quand un banc n’a pas de sardines, un conte moderne

je ne savais pas du tout quoi écrire, le monde hurlait et les poissonniers s’entretuaient, moi j’étais assis sur le banc, chérissant un coin de soleil, le disputant aux instants d’égarement ou j’ai cru au 110 mètres haies et aux chevaux fatigués, je tenais tête et me lamentais sur l’absurdité de la vie, le gris progressait et allait s’emparer du coin de soleil quand le soleil s’est faché et m’a lâché un bout d’idée, c’était un drap blanc, éclatant comme la lumière entre les feuilles et les rayures des bagnards s’évanouirent, je couru en serrant mon idée qui gonflait et la laissait s’étendre, elle devint plus forte que la ville et en l’écrivant renvoya les suppôts du monde dans les limbes, je me retrouvais éclairé et le cœur au chaud, brisant même la nuit.

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