traverse en Zar

juillet 11, 2010

et timidement
propulsant

paleofolia
s’il  faut  fébrile
un  bruit de parole
le battement
papille
le on de nos langues
affolé
la toux de nos bras

s’arrêter écouter poursuivre nous reboussole

et de fil en fil
un ricochet
parole  chuchotée
craie
un navire accoste

détonne étonne tonne

et nous nous enflons
libellule
ventre
en nous même
et nous libérons
moustique
une envie

le mot  notre et le  regard autre rêve temps  l’un à l’autre

et nous pousse ce qui nous
pousse
est  donné
nous pousse à
vouloir
donner
à  son
au tour

du mouvement  rompt l’immobilité
nous germe

logique spermatique

s’il en est l’
« oeil
tend
le
bras

traverse le hasard

traverse du hasard

juillet 9, 2010

il est de notre responsabilité d’acheter les livres…. et de les faire circuler, j’allais dire exister, en les arrachant au néant commercial  et les lisant de toutes les façons possible, les propulsant


cela est vrai de tout ce qui compte,

et nous nous libérons une envie, de notre regard autre on aperçoit soudain une chose qui se met à rêver, le geste est prêt, de l’un à l’autre, la parole émise germe même dans le pas même de nos rues


nu blanc

juin 27, 2010

trouble

une lampée dans la nuit la pleine lune

les deux faces s’accordent et se débattent, du ventre désempare le cri à l’obscurité

au noir le vent  dans le blanc le désespoir d’aimer
se sentir comme jetant à la nuit la lumière blanche

comme nu mon angoisse et mon attente les yeux
trou
ma respiration rejette    de ma vacuité dans la vacuité

de parole jetée à la nuit, d »ébut d’envie l’en vie  à l’eau,
au moins reste la garde de l’entière liberté

et solitaire, me vient la taille de loup

la trace le signe  la forêt dans l’abri et vertige à l’aplomb
la roche
après le full  reste  la trace
l’empreinte baigne l’entier
tanière
de l’être même après le reflux;

quand il ne reste plus qu’un trou gronde la poussée dans le ventre

* le loup : Canis lupus a bénéficié, il y a longtemps, d’une bonne réputation: figure fondatrice des peuples romain, turc et mongole, mais aussi vénéré par les Egyptiens comme le conducteur des âmes, celui qui mène de l’ombre à la lumière, le loup a su inspirer les sociétés antiques. Mais, par un lent glissement, le loup est devenu la Bête, la gueule de l’enfer, un monstre assoiffé de sang qui mange l’homme et déguste vicieusement les nouveaux-nés. Les naturalistes peu éclairés du XVIIIe siècle l’ont même classé «chien imparfait», son pendant obscur et démoniaque.

oui

chien fidèle qui regarde la mer

belle !

rabattue de ma queue à mes oreilles
de ma langue que tu ne vois pas
de mes yeux qui prennent le tout de l’eau
l’univers tranche d’avec moi par le bleu
le fauve de mes pattes à mon museau
le noir de mon corps et le brillant
l’ampleur du monde et la surface
étale de mes yeux à toi le tout
de la présence à l’absence de la force à la droiture
la contemplation un prélude pourrait se déchainer
la mer prête à recevoir
l’immensité
une ligne d’horizon un signe à la surface
des traces de pas sur la plage mènent à moi

ou moi à toi où je me jette
bleu force delta, lagune de mon âme
feu de mon pelage
mixe de feu uni à la cendre de ce qui s’enfuit
et reste à jamais que l’air retient dans mes poils
feuilles de l’ombre et roches de l’eau
tremblement de l’inaccessible
un souffle de l’eau cristal retient ce que j’ai aimé
laisse s’évanouir là ce que le monde rugit

les traces du chemin sous mon pied s’affaissent
où mon pied qui rejette ce qui l’ a rejeté
flux du reflux
il est temps
de revenir à soi
laisser la vague revenir repartir
le sable retenir les songes de l’écume
les bris du vent le remous du profond

moi chien sur la plage j’attends de l’océan ce que j’y vois
du ciel ce qui m’exalte
le feu aléatoire la vase les cadavres des ans
tremblement
fébrilité la fidélité ou l’affolement
iode et corrode

