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Ce fut d’abord un portrait

Elle les a tous rencontré, quand qui où ils furent il ne reste que le nœud de cet instant, entre deux passes dans le noir et s’étendant,  c’est un endroit violent, exposé dans ce tournis de pinceau, il y a le choc sans douceur qu’elle a pour le dire.  la pesée du corps interrogatif sur le papier  et cela sans fard.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

Penché, vent sur la peau, l’haleine puissante puise dans le corps qui suinte, et mates ce sont les mains aussi le toucher sur la surface qui circonvolent, empêchent, retiennent et dessinent comme un semblant de penchant, les incisions de la trace marquent les variations subtiles du frôlement rendre les armes comme épanché, dilué dans l’eau. Il y a eu un combat sur les ombres.  Mais la terre n’en fini pas de respirer. et l’aube apparait.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

Bien sûr cela remue derrière la peau nous est caché, dans la nuit rodent les loups, figures qui mordent menacent et crient, dehors même entre deux corps et même si ce n’est que le sien, cela monte et même sans bruit, brut, sans fond de teint, alors la peintre peint . Et il y a l’impudence. Quelqu’un ose se mettre debout.

(c) Marlene Dumas - Mgdalena Newman
(c) Marlene Dumas – Mgdalena Newman

Pour suivre

germaine greerGo girl
Magnetic fields
Germaine Greer on MD
Pictured

South Africa, the culture trip
@Tate Gallery artist talk
\ the image as burden

Charbon

La vie incise   ce n’est pas une musique mais un déchainement musculaire       une entaille pour se dégager de la pression          fuir vers l’horizon creuser un trou        à l’écart de la pluie  quelques arbres y poussent    coques de noix qui s’ouvrent vie de l’homme                                   La marque du temps se voit dans l’effroi des successions déchirées d’une course météorologique       simple effet des poussées  craquement du tonnerre l’éclair sous la couleur changeante d’un ciel qui ménage les ténèbres et sillonné des arcs électriques fendant le monde en deux                 dans le visage seule parure dans l’immensité retenue d’un corps sec poussant devant lui la balle imaginaire et rattrapé par les frappes jaillissantes charbon de bois inscrit dans ses saillies.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

mordre c’est

la phrase le python

L’allure est impériale, avançant comme au rythme des claquements de mâchoire et l’endormissement qui la jappe. Dire se conforme à l’équivalence des éléments mis en perspective qui rassemblent, faste mouvant.

Prend l’allure d’un grand python qui déroule, les os ou osselets coulent comme dans l’eau. A-t’on déjà vu une locution s’élever au dessus de nos têtes, seuls les mots ont ce pouvoir, se muer en substantif, se pouvoir. Mais la langue comme des écailles ils luisent seuls, heureux d’être vus si beaux. Sont ils passifs ou déterminants ? Ce mouvement ondulant provient d’une stance hypnotique, l’auditeur est maintenu dans les mâchoires impérieuses, le présent, la peur se voir broyé provoque l’engourdissement, l’on se met à croire au réel comme à un dénominateur du présent, se soumet à ce jeu de corde bondage ce jeu de nœuds serré, le python alors enroule sa légitimité autour des cous, pire nos ventres et nos membres, sensuellement la pression pour  étouffer. la phrase est. Charnier de son allocution, tombeau qui nous acharne, entraine dans une engloutissement d’où l’on ne sortira pas. L’on dirait fatal.

