libre le chant

Attaché au mat ou couché dans la cale criant dans le noir comme l’effaré de Munch, ou dressé près du bastingage se confondant avec la poupe, un lot de corde lui faisant un tapis, question d’attitude quand souffle en tournoyant autours du mat gonflant la voile, débandée ou aspirant l’obscurité humide de la cale, vrombe cet envahissement cérébral et touchant à tous les pores faisant des nœuds dans les tripes, ce murmure siffle comme la bruyère sur la lande, grande houles calligraphique, la musique des sphères remontant de chez Hadès et le souffle tonne plus fort que le tambour d’une machine à laver ou les crins hérissés quand me touche le frisson de ta main, en spirale comme ébouriffé des vrilles ton nom se pare des hululements des sirènes, méandres labyrinthiques de la pensée, zèbres rendant fou le marin qui sautant par dessus  bord et dénoue les liens retords qui me retiennent noué au mat, enlacé à la poupe ne sautant pas comme Boutès mais confondu au murmure remontant de l’opaque, comme un bouchon de champagne la voix bouclée des muses débouche la clarté des pétillements de l’assoiffé qui assailli se laisse décoiffer de l’entrave, Toi qui me quimboise, fais sauter les clous des travées et du temps mécontent laisse s’inspirer à l’air, libre le chant.

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