je reste fidèle à ce que j’ai retenu et ne retient pas

quand après un tel rêve il se réveille , ;;; éberlué et tiraillé les flancs à l’air tels des outres gonflées de sentiment qui fait flotter, voguer, planer ;;;; , le corps dans un désordre d’orage la tornade dans son esprit lui crie – quoi comme un choc perpétuel qui dure qui creuse qui malmène le présent,
unique il en est tendu, plein, il en est en rage en nage en cage,
il n’y peut rien, il faut le voir sur la rive à chercher, pourtant la chaleur en lui continue, une vague sans fin ne peut avoir de fin, un vent de panique qui ranime les braises éteinte, même au creux de l’hiver dans son ventre, la prostate ou son dru,
dans sa douceur quand de nouveau il rêve,
il marche en pensant il dessine les signes les vides en pensant au plein les ondulations des yeux les insaisissables des cheveux, les poils des jambes
le plein de son cœur entasse elle seule cette envie de courir courir courir et ne pas s’arrêter et se jeter dans le vide, perdu
le vide c’est la vie, c’est le tout
il pense à ce jardin qu’ils ont vécus, un jardin où tout pousse, tout ce qui est bon , des chardons pour les ânes et des graines pour les oiseaux, des arbres et des pousses et des prairies et des vallées et des montagnes qui surplombent, des nuages qui noirs qui gris qui blancs qui roses qui rouge accorde le vert et la terre, la terre c’est là qu’ils se sont rencontrés, c’est là qu’il est assis et qu’il pense, regarde avec tendresse ce qui pousse dans ce terreau de tristesse pourtant, ce jardin il n’est qu’un jardin et c’est le sien puisqu’il y est assis parce qu’il sait que tous les jardins ressemblent à ce jardin, le sien, le centre
il sait qu’en dehors les sourires et les rires, les pitreries, les ronchonnement, les calmes et les colères, il sait qu’en dehors il y a tout ça il pourrait dessiner une forêt, un jeu dont elle est le centre, qu’elle anime, des vents doux des bises des sirroccos et des blizzards, des brises, des tournoiement de l’air, qui laissent lisses
il se dit , tous ces mots alors qu’il n’y en a qu’un mais le dire c’est trop dire, alors ne rien dire ou divaguer , son esprit ressemble au torrent,
il sait qu’il est seul au jardin, qu’en dehors il ne sait plus, ne peut que deviner penser suspecter,
il sait qu’il est seul, qu’il est dans son jardin, que tout ce qui pousse lui arrache un sourire, qu’il ne peut sortir, il ne veut pas sortir,
dehors ne veut rien dire
seul dedans
mais comment animer, sortir de sa méditation, jardiner, se mettre à danser à frapper le sol en riant, un rire qui cache un pleur qui est l’ombre de la douceur, il se met sous la branche de l’hêtre il n’a besoin de rien car il sait,
il n’en bougera pas

heart in toes

mai 23, 2010

for life like love has its ups and downs , wherever or whichever shores or elsewhere  your loves are free now< we are apart , beautiful friends though tough to beat feelings not so clear , your lies your truths all apart , sadness in the night waiting for mine to arouse, my winds to blow within a sea of chain

and so it goes life like love is a lake to cross
like a swan that spans its wings sadness or joy
sheer tenderness can not ever eclipse
kiss embracing the walking hand in hand eye to eye
heart in the shadows blood in my toes

et rien de plus

mai 15, 2010

las, sans comprendre les fourmis rouges à l’œuvre grignotent les monticules de ce qui ne sert plus à rien, les dépôts  s’étendent en épandage  gondolent n’est qu’accumulation des sédiments ensablés, criards ou blafards tissages des bouts du hasard est ce là mon existence abrupte ? qui des hommes des femmes ? tout ce que j’ai perçu, mots désirs jetés à la face ces bouts de fils ces trames déchirées ces boues qui recouvrent ça et là où le potier pétrit la glaise,

tamis ces éclairs de lucidité, ces obscurités monacales ces ogives écroulées,

fille cette étoile les branches atteignant à toutes les galaxies les nébuleuses illuminent les moindres insectes, légumes  poussent des plafonds du cosmos s’illumine la mémoire à la vitesse de la lumière,

c’est une image

il suffit qu’elle eut été là et que j’en sois irradié, transformé, mes fourmis métaphoriques  ce beau feu de joie  l’inutile et de l’illusoire, un bonfire ou j’ai jeté à pleines brassées ce qui n’avait pas de sens traces éparses de l’errance la nostalgie éclaire le temps à se jouir vivant vibrer les muscle et à saliver le soleil je perçois cette vitalité je la vois arriver en courant tourner et tourne, rien de plus et le corps tendu à rompre chaque jour encore répété , même la tristesse n’est rien de plus et tout est dit sauf que cela n’a pas de fin l’énergie  jusqu’à la mort qui arrête, nette

celui qui ne bouge pas, qui plonge son songe dans les étoiles, se suffit des éclats de mots, s’isole dans une couche du temps il est déja mort pour ‘essentiel, il se recouvre des couvertures qui le dévorent, reste cette fine courbure que tu sens dans la douleur, ton désir et ta joie et qu’il faut retenir, paf au feu tout ce qui ne sert qu’a te détruire, efface! brule! secoue ces bottes de paille qui t’habillent, oublie ce que tu as pu être c’est sans rapport avec ce que tu es, souffle ce jet  essentiel  si ce t’est un tombeau au présent,images galeuses  d’une hésitation à franc parler et clair dire et net !il faudrait tout biffer et sans s’en remettre


