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volaillerie

Une oie qui crie empruntant tout le vocabulaire de l’idiotie

voila comment l’on me voit,

la jacasserie du poulailler qui a réussi me pousse vers les bras de la fermière

qui tient l’entonnoir

ou le couteau à découper

la volaille crie excitée de me voir disparaitre dans la soupière

Canailles ….

je les regarde de travers avant de disparaitre dans le court bouillon

Sans commentaire aucun que de décrire l’événement

de façon la plus détachée qui soit il n’y a rien à rajouter

Quelque chose manque aux temps

minutes qui s’emballent

le constant ressassement du courant sur les galets

les galets sont le quotidien

une rapidité inaudible

un gloussement

une absence douce un toucher sur la peau

danses endiablées

une jupe courte de deux jambes fermes

font beautiful-inuit-throat-singer

succession de trémas longs et saccadés

croire à une ligne continue

je double et j’aimerai

les traits se touchent en courtes rondeurs

l’autoradio illumine la galaxie

à tue tête

par la bouche ouverte hoquete le temps

doigt sur le déclencheur

Je suis retourné sur la colline

pour dérouiller mes mollets

une par une les bribes de peur

crient et glissent sur le gravier

les pelures d’incertitude se nouent

dans ma silhouette les tourterelles

je fais taire les sirènes les cordées d’ascenceur

mes émois d’attaque ma cage thoracique

jubilent je marche d’un pas sans précédent

mon oeil mes mains se sont accrochées

au feuillage érables trembles noyers pins perchés

la pente les troncs penchés ahuris et bavards poussent

dans mon dos

les maisons impeccables de ceux qui vivent ici

les beaux parcs, les haies taillées les voitures immobiles

les grilles fermées les cadenas les alarmes et les chiens

m’ont fait signe de passer mais vite

carrés plats traits barrés toit d’enceinte et bords en rond

humeur ovale déclivité maximale*

sur ma bonne mine

j’imagine

ne m’ont pas mordu

là haut tout là-haut pas d’hélicoptères pas de mirador ni de décharges

une pie glousse dans la baume du pin des insectes par milliers des abeilles  des papillons

des ailes le corps aérien rose de l’horizon

rien de cette féérie n’a hurlé quand je suis passé

trou noué

Je suis le pieux dans la glaise que l’on traine

ma tête et mes mains saignent dans l’orgie

trou noué le cul nu l’étoupe dans les nuées

 

Calligraphy
Calligraphy

Partons d’un postulat : je suis libre ou je me suis libéré

Je reprend toutes les individualités qui ont creusé le sillon

la pluie nous a aidé

Dans lequel je me trouve à creuser avec mes mains et ma tête en sang

Souligner la détermination

Le sang est inséparable

de tout son poids la pesée
sur le corps qu’il entaille
l’autre corps lieu mort

Tous les corps éjectent le grand corps qui tombe à la renverse

Illusion imposée

vision abusive

H nous parle de l’aveuglement mais en secret rêve au  retour

Les rôles sont interchangeable le grand corps est pustule

 

Alors je pèse un peu plus sur le corps Ma tête en sang Vagabonde la queue d’une comète soumet l’aphorisme le plus lapidaire C’est dans le feu qu’elle atteint le manteau une tombe se désagrège mourir n’est rien.

 

 

c’est une langue d’eau

ramenant le sable de dessous

l’or d’une goutte d’eau

Oshomi Too
Oshomi Too

 

serait-ce : hypothèses

La boucle de l’œil d’un cachalot

la poche d’un volcan éteint

les rides d’un Bouddha assoiffé

 

 

Oshomi Too
Oshomi Too

 

Déposée sur la langue

est la goutte

et le mur d’une peau

s’irrite

une centaine de rêves à vif

mouillés

la patte jusqu’au genou

devient verte

étrange bleu

qui dissuade de s’envoler

*l’ibis déplié

 

 

tanuki

tanuki
tanuki

Il suffit d’en être sûr, la certitude d’avoir raison est suffisante,  privé de cet échappatoire, ce ne sont qu’automatismes qui annoncent la mort et la préfiguration du bagne des jours quand la chaine se fait de plus en plus longue et qu’elle pèse, chaque anneau le poids d’un superlatif , d’un conjonction autant dire une reconnaissance de dette alors qu’il y a dans la phrase à l’abri du législateur des explosifs sans détonateur, la puissance est détenue en soi comme un autre soi, l’imaginez quelqu’un qui courent après lui même et finisse par s’attraper, bâillonné livré à l’autorité supérieure avec moult courbette et assujettissement, j’allume la mèche, un bon saut haut et grivois est ce qu’il me faut, dans le vide et que je tombe de haut, sans fond, le temps d’inventer, de se frictionner au suspend de la mort. Il te suffit donc de sauter, ligotés dans la calvitie du squelette des petits renards furieux incitent au détournement et à la bravade, la panse replète et au passage, quelque soient les chemins que prennent les tourments, le saut, toujours le saut, une forme de marche. En sautant, le clapotis et une barque amènent l’image aux reflets des interstices par où il est possible de s’échapper et parce que le liant est aussi épais que le sang des canaux, sous la poussée qui se crée, qui pousse le vide vers l’indéfini, un espoir est un désespoir, le renard ou chien viverrin me dit qu’il faut s’empiffrer quand il n’y a rien, les jambes nient et rient. Tout pousse et concoure.  D’où qu’ils viennent et où que l’on se trouve, quoique l’on fasse, les trous sont les trous et sont si nombreux et les remous se repaissent des ilots qu’il est possible d’inventer. Je suis éveillé mais sans ruse quand je ne vois que du bout des doigts le plongeon, sur le bord de la langue le vertige et l’impulsion d’un double salto quand dans l’air je me mets à bander, et que le tanuki me tape dans le dos.

Tanuki
Tanuki

yeux et lèvre mordue

rentré rapidement dans la pièce, pas fait attention au vivant sur le lit. Lorsque je me penchais pour l’interpeler, je vis du sang séché dans ses lèvres, incongru, ses yeux regardaient avec attention un coin de la pièce, je l’appelais, approchais mes yeux des siens, agressivement pour les capter, détourner leur direction, je vis qu’ils étaient tournés vers l’intérieur  ou que les connections ne permettaient plus le voyage.

Pourtant ils étaient lumineux. 27839_119837484714592_6535945_n

talons silencieux

Non que j’y prête attention mais ses haut talons et sa frange noire m’ont quand même fait de l’effet

C’est dire qu’en fait j’y prête attention

J’ai même été surpris par son parfum, aigre, acre, sans rapport avec un plat de crevette, ou alors crues plutôt que cuites dans un bain d’épice

Elle a commencé à me parler, son regard est celui d’un bœuf, pas d’eau claire ni d’humidité verte d’un coin d’eau, comment s’y promener ?

Je déteste les métaphore, mais je pense vraiment à des galets mouillés,
ce n’est plus une métaphore

l’esprit est  lourd, je regarde la réalité et ne passe pas au travers de la couenne opaque
contourner par la métaphore, prendre un bain de pied frais quand ils sont agités par la répétition de la marche, mes chaussures redondantes sur le goudron, la poussière ou le carrelage

Je pense rêve ou havre aqueux, je me soulage
ah, une chose encore,
comme remplacer le pronom JE
mais par quoi, une dynamique,
un mot qui englobe le sujet dans l’objet
mieux une couleur, un écho dans le temps

Il faudra y penser, je la regarde passer sans broncher.

Talons
Talons