la terre, au loin , au gré du vent le sel épars éparpille l’horizon,
la voile au loin sari où s’enroule la femme éternellement au flanc de l’eau, le regard couché sur le couchant , l’entre-deux eaux fuse la lumière de l’air, la chaleur bat aux tempes de son écartèlement , cette envie à satiété de danser pieds nus sur le rouge et de se fendre en bleu pour un peu plus de vent vert , s’étendre en gué de rire en opposition farouche ,
morna , je dis ton nom, farine d’étain à la berceuse de l’am
© Lam , journée ouverte 2000
à lire : précisions sur les vagues, Marie Darrieussecq , POL
prélude à un éclaircissement
septembre 22, 2008
il faut croire que j’ai les yeux clos, ai-je été aveuglé, mon corps emprisonné, le geste n’est il que le seul éclat possible entre le monde ; le geste témoigne en tous les cas d’une distance ou d’une absence, serait ce une trop grande présence, trop proche, ou d’un nécessaire miroir,
Ces mots reviennent de manière obsessionnelle, répétés, l’esprit court-circuite ce qui évident est empêché, le voir et le sentir dans le pont du geste rétablissent le corps dans le mouvement du temps.
La peinture est donc question et affirmation. Dans le même temps, parcours de l’un à l’autre, de qui ouvre les yeux. Le monde est à découvrir et se faisant affirme l’existence de l’un, en mouvement, progression de la vision et chemin lumineux, toucher insensible de la matière, trop proche.
par delà l’écart, par la lumière de l’éclat, dans l’infinitude de l’espace se parsèment les traces de la lumière, les preuves en tâches de la couleur qui sont présence rétinienne, des témoins de ce que l’esprit pense entre l’ombre et l’infini l’intellect désire fixer, la pensée alors s’empare du peu perçu et l’organise, livre déroulant d’une écriture – sentier où les pas de l’homme promènent la vie construite, absurdité surréelle que le peintre dans la plongée sensible va tenter de mystifier, tracer une carte de l’augure, invocation entre le noir et le vide, les gris et le sang, la couleur, qui advient dans l’espace, le vivant entre dans la matière, la lumière et le temps, inscrit sa présence et tente l’éclaircissement ,
à chaque fois répété, tant et si bien qu’il demeure obscur, opaque et nié dans les vides qui sont les pleins d de-hors, le geste semble chercher une assurance de sa propre existence, il semble vouloir capter une trace , vie-faille par laquelle le renouvellement installe l’instabilité, dans cette quête, il mesure la finitude de l’intervalle, entre advenu et inaperçu ; le pas est l’entre de l’espace, qui qu’il soit, il espère y repérer la trace d’une empreinte, mémoire du chasseur, espoir du cueilleur qui voit dans le fruit la chair et le signe d’une abondance, la couleur rappelle cet instant que les yeux perçoivent,
Aura vive
septembre 19, 2008
Aura vive
oh primavera ,
première vérité du voir
l’éclatement
avec les rayons de l’aube
enluminures
l’émergence des lueurs
hors de la nuit
irrupter !
en advenir aux rêves
effacer la prépotence
écorce mâle
du dépérissement
l’été assaille
la sève assèche
défaillance
une luminosité
un espace
voir le monde comme lumière vaste
étale
les éléments entrecroisent la couleur
opale
simple son du mot
dans l’espace signifiant
redonne au regard sa pensée
proche des toujours
le visage de mer atteint au ciel
et mélanges
espace
ampleur
où l’humain navigue
traçant son orbite
bleue
En résonance lumineuse
le monde en bosse
s’arqueboute
les feux aux couleurs
l’éclat diffuse le mat étale
reliure sur le métier à tisser du voir
à la trame de nos sens
la source jaillit des fosses ombrées
en cristal
en aube
l’or et l’émeraude
le phrasé
intitule une soif dans le voir
les voiles d’une épopée à la conquête du jour
un vent sans limite
ouvre les crevasses de l’ombre
la mélopée chante l’être au jour
le vivant
entre corps et ajour
en radiance
les tâches
acupuncture subtile
vague au sable
les pigments
déterminent l’espace
teinte
ton
lavis et trace
un carillon clair
recouvre le pli du couchant
en ile
s’accrochent
les points du réel
parsemés
à la surface
sanglante
au parcours
le trajet
enchanté
les pas
en brassées
l’aval
en franchissement
une carte
dans le passage
vide
hors de toute forme
relie
de houles en heurts
la force
s’illumine aura
vive
danse de l’oeil
elle préconise le mouvement
déchirer l’espace
foyer vivant à l’oeuvre
le corps
face à la mer
de crêtes en crête
mime
ce manque
en un murmure
en vague
l’instant mire à l’espace
incertain
les lèvres ouvertes les abeilles
pollen
se ruent
à la fleur d’une paume
creux de dune
ce pourrait être une eau pourpre
mais elle descend en creux violet
crescent ou crépuscule
l’ancre au mot
le moment se laisse à rêver
comme une écume musicale
s’humecte
la trajectoire
arc en cercle
en tombe l’eau
la vie
dit l’instant réuni
radial insoumis
le mouvement incessant plonge en songe
réitération à l’excès
accent
ce temps surgi sans temps
s’accorde aux gouttelettes
le font
bruire
le corps à vivre
sabre à l’accord
à l’intense du vide perclus
l’écart enlace à l’ensemble
ce n’est que là où se rejoindre
la cime dans les creux entonne
l’inaudible de cet indescriptible
libère la profondeur inouïe
le flanc tendre
pulse le remous d’eau
météore
les milles reflets en dessus
mille flots vents en dessus
le regard au ciel
vol en oblique
en marge des gris
les noirs
se foncent
et rythment
des clairs
aléas marins et vents de glace
les deux ailes volent en étoile
l’émotion étreint
en écoutant le chant
ravir la beauté
s’ouvrent les roches
les rousses douces sur l’aspérité
la mer en rive
gonflée dans mes paupières
mon ventre rythme la lancinance
mes lèvres en drapeau fières
ma langue le fer de mon à pic
lèvre et yeux se fondent à la brume
et rêve
la rime à l’âme pantelante
en écart
le visage
une eurythmie
cette élancée polyphonique
les voix
tissent une histoire unique
en fond
en métamorphose obstinée
chante
en chaque femme
la fringale du corps
à l’orage du regard
en rire ponctuent
les cent renoms
aux pigments
d’une peau
recommencée
en arbres
les corps
aux velours des collines
s’accentent
les roches
en percement d’aigle
les ailes
fébriles aux bras des étendues
en équilibre désordonnés
sur la poutre des temps
les regards
s’échouent
sentiers
les corps
rebondis












