la traduction ramène à la langue du lecteur au lieu de faire visiter la langue de l’autre , la vraie, celle de l’espace unique qu’elle ouvre. Ce serait et c’est parfois un sublime effort poétique que d’augmenter la langue de l’espace de l’autre .


© Chillida, oeuvre gravé, Maeght/

texte de Jorge Guillen, “mas alla”; Aire nuestro

© L S euca6 2007

conférence de clôture du cycle VOIR OU ENTENDRE par Renaud Ego (Une légende des yeux) organisée à la Galerie LA NON-MAISON , 22, rue Pavillon – 13100 Aix-en-Provence

merci à Nathalie Riéra et Angèle Paoli d’en avoir parlé ,

je semble me reconnaitre dans la pensée de renaud Ego , l’écrivain poète essayiste qui collabore à la “pensée de Midi” désire comprendre le regard, la vision, les apparences du monde, :

“Par nos yeux, plus que par tout autre sens, le monde entre en nous qui sommes en lui ; nos yeux nous mettent au monde, à l’instant où ils nous emplissent de lui, et nous voilà bientôt sans plus de limite, moins enveloppés de notre peau qu’exposés à l’échange incessant que suscite notre être poreux.”

oui il semble que cette pensée me soit proche , de plus il va par le monde à la rencontre des arts des hommes, signes ; mais c’est le terme de pensée qui me dérange , car par la pensée, à moins qu’elle ne soit “poétique” en elle même, l’homme plutôt que de se laisser être poreux , tente de s’emparer du monde , pour moi la peinture et la poésie tels que je les conçois laissent le monde être dans sa propre langue, la suscitant et en s’en augmentant.

Sa pensée avec celle de Henri Maldiney est cependant une des plus proche à ce # près .