L’empire

Dans le Bal toutes les fleurs sont parées des mille charmes, c’est le parterre qui sourit au souverain et pourtant tous portent le décolleté avec nerf et emphase, cou  tendu d’un même tenant vers ce soleil, irradié. Un seul ciel est ombrageux, sédition et faisant tâche. un seul chien rompt et claque la porte, lui refusant le sourire ou regardant ailleurs. L’Empire ou l’œil cyclopéen qui regarde, l’acquiescement courtisan ou l’effet de corps. Le déroulement est syntaxique comme une armée en marche. Question d’envisager, de progression et d’adresse. La portée de la phrase est impériale est de consentement, alors le fin dans le fond toute une stratégie pour échapper, propulser  le vouloir être dans le sens sans que le couperet tombe et que l’arrestation amène à terme toute tentative, des ruses amène la forme à se conformer en rendant palpable, peut être le désaccord, le changement de direction, l’ondulation contraire. comme cet homme dans la foule qui indifférent, diffère.

Le Prisonnier

Les fascismes inhérent au corps les millions de têtes cellulaires reproduisent celle pensante et nerveuse de l’organisme en mouvement, compossibilité et impossibilité de s’extraire de la marche grossissante des armées ou engeance tapie, la forme de la rébellion même, dans la nuit noire où se dissociant, marchandise se jetant dans l’eau sans retour et esclave prenant le nom de marron, fugitif comme une pensée déviante, cellule cancéreuse destructive d’un self condamné, repli d’une psychologie de résistance aberrante qui elle, finit par créer un empire dans un empire, hallucination entre les sens, promis une indistinction  à la phrase convoyeuse tours et détours d’une paranoïa, in distinctive. Les tentacules de l’organisation entraine par le fond  les griffes indéfectible le poids omniscient du pouvoir l’adhésion sans choix du corps in détachable.

L’on sombre en hurlant en poussant le cri de l’oie qui marche au pas.

Celan
Celan

La hutte

Deux questions en découlent. faut il se laisser trainer comme une proie dans un présent déchirant fugue sans fin du torrent, vertigineuse apnée et accepter de ne pas desserrer l’étreinte, succomber à une description dont le pouls crée des maillages à la manière  d’un massif végétal finissant par couvrir tout l’espace, l’effet en changeant d’image à flanc de montagne, étant un dans les taillis, afin que l’effet des griffes sur le corps soit observé et enfin voit, le sang une saignée brève est discordant, Celan et Heidegger se rencontrant dans la hutte, l’incompréhension et la fuite hors de la langue, conformisme, la rencontre est impossible et la hutte alors s’écroule ou prend feu. Suffit t’il alors de laisser un espace vide ?

 Accroche

Dans l’oeil alors la structure même de la phrase qui va s’écouler, brillance de l’empire ou inverse du pourchassé, vibrance de l’image en négatif , le point de vue s’empêtre. Marcher c’est partir. On a fini par faire corps avec l’image et maintenant nous la trainons, chien sans colliers, partout dans l’errance. Car sujet hors corps c’est de l’errance que la découverte prend source, il n’y a pas d’image contrepoison qui prenne un départ impromptu, sans qu’elle soit convoquée par une précédée d’une autre, l’adhésion enfin relâchée comme des deux mains du bord d’un navire négrier ou chavirant la même histoire, répétant inlassablement son exact contraire ou essayant de comprendre comme la vie a pu finir passé ses grilles, hutte dans la montagne, dominion isolée d’une tentative de conciliation ou d’échappatoire, l’exil au débarcadère d’Ellis Island, rochers naufrageurs des contrebandiers soi même marchandise en fraude, repartir le cœur léger et sans passeport. La phrase est désormais maison s’y arrêter est in envisageable et on se contorsionne.

la clairière

L’éclaircissement. Face à l’assaillement une seule clairière, la lame ou le pinceau, ni scribe ni  sculpteur ni samurai poursuivant l’image sur les lianes sont-elles les lianes même, fibre de chanvre torsadé lui même se composant en une seule forme se pose partout où il n’y a pas d’accroche. Il n’y a pas de fin à cette errance qui  se surajoute plutôt que se retranche. Une précision, d’où il est situé, offre un point de vue libérée, qui, le poème, la voix, l’emmêlement démêlé, va de la chèvre qui bêle à l’humide tendrement étrange des mousses. Tout cela semble si vif dans le silence.

