rien ne m’oppose

la phrase parmi les vapeurs à la cuisine me revient avec les nouilles sorties de l’eau bouillante

my life stands as hell in a shell i can hear it breathe between your teeth

 

mon dernier soupir se fera à la lune,

courant je resterai quand même mourant, froissé, jeté le seau dans la salive à terre pour quelques orages, morgue, croyant, je ne respire plus, vos yeux en moi la pluie lave ce qui m »alourdit

 

mais je vois,  je suis l’océan le ciel et le nuage

dans mes artères mon eau est fumée est cristal, dans l’eau trouble je me lave les pieds dans la crasse je veux les îles, dans votre rire, votre regard votre oeil qui tombe

 

mais la droiture la faiblesse et le rêve un poème frissonnent de la dureté

rien ne m’oppose

 

 

je devrais être à terre quand je suis libéré rejoindre les déserts, la feuille que je ramasse, loin de la ferraille

partir, je ne rêve que de partir que mon corps lourd soit aile, ou fumée ou cristal

 

loin

loin

si loin de l’entrave

 

Michael Riley, cloud -flyblown

toute ma vie une bouteille à la mer, un galion y est gravé, vieille eau, depuis ce geste premier ou je fus jeté à la baille, braille et froide ou en pleurs, la mère seule et les tempêtes et les rejets, et les mépris et les erreurs,

l’amarre est défaite

planche de bois dans le courant je gonfle de l’eau

 

 

 

 

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