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coche décoche le rite (Jemanja)

Mates sur les Hanches,

Mains nouées autour du cou

en apnée

les bras tendus vers le ciel

le raz de terre

le vent d’un souffle d’un souffle de vent

enfle gonfle démesurément

sans

l’unique robe montgolfière

sous l’eau

foulard orange

indigent bleu perçant

la beauté

souffle fille d’un mot à l’univers

souffle fou par l’anse amnésique

souffle tressée la chevelure

la nage

les rubans aux flots

les visée fauves

par l’esprit attache une corde

dérobe le corps

vie d’eau

puise est une fontaine sous une coque

dévoilée

de l’unique plus capte la jouissance

comme la puissance

Genèse coche décoche le rite Vodunsi1

petite contribution

(c) Hirosi Nagare
(c) Hirosi Nagare

et qu’emprunt des feuilles aspirées d’encre
l’odeur de la poigne est comme aller à l’eau
coing dans l’os , le pus s’étire
élégamment sans faire des plis
et sans s’arrêter .
quand cogne le moteur
les ouïes fâchées.

l’asphalt recouvert des traces de pneus

aussi rpétitives que les raies des néons

mais chétive et souriante

et souriante

aux abords d’une compréhension nullement acquise

mixed feelings

Mais maintenant si je devais laisser parler ce que ma vie voit sans ton humble

si je devais laisser articuler ces droles de pulsations qui comme des poils poussent comme des mots

ou en serai je

et que dirai je

si je poussai un peu

j’enlèverai toute la ponctuation

et ne chercherai pas à expliquer, causer, circonstancier

pas de mais pas de’ou et pas de donc ni de or ni de  car

pas d’image

seulement quand je marche le bruit de mes talons

je laisserai aller ce vau l’eau  plus eau que le ruisseau

c’est me remettre en route so it seems

sans attente le menton et le nez en l’air et l’eau dans les tongs

je ne dis rien ne veux rien dire ne vaurien ne sais rien

que ce qui est rentré sous la peau

et tangue et insiste et remet  une fois de plus le cheveux sur la langue

sans rien dire

le faux pli de mon pantalon  et mes lacets sont défaits

enrayé je ne m’arrête pas

volaillerie

Une oie qui crie empruntant tout le vocabulaire de l’idiotie

voila comment l’on me voit,

la jacasserie du poulailler qui a réussi me pousse vers les bras de la fermière

qui tient l’entonnoir

ou le couteau à découper

la volaille crie excitée de me voir disparaitre dans la soupière

Canailles ….

je les regarde de travers avant de disparaitre dans le court bouillon

Sans commentaire aucun que de décrire l’événement

de façon la plus détachée qui soit il n’y a rien à rajouter

Quelque chose manque aux temps

minutes qui s’emballent

le constant ressassement du courant sur les galets

les galets sont le quotidien

une rapidité inaudible

un gloussement

une absence douce un toucher sur la peau

danses endiablées

une jupe courte de deux jambes fermes

font beautiful-inuit-throat-singer

succession de trémas longs et saccadés

croire à une ligne continue

je double et j’aimerai

les traits se touchent en courtes rondeurs

l’autoradio illumine la galaxie

à tue tête

par la bouche ouverte hoquete le temps

doigt sur le déclencheur

Je suis retourné sur la colline

pour dérouiller mes mollets

une par une les bribes de peur

crient et glissent sur le gravier

les pelures d’incertitude se nouent

dans ma silhouette les tourterelles

je fais taire les sirènes les cordées d’ascenceur

mes émois d’attaque ma cage thoracique

jubilent je marche d’un pas sans précédent

mon oeil mes mains se sont accrochées

au feuillage érables trembles noyers pins perchés

la pente les troncs penchés ahuris et bavards poussent

dans mon dos

les maisons impeccables de ceux qui vivent ici

les beaux parcs, les haies taillées les voitures immobiles

les grilles fermées les cadenas les alarmes et les chiens

m’ont fait signe de passer mais vite

carrés plats traits barrés toit d’enceinte et bords en rond

humeur ovale déclivité maximale*

sur ma bonne mine

j’imagine

ne m’ont pas mordu

là haut tout là-haut pas d’hélicoptères pas de mirador ni de décharges

une pie glousse dans la baume du pin des insectes par milliers des abeilles  des papillons

des ailes le corps aérien rose de l’horizon

rien de cette féérie n’a hurlé quand je suis passé

trou noué

Je suis le pieux dans la glaise que l’on traine

ma tête et mes mains saignent dans l’orgie

trou noué le cul nu l’étoupe dans les nuées

 

Calligraphy
Calligraphy

Partons d’un postulat : je suis libre ou je me suis libéré

Je reprend toutes les individualités qui ont creusé le sillon

la pluie nous a aidé

Dans lequel je me trouve à creuser avec mes mains et ma tête en sang

Souligner la détermination

Le sang est inséparable

de tout son poids la pesée
sur le corps qu’il entaille
l’autre corps lieu mort

Tous les corps éjectent le grand corps qui tombe à la renverse

Illusion imposée

vision abusive

H nous parle de l’aveuglement mais en secret rêve au  retour

Les rôles sont interchangeable le grand corps est pustule

 

Alors je pèse un peu plus sur le corps Ma tête en sang Vagabonde la queue d’une comète soumet l’aphorisme le plus lapidaire C’est dans le feu qu’elle atteint le manteau une tombe se désagrège mourir n’est rien.

 

 

c’est une langue d’eau

ramenant le sable de dessous

l’or d’une goutte d’eau

Oshomi Too
Oshomi Too

 

serait-ce : hypothèses

La boucle de l’œil d’un cachalot

la poche d’un volcan éteint

les rides d’un Bouddha assoiffé

 

 

Oshomi Too
Oshomi Too

 

Déposée sur la langue

est la goutte

et le mur d’une peau

s’irrite

une centaine de rêves à vif

mouillés

la patte jusqu’au genou

devient verte

étrange bleu

qui dissuade de s’envoler

*l’ibis déplié