quoi ces fourmis ? ce sont des grignotement la vie qui s’ajourent la vérité dans la danse, mouvement l’énergie dévastatrice, si calme qu’elle est folie si folle qu’elle est éprouvée dans la douceur , ces mots n’ont plus cours il faut aller les noyer dans le fleuve, les laisser aller à l’eau, l’eau parce qu’elle reflète les images, la roche elle déchire ta peau et te fait gicler le sang, ça suffit

te déparer j’appelle inutile ce qui t’alourdit

une glu le cœur est figé, givré, bouché flammes et les muqueuses, libéré les fatras le mot cœur n’est que là où bat cette pression du sang, je tente de t’inclure dans la respiration bout de vie dans l’immensité, vide? toi non animal ni plante ni étoile ni fleuve ni mer, ni plomb ni émeraude ni  rose des sables ou écume de mer, suite de lettres qui ne veulent rien dire, pression des doigts sur la toile ou mouvement de rage ou douceur ou voltige de vertige,

vol vers l’élancement

prends toi tout  simplement, respire

tu n’es que ça

fait attention aux masques les mots que tu connais, inventes en d’autres, oublie les images


seul

seuil des étoiles

dans la nuit noire

ton cerveau plein de ce qui grouille,  berlue d’un effondrement qui pour l’instant te maintient à terre dans une tristesse muette, pendant que la course folle continue copule va vif au corps, gémit corps au corps et que je vois,

moi je dois décrisper le dos, laisser le sexe se dresser et s’enthousiasmer, me parer dans ma nudité et fier me pavaner?

laissé par terre une vie inutile

errer me taire


dans tout ce qui y’a faire ? oui faire de toute façon , créer et s’en foutre , presque avec rage ! tout ce qu’il y a à faire , y ‘a rien à choisir faut prendre ce qui vient être disponible , donner, répondre et laisser aller
les gens au soleil du marché ce matin et une certaine Biquette libre me l’ont appris, enfin , y’a qu’à ; allez bougre, faut t’en remettre à tout ce qui bouge avant que la poussière ne te recouvre
chaque phrase m’est prétexte à un délire d’écriture, à exciter un poème,
s’enliser, lire à reculons et chasser la fatigue d’avoir trop , trop peu ou pas assez

si j’en devient fou et

chaque regard chaque émotion m’est un appel à sombrer dans mes tréfonds, à succomber à mes désirs et mon en-vie , pas si simple
mais y’a qu’à ouvrir les yeux pour voir que c’est comme ça que ça marche
quitte à se jeter en avant dans le vide de

s’en savoir quoi je touche et me rouler du haut de la pente, en avant sombrer dans l’engout

