carnet des bords

poser la question qui se pose toute seule à soi, et puis dérouler l’interrogation et le rouleau d’écriture tente d’allonger le pas en trouvant des pistes

s’agit il de poésie ou de démarche poétique ? sans doute mais surtout je pense écriture du fragment et du mouvement

mouvement de la pensée qui découvre ses traces au fur qu’elle avance et écrit

car c’est une particularité de l’écriture, de s’inscrire en tant que question,

poésie sans doute

 

Bram van Velde – litho

quand se déroule les questions et que s’ouvre la vue, les paysage du vivre et du penser, peut être , la découverte questionante

comme un trait dans le dessin en train de se faire, cette fascination  que l’oeil affirme et impulse à la main et qui souvent est autant observation que formulation, les deux termes ne disant pas assez ce que c’est

que d’observer, laisser venir le monde à soi et forcer sa découverte, d’un seul tenant,

de l’indistinct questionner et lancer des lignes sur la feuille pour  s’y retrouver

et avancer

car de ligne en ligne, de dessin en dessin, de poème en poème l’homme se questionnant, ou ahuri de vivre,  progresse, mots qui s’oublient aussitôt mais sont un point d’appui qui à force comme à signifier et permettent l’avancée, non gratuite mais repérante

la pensée se forme, et comme forme , je pense à la photographie et au dessin exerce l’œil, défrichent l’abilité à parler et à dire, à être au seuil de cette impulsion ,

 

 

le texte dans ce cas se provoque et ne se veut en aucun cas définitif, il est dynamique de penser comme un pas en avant, de soi, vers le monde et dans le monde, tout procède de la possibilité de nommer et de contourner, cerner , sans que rien ne soit définitif ni certain

je privilégie l’allusion

la tentative, dans un langage qui se cherche et se découvre

procèderai autrement si je devait expliquer un état certain et didactique, , se refoulerai dans le passé et refoulerai la découverte et l’impulsion, mais le pourrai je encore, se serait convenu et pourQUOI  convenir

accepter la question indemne de la réponse – Guillevic dans "Paroi"

quand il est si essentiel et réaliste, au fond de procéder par ouverture de l’oeil et gestuellement écrire

la lecture de Marcel Jousse a été si forte, j’ai tellement aimé penser en musique plutôt que par accumulation et discours, la mathématique par affinité dans les moments de repli et de digestion, tentant de situer dans un espace celui du dire,

affiner ?

ou est-ce une prétention, un prétexte à ne pas accepter une réponse globale et préparée, sans doute, mais cela ne me prive pas d’être en éveil, de chercher,

dans ces textes en mouvement, l’écriture n’est pas seule en jeu, mais la démarche aussi amène, dans le texte se mêle la recherche la découverte et l’immiscion de ce qui commence à faire sens et que la question, sérendipité ou bien découverte de ce qui était couvert mais appelait

tel visage de michael Riley découvert depuis longtemps s’est mis à faire sens quand le texte s’est fait corps énonçant dans les mots, non formule mais énonciation, nécessitant de s’augmenter d’autres épaisseur du vécu, du vu et du su, si tant est que cela ait un sens,

le sens se découvre et s’installe s’acceptant dans le mouvement

la forme s’accepte non comme corps définitif et se voulant tel mais assumant sa dimension de fragment, ouvrant autant qu’elle n’atteint,

suscitant l’image autant qu’elle ne parvient à dire, essaie t ‘elle ou bien sa volonté d’être au bord est elle plus forte que son envie de se reconnaitre

elle procède par avancée dans un temps qui est de devenir comme un carnet qui s’enffeuille

 

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6 réflexions sur “carnet des bords”

  1. Cerner "l’indicible" au sein d’un ressenti… au fil des mots ou au gré du crayon… de la couleur… me paraît insurmontable… en terme d’échange et de communication… mais aujourd’hui, alors que jamais personne n’avait encore songé à me souhaiter la sainte Marie… mes quatre "très proches" y ont pensé… un jour advient… Alors surgit le trait de crayon, la couleur ou le mot…

    1. bonne sainte Marie Marie ! j’avoue que je ne suis pas le calendrier de très près ! j’espère que tu vas bien ou mieux ,
      pour le reste l’indicible ou ce qui transparait est justement ce qui m’intéresse même dans le dicible , comme quoi !

      1. Quoi quoi… à l’orée de l’âme… subsiste… La musique des mots qui nos relient, inéluctablemet au szin de notre vv

  2. Les fautes de frappe enchaînent tous les maux… subsiste alors la parole ??? Celle qui nous caractérise

  3. oui cela subsiste et évolue , j’ai écris cela en voulant dire probablement que cela continuait , sous des formes qui évoluent , correspondent à des moments différents, des impulsion , des désirs, des troubles , des interrogations, pour moi qui ne croit pas à la perfection ni a un canon de beauté , écrire c’est sans doute cela , rester à flot et pagayer, tenter de comprendre, avoir le sentiment de créer, d’avancer, de mettre en mouvement tout ce que mon esprit envisage, sans prétendre faire autre chose que cela ni montrer un visage érudit, etc.
    parfois comme ce soir je voudrais raconter une histoire à mi-voix en toute douceur, que sais je demain , j’aurai envie …
    et puis à lire des auteurs avec lesquels je me sens bien , suivre ces traces et me poser moins de questions , mais quand la vie est inconfortable … l’écriture s’en ressent ,
    alors continue à écrire, et bonne soirée ,
    amitié
    L

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