encre LS
encre LS

Le Papa du perroquet

La pluie se charge de la terre humide le solide reçoit mes pas comme une chique qui gicle et les oiseaux à croupeton préfèrent s’envoler plutôt que bêtement méditer. Il y a comme une ceinture de son dans les feuillages. On entend l’enclos d’une musique, la protestation des arbrisseaux, furets ou insectes difficile de distinguer, une tapisserie sourde, la pêche à la rivière,  une bêche au jardin. Ce seront bananes et patates douces. il faut que le jardinier se repose. Impossible d’émettre un son bien à soi, le compteur grésille, c’est la polyphonie des bruits dans la bouche et les mouches étirent la langue hors de soi, une tape dans le dos mime le cri du perroquet.

Après un texte de Serge Marcel Roche sur  chemintournant

Volupté sous les spotlights

A voir ses yeux,

Elle n’est pas une fiction. je la vois me fixer comme une fournaise, un four, un petit four, sur le pallier du volcan, tout de feu, tour de chauffe.

Coté sucré

Le pain d’épice dont on fait les fantasmes, confiture de groseille sous un faux air de biche tueuse, coté salé elle est l’anaconda étouffeuse de ses victimes qu’elle mange en marinade,

D’Or même, elle en est plein , sa double carnation, le roux carquois fuselé à col roulé elle s’habille du limon de la Terre s’embrase de lave succombe dans les typhon, la  douce amande, l’embroussaillement fatal de la savane sur sa peau, le derme un dard je patauge sans respirer et pour finir sonne l’alerte à pleine voix  dans l’ellipse sans fin du coquillage de ses cheveux, on y entend la mer, l’odeur tellement sexuelle des vagues et le basson tropical, et tout cela sans yeux comme une aberration, la calme assurance des iliennes.

L’Olympe est un hôtel ***

Comment les dents de cette fleur carnivore la langue passe repasse c’est une râpe douce effilée et pimentée, les retombées sont fauves alors cette sensation de calme de glissade dans la neige sauve dans la sérénité.

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Une fiction qui n’ait pas d’yeux .. j’en entend qui pouffent, alors que que tout en elle est Yeux, ces cuisse, jarretières, sa crinière de cheval et tout le tralala tout n’est qu’yeux .

 

Pour que le fond obscur cède sa lumière

Dans mon enfance j’étais souvent caché derrière la grosse armoire de livres acte prémédité poème oblitéré on me trouvait à lire dans le parc où sous les branches de l’arbre plus tard ce fut dans les trains comme soumettant les lieux à la percée et en fuite dans les halls j’aimais faire croire que j’étais passager c’était inconfortable mais attendre l’avion remettait en question l’heure et que je sois l’une de ces fourmis migratoires équilibre instable par dessus tout j’adorai les surplombs  voir le lointain moi je déteste les vides j’enjambais pour lancer mes lignes comme des hypothèses j’étais l’écolier archer avide des coups de dé.

(c) photot inconnu
(c) photot inconnu

un haïku en quelque sorte belle Hélène et pêche melba

La lectrice
elle se demande
elle fronce son visage fronce
le blanc titane tout autour
lui aussi fronce
faire une barricade

d’abord on n’y perçoit pas de phrases
mais de grandes planches
presque une estrade

de là elle peut déclamer
en silence défricher
dessiner entre les lignes

apposer des mots
en recouvrir d’autres
de son pinceau
tirer le rideau
jeter l’eau du bain
ouvrir un coin de
ciel bleu et
mettre un point

(c) Kerry James Marshall
(c) Kerry James Marshall

dans la pureté elle trace de
grandes lettres
elle est la star de ses pages
ces journées sont
ses couvertures
qu’elle tire à soi

alors elle
elle découpe les magazines
dans les jaquettes les romans à deux sous
elle fait des corsages
qu’elle portera dans l’épisode 4
maquille les ongles des poignées de porte
et par dessus tout
fait un discours sur les événements d’Omaha

un slogan
passionnants entrefilets petites annonces
et faits divers

une orange sera le fond  gros rouge
vert brindille  feu fondant  œufs follets
un haïku en quelque sorte
poire belle Hélène et pêche melba

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L’histoire, rien ne ment.

