comme une voile noire elle recouvre ce trop plein d’espérance comme on se couvre les yeux des veines de sa peau un geste dit pouce au soleil, douce connivence la lumière ombrage le corps, l’étoffe habille du désir c’est cet enflammement que tempère la caresse sari de soie contre la cotonnade les yeux rebroussent laLire la suite « Gisement à surgir »
Archives journalières : avril 21, 2009
passage
déterrer l’air et engager la clarté dans le vif de l’obscurité, pourquoi mon geste ne t’atteint il pas, pourquoi nos deux souffles ne s’envahissent ils pas, pourquoi nos deux peaux ne s’embrasent elles pas, où là dans la pâte et la déchirure de la branche, la poésie, souffle du lien, retient elle la distance etLire la suite « passage »
ANANDA DEVI
EAUX TROUBLES À ma mère I Je te vois comme un hiver, comme du givre; transparente, brûlante, transpercée de lumières; glacée, glaçante, cassable. Tout cela à la fois. Je te vois comme une source dont on ne soupçonne ni l’ampleur ni la violence. Aujourd’hui, mes mains plongeant dans ton être, dans ta matière, ont froid.Lire la suite « ANANDA DEVI »
ANANDA DEVI
EAUX TROUBLES À ma mère I Je te vois comme un hiver, comme du givre; transparente, brûlante, transpercée de lumières; glacée, glaçante, cassable. Tout cela à la fois.Je te vois comme une source dont on ne soupçonne ni l’ampleur ni la violence. Aujourd’hui, mes mains plongeant dans ton être, dans ta matière, ont froid. PuisLire la suite « ANANDA DEVI »