la langue

mai 15, 2010

il y a tant d’expression que tu ne connais pas …. et que tu inventes , aussi ! il faut improviser et se jeter à l’eau de la langue, lécher les vaguelettes des lueurs qui sont les langues luisantes des poissons géants, béances bleues rouges et les écailles translucides reflètent les insomnies du soleil le nuit délimite le sang du soleil chanvre dans le poivre de la voix, replis caverneux et luminescences les raies rares d’une kora cordes qui dardent balafre bal balafon  ombrages sourds ambigus ce sont les bruns les gris des humus des enlacements passés où  s’enracinent les rhizomes et les élégances sauvages éperdues les noces émues les enfances des  émotions qui remontent en duo se perdent dans les détours des nombres et les lettres des feuillages fleurissent en boutons créoles s’épanouissent en corolles se déposent pollen rampent frôlement de nos ventres gémissement en gisements envahissant nos crachats de braise dans les creux et les rebours  jaillissent prisme et tes éclats jetés ça et là dans les veines de nos amours orange pelure zest ivre nos accents circonflexes mordent l’anche calment nos désinvoltures devant nos aises on ose glisser et se laisser détaler arracher les désillusions dans les buissons d’épines enluminés des poils des chèvres nos peaux ruisseaux crissent des affleurements comme des trous d’airs agitent des remous en spirale cornes e bouc et  couvertures tissées grattent et irritent quand les  langues ahuries dans les déviances des courants, les brusques marées noires ou des saumons surgissent à l’improviste à l’emporte pièce une broche qui tourne inlassablement remonte les stridences des gammes le corps à crin se flatte d’un amoncellement babylonien  de gemmes ruses qui s’effritent la charge hippique ou épique ou porc-épic  hérisse les bataillons des montées de frissonnements os azuré et brume d’une couche égale en pièce-montée des remontées des surprises éprises s’effilochent les bribes et les lavis des spasmes virgule et point final à la sirène fixe crainte la rigidité cadavérique de la syntaxe organique et meurt insensiblement c’est l’iris des barres de l’encagement, secoués enjoués le jeu en cascades des flots barques naviguent à vue à pique bruits torrents  mordants vols planés des libellules sauts extatiques des sauterelles et frissonnements serpents qui coulent le long de nos sanglots insolence dissolue et l’envergure de nos sens, mêlées moi qui t’aime et toi que tremble sommets neigeux des rouges carmins moisson des carnation parme et la hauteur les élongation dans la largeur des cèdres cèdent sous les vents en vrillent les épices de sève se tordent sous les  mots grelots galopent antilope sourire l’agilité des phrases griots V majuscule à la la ritournelle variations balsamiques déraison un orage de queues en gerbe    icebergs de feu on n’en voit que la face immergée allume  flambent par endroit se refuse à s’éteindre et distillent une liqueur un jus de tous les murmures des fruits, vert à l’envie eau gelée dans cette casserole qui boue des courbes  de nos nuits cette cuisson à même nos poils nous remonte des fonds inaccessibles sauf quand tes doigts  noirs incantation du chant des chairs charment les envies glissando frétillent des émotions à fleur de peau enrouement des remous roses dans les fils en aval brusques inclinaisons cristallines déciment  à l’ôeme, cataracte enfle l’oedème confus une avalanche tremble et dévale membres pentus et grammaires ardues toi dans la cuisine tu touilles et tournes  nos préparations des saveurs  clignotent en jus de couleurs, ce sont les souffles des pousses de la terre, légumes arbres lianes et champignon racines et décoction feuilles qui trempent salivent remuent s’ébrouent calines et pralin râle sirop âpre et rêche broussailles nous frottent le cuir en grandes brassées de tendresse   ; inventer , faire briller les mots de peau, refléter les fleuves d’égarements nos gares des sentiments ces traineaux circulent à cœur et nos corps les brillances acérées des éclats de roches saignent à vifs en surface les nerfs tempêtent naufrage des plissures de figues je retrouve les geste et frappe les rondeurs des galets  la soif dans nos veines ce rythme cède décède  entrouvre  les débauches qui émeraudes et  lupus somme des lapis-lazuli à l’embouchure de nos lèvres fleurs liserées bouches écarlates ouvertes en attente d’un signe incongru dents tonitruantes  ou salves blanches pétale blanc sur un fond rouge la langue délicatesse si fine chevrotante et sur le sentier en remontant le long des côtes indigènes noie indigo ou flute indignes insiste dans les vallées et livre partition des échos laisse débouler les éboulements des gorges aux pieds là se réfractent brutalement les œillets déplient la noyade illicite

ou pêche ou cerises


respirer

mai 14, 2010

et respirer , seulement respirer, écouter les grenouilles et mâcher un brin d’herbe gouteux

en pensant à ce qui me manque
en reprenant des forces pour me donner les moyens d’aller là où je veux  aller, où je te rêvais où tes yeux me disaient vient

songer à ton visage, cette flagrance de l’être, ces emmêlements de la vie qui nous frôlait, nous nourrissait
ce bonheur sage ton incendie

se dire que jamais femme si proche ne  m’a touché, comment te dire sans que cela semble éculé que je voyais en toi tout ce que j’aime tout ce que j’aurai voulu partager, parce que je te sentais si proche et que tu m’entrainais si loin, ou plutot je me ravissais de voir enfin mon rêve à mes cotés

même si sans doute j’en étais si loin, incapable par mes maladresses et mes dérives, mes retards, mon aveuglement et ma peur de vivre

et même si ta liberté et ton gout pour ce que tu ne connais pas encore que tu déguste, le plein le fin-fond de la vie, ton désir à fleur d’eau, les recoins de l’amour t’entrainaient déjà si loin

moi, rivage noir, tourbe ou rochers gris

oh le beau bateau blanc que tu voyais ou les oiseaux au loin, les brumes de la baie peut être, les poissons des lueurs

ce rêve et ces désirs

moi cormoran hagard pourtant amoureux mais  pesant

alors que de voler, danser et rire, vivre jusqu’à la démesure

ou est ce que je n’ai su te dire, te montrer que moi aussi

aujourd’hui tu es loin et je me dois de garder, rejoindre s’il se peut ce que l’on a entrevu, ensemble ces deux mots et que je porte à mon cou cette pierre ces deux boucles et que je serre à défaut de ta peau


assis sur la grève ma tristesse tente  d’être fidèle à l’amour que j’ai perçu

ton éclats dans tes yeux tes cheveux à mon cou