Comment peindre ce qui est indubitablement est, un portrait, fidèle avec ses envolées, dans cette série il y a le mystère qui indubitablement est. Des aplats, d’abord un regard, puis une surface, avec scratch ou aspérités, l’halène et l’aspic c’est un voyage de légende dans la toile. Le sable recourt le noir mais toute l’histoire des générations comme un instantané.

(c)  kerry james marshall
(c) kerry james marshall

Que me dit de toi cet ex-voto , tu signe la date, le nom, la peinture parle toujours d’un autre comme un témoignage en soi d’un mystère. Rehaussé au rang d’icône, les séances de psychothérapie ne disent pas tout de ce qu’il y a à voir et les traits immobiles, figés comme un photomaton ne sont pas l’œuvre d’un instant mais d’une aptitude à tous les actes d’une vie, et pas une ride, comme une prédisposition semblable à celles que portent les spermatozoïdes  quand ils s’élancent, se fichent dans le monde, la tête la première au saut de l’élastique. Alors des grands coups de pinceaux plantent le décor, il n’y a pas d’épaisseur mais l’on devine le père, la mère, l’oncle, le grand père et les aïeuls d’Afrique et sur cet autel au seuil des lèvres, un tremblement, sorte de manifeste. Pour autant je serai mort demain ou après demain. clap de fin. Mais maintenant je vis, c’est manifeste, vibrant, criant tout est contenu ne demande qu’à sortir, s’exprimer. Il y a des roses comme à la naissance, tout autours de ce visage sans fard, beau, tout un champs de coton et les initiales d’un destin, il n’y a plus qu’à combler les vides et se laisser aller à être volubile. vita volubilis.

(c) Kerry James Marshall
(c) Kerry James Marshall

Au delà de la peau, contrefaçon de textures de bois d’ébène, patine des masques, clichés pour la revue « ebony » il y a des images ressassées qui n’en sont pas. La peau fait masse c’est qu’elle n’est plus la peau qu’elle est plus que la peau mais une sorte de densité, qu’elle soit habillée d’un polo Lacoste ou  nue, la couleur est pleine, semble attirer la peau à la vie, sans qu’il y ait d’extérieur ni que cette description ramène à la personne, celle décrite nommément, alors quoi ce serait une densité, une saturation telle que l’on n’y verrait plus rien d’autre qu’elle même et le rapport aux objets, qui tout de même, est possible, qui s’impose. Portrait à l’appartement rangé.

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sob sob 004

Gauguin dans les cauchemars l’avait peint, est-ce plus facile que le blanc ? le blanc est-il plus détaillé et sombre t’il dans la complaisance de détail qui, sans sembler appartenir à plus vaste que soi? le corps quoi qu’il fasse est ramené à ce qu’il n’est pas ou à ce qui le dépasse, ce n’est pas tant qu’il lorgne vers ses possessions, qu’il semble lié par une quelconque familiarité, occurrence ou simplement  l’occasion, la description d’un moment, état d’âme, car il y a de l’âme et d’une pensée. Je me sens aller vers la littérature et je voudrais citer Tony Morrison, celle de « Home », plutôt .  Il y a de la description de quelque chose de la faille intemporelle, d’une rupture dans le schéma, là le croquis, la planche de  BD ne fonctionne plus comme texte , alors il faut incorporer les éléments dans la chambre et redresser le schéma fictif. Le récit sanglote dans un seul tableau sans lien apparent avec  la figure centrale, les yeux démentent, le corps raconte l’histoire comme cousue de fil blanc et point par point coud l’improbable ensemble, c’est très ressemblant. c’est un roman, un canevas, les yeux crachent l’histoire jusqu’au bord des larmes, jusque dans les bords parfois trop bien peints, parfois comme un tag ou une reprise au pinceau de bâtiment. C’est facile, rien ne ment.

