l’hyppocampes et les hétéronymes

Nageant dans le lait extatique, après quelques cinq jours accroché au sein maternel comme un naufragé à son épave,  encore verte des jeunes pousses, ce fut une secousse du destin, le chœur des oiseaux noirs imitèrent les cris des mouettes et poussèrent vers le large, loin de l’archipel, vers les creux de dix mètres, culminant à vingt-cinq et croisant les pétroliers qui croisaient, les cheminées fumantes s’en allant vers les îles au loin, les bouteilles à la mer retentissaient des derniers appels et les horizons bouches ouvertes happaient les arcs en ciels.

Les îles toutes musiques et les rocs souriant à l’aplomb, langues de feu dévalant les pistes noires jusqu’à trente cinq ou tout s’arrêta,

Fendant les flots comme au premiers temps de la navigation, digne rejeton d’Adam et puis d’Ève, comme la larve tisse sa chaloupe, écharpe d’art et mot de soubassement, comme un cachalot une charpente, légère au flot et dithyrambique, l’absurde allant comme un gant et le chapeau penchant de coté, lyrique comme la glace fondant aux cotes des Hébrides, l’œil lactaire, je rêvais d’aboucher sur les coraux.

Derrière l’armoire, je lisais grands ouverts les bouquins, me cachant des cauchemars et formant les caches d’images je retournais l’ hippocampe dans le sens des songes, l’imaginaire un berlingot sous la langue et comme une bulle de chewing gum,  dans un juron jetais l’ancre.

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