 (c)  kerry james marshall
(c) kerry james marshall

Il faut porter la fresque hors de la chambre. Mais alors on s’embarque pour une virée nocturne, alors le visage, la robe, les jeans ne sont plus l’histoire, elle s’échappe et c’est un leurre, à y regarder de plus cette succession d’histoire en une seule qui se répètent, c’est la voix qui la porte, la voile on souffle cette fumée de cigarette,  ces objets de la spiritualité du quotidien comme une offrande, sur la table de nuit le candomblé redouble d’intensité, c’est palpable, l’on parle de quelqu’un d’autre.  On a déjà parlé de densité, dans l’avenue il n’y a pas de bateau, il faut bien que ce soit une embarcation de l’intellect, un engagement dans l’avenue du sensible, sur les murs un recueillement  d’hymne Motown à la messe urbaine, est une faille, une assemblée, une rupture, un credo, on a trop longtemps mis sur leur dos l’archétype, comme si d’un il n’y en avait qu’un, que chacun n’était pas clos et qu’il suffise de crack en crack, krik krak et Zora sur le porche à enfiler le collier des perles des devinettes, le deep south, les South et les scats de Harlem sont une succession tout en épaisseur digne d’un masque du Congo, planter des clous plutôt que choux, de guimauve de déhanché de disco, sensualité qui aime à sortir et brille, l’hallucination étincelante, proclame l’avènement d’un style nouveau :  décrypter l’âme mais écouter, j’appelle à la barre la prochaine diapo, le témoin qui saura dire:

(c)  Kerry James Marshall:
(c) Kerry James Marshall:

Il y a de la sensualité, et mes fantasmes sur fond musical, assis à une table de jazz. Que dit le portrait ? Rien que je n’ai déjà rabâché, ou plutôt tout contenu dans cette attente, cette attention , cet attendu , la somme des possibilité l’étreinte de tous les parfums dans un gloussement, mais l’on va m’accuser de partialité, de ne savoir écouter. Mais voici qu’au delà de la poussée fictive de mes fantasmes, tous les signes distinctifs  y sont attachés dont on fait une peinture, black suburban middleclass my love, c’est bien sûr l’art  d’attacher, subtilement et  sans prétention c’est dans le poème, sur la toile étendue à l’accession au statut.

Et pour finir, l’auteur s’explique sur ces intentions, certes, le style est du plus pur comic strip mais n’est ce pas justement l’idéal pour laisser le portrait s’expliquer de ses intentions, dérives, contextes et subtilités inexpliquées.

(c)  Kerry James Marshall:
(c) Kerry James Marshall:

quelques liens utiles :

sur Kerry James Mashall
interview sur « bomb »
petit focus sur l’art noir américain
androphilia
sur contemporary art daily
Jack Shaiman Gallery
chez Forma es vacio …

(c)  Kerry James Marshall

Il faut que je ressuscite

Il faut que je ressuscite
est
me semble être
le surnom de la fleur

du voile
il suffit de cette danse
suspendue
danse qui a lieu dans le temps

ligne si fragile
comme une ondulation
la matière
appelant l’onde de la matière
formant un enroulement
de lèvres

imperceptible volute
improbable
pulsion impulsion ce qui serait
répulsion
sans l’envolée

précisément
de son murmure sirène
un bref espace
est de mouvement
qui dors se réveille
s’endort
des mots enfin définitifs
le chant est envoutant

Le vent séduit porte
le pollen
le  mystère de la corole
évanescence
renaissance
un voile un fichu de soie
une ligne